Startups : qui a eu de l'écho sur le web en Nouvelle-Aquitaine en 2020 ?

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La startup bordelaise Firstlink, spécialisée dans la data intelligence, a cartographié le bruit numérique autour des startups et de la French Tech en Nouvelle-Aquitaine en 2020.
La startup bordelaise Firstlink, spécialisée dans la data intelligence, a cartographié le bruit numérique autour des startups et de la French Tech en Nouvelle-Aquitaine en 2020. (Crédits : Firstlink)
Spécialisée dans la collecte et l'analyse des données publiées sur internet, la startup bordelaise First Link a scruté pour La Tribune le champ sémantique des startups et de l'innovation en Nouvelle-Aquitaine tout au long de l'année 2020. Il en ressort une cartographie des acteurs et des enjeux prépondérants sur le web et les réseaux sociaux.

Quels sont les acteurs publics et privés de Nouvelle-Aquitaine qui ont fait le plus de bruit dans le champ des startups et de l'innovation en 2020 ? Après avoir exploré l'univers de l'aéronautique puis de l'économie sociale et solidaire, First Link, spécialiste de la data intelligence (lire l'encadre plus bas), a scruté pour La Tribune l'écosystème régional des startups en analysant finement les sites web, les réseaux sociaux, forums, concurrents, partenaires, blogs avec une série de mots-clés du champ lexical de l'écosystème des startups. "Il s'agit d'un prisme d'analyse qui se concentre sur l'activité des acteurs sur le web et ne reflète pas nécessairement la totalité des interactions et des enjeux entre les acteurs", prévient toutefois Nataniel Bahs, le cofondateur et CEO de First Link.

  • Quels sont les thématiques dans le champ des startups qui ont eu le plus d'écho sur le web l'an dernier dans la région ?

 L'empreinte numérique de l'écosystème des startups régionales est marqué des discours sur le développement économique, le rôle des institutions et le secteur de l'e-santé, traditionnellement dynamique dans la région. C'est aussi un secteur qui recrute avec une forte présence des offres d'emplois en ligne. Outre les startups de la e-santé, le bruit numérique laisse aussi une belle place aux acteurs de l'open source et des logiciels libres, de l'intelligence artificielle ainsi que les startups engagées dans des démarches environnementales et éco-responsables. Enfin, le sujet des levées de fonds est également très présent tiré par quelques grosses levées signées en 2020 par Tehtris (20 millions d'euros) mais surtout par Mirakl (255 million d'euros), qui dispose d'un gros bureau à Bordeaux.

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  • Quels sont les acteurs qui se démarquent dans ce bruit numérique ?

On retrouve évidemment la French Tech Bordeaux, qui joue un rôle central de coordinateur à l'échelle bordelaise et régionale, et la plupart des incubateurs de startups de la scène bordelaise avec notamment Technowest et 1kubator mais aussi La Ruche qui se démarquent particulièrement par leur présence en ligne. Parmi les startups les plus bruyantes sur le web, on trouve Numii/AIO, OVH, SpotyRide, Panga, Blue Valet et Synapse Medicine.

First Link startups

>> Cliquez ici ou sur l'image pour l'afficher en plein écran (crédits : First Link)

  • Quels enseignements peut-on en tirer ?

Les startups régionales et l'écosystème qui les entoure sont très dynamiques sur le web et les réseaux sociaux et l'effet de prisme déformant du web joue à plein dans ce secteur. "Il faut garder un regard critique sur l'univers des startups tant sur la différence parfois très importante entre le réel et l'image projeté sur le web que sur la logique de la levée de fonds", met en garde Nataniel Bahs, qui précise : "l'empreinte numérique des startups est particulièrement volatile et se périme très vite. Les levées de fonds font beaucoup de bruit sur le moment mais s'il n'y a pas de modèle économique pérenne quand l'argent est dépensé, c'est terminé et le bruit numérique passe à autre chose !" Enfin, plusieurs startups bordelaises sont bien identifiées et références dans les annuaires européens de startups et disposent ainsi d'une bonne visibilité.

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Qu'est-ce que la data intelligence ?

Créée en 2015 par Nataniel Bahs et Kellie Debien, First Link compte 11 collaborateurs, dont 4 CDI, installés à Bordeaux et Londres. Son chiffre d'affaires de quelques centaines de milliers d'euros a doublé en 2020 et espère garder ce rythme en 2021. Parmi sa clientèle, majoritairement française, figurent des grands comptes (Legrand, Bayer, NGE, Axa), des institutions (CCI France International, des ministères et collectivités locales, etc.) et des entreprises locales (Ceva Santé Animale, Jane de Boy ou encore l'agence Otta). "La data intelligence c'est notre capacité à extraire, visualiser, analyser, contextualiser des données pour aider nos clients à comprendre leur écosystème numérique afin de prendre de meilleures décisions en matière de positionnement marketing et de stratégie commerciale. En clair, on leur permet de savoir où ils se situent sur leur marché et à qui ils doivent s'adresser, comment et avec quel vocabulaire", résume Nataniel Bahs, qui vise le statut de jeune entreprise innovante en 2021.

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