Le port de Bordeaux (GPMB) recherche son second souffle dans l'hydrogène

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Philippe Dorthe, Alain Rousset et Exequiel Cano Lanza au fond de la forme de radoub numéro un.
Philippe Dorthe, Alain Rousset et Exequiel Cano Lanza au fond de la forme de radoub numéro un. (Crédits : Reuters)
Le président de la Région, Alain Rousset, a rencontré Philippe Dorthe et Jean-Frédéric Laurent, dirigeants du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) pour parler développement portuaire des Bassins à flot. Avec en ligne de mire l'implantation de l'entreprise Clyd et des opérations de changement des moteurs fioul pour une propulsion à l'hydrogène.

Ce vendredi 20 novembre, Alain Rousset, président (PS) de la Région Nouvelle-Aquitaine, s'est rendu aux Bassins à flot, quartier Bacalan à Bordeaux, et plus précisément à la forme de radoub numéro un, à l'invitation de Philippe Dorthe, président du conseil de surveillance du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB), mais aussi conseiller départemental de la Gironde et conseiller régional (PS) de Nouvelle-Aquitaine, grand défenseur et promoteur du quartier de Bacalan et de sa zone portuaire centenaire.

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C'est ainsi qu'Alain Rousset s'est retrouvé en compagnie de Philippe Dorthe, de Jean-Frédéric Laurent, directeur général du GPMB, et de l'architecte naval Exequiel Cano Lanza, dirigeant du groupe Clyd (Cano Lanza Yacht Design), à Arcachon, spécialiste en opération de refit (maintenance/restauration navale). La Région est très intéressée par la décision du GPMB de développer un Pôle naval de Garonne, pour mettre en avant les compétences techniques, les équipements, et les fonciers du port autour de la filière navale.

L'Ice Angel, un yacht de 60 mètres

Dans ce cadre, l'idée de développer un pôle technique spécifique dédié au retrofit, c'est-à-dire au changement de moteurs des bateaux, pour passer d'une propulsion polluante au fioul à l'hydrogène, est à l'étude. Et la Région Nouvelle-Aquitaine, avec sa feuille de route Neo Terra, est précisément dans cette trajectoire de transformation énergétique écologique.

Yacht Port de Bordeaux

L'Ice Angel, à Bordeaux (crédits : Agence Appa)

En se rendant sur la forme de radoub numéro un, où l'Ice Angel, un yacht de 60 mètres, a été mis en cale sèche pour évaluer le coût de la réparation de son étrave, abimée par un accrochage, les responsables ont également salué la relance des travaux de refit voulus par la nouvelle direction du port. L'Ice Angel est ainsi le deuxième yacht a venir en cale sèche aux Bassins à flot, avec le Yersin, qui vient de quitter Bordeaux.

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Le marché de Clyd aux Bassins à flot est européen du nord

Le début d'une nouvelle activité, qui doit dynamiser le quartier des Bassins à flot, où le président de la Région a estimé que l'on avait construit sans trop se poser de questions, les immeubles étant selon lui incompatibles avec cette zone portuaire qui devrait accueillir petites maisons et ateliers. Il y a cependant encore des réserves foncières à proximité immédiate des formes de radoub une et deux où le groupe Clyd devrait implanter d'ici l'an prochain un chantier naval de refit en sous-traitance pour de grands donneurs d'ordres.

Exquiel Cano Lanza a ainsi estimé qu'il existe 70 bateaux en Europe du Nord susceptibles de faire réaliser ce type de travaux et qu'avec 10 % de ce marché Clyd pourrait décoller. Le GPMB présentera son projet de Pôle naval Garonne en janvier 2021, ce qui devrait enclencher un nouveau virage énergétique qui prendre encore du temps avant d'atteindre la maturité voulue côté hydrogène. Ce qui va laisser de la place pour la propulsion électrique en attendant.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2020 à 17:29 :
L'état dans lequel est le port de Bordeaux comme Bayonne d'ailleurs et tous les ports français, il s'agit plutôt du dernier souffle. Combien de dirigeants, conseillers, élus, etc touchent des subsides de ces entités à l'agonie depuis des lustres, maintenues à flot par les deniers publics ?

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