Le Yersin au Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) dont l’activité n’a pas cessée

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Yacht utilisé dans les explorations scientifiques, le Yersin vient d'arriver à Bordeaux pour trois mois de travaux aux Bassins à flot.
Yacht utilisé dans les explorations scientifiques, le Yersin vient d'arriver à Bordeaux pour trois mois de travaux aux Bassins à flot. (Crédits : Thierry Ameller)
Il a plié mais pas encore rompu. Miné par une crise de plusieurs années et en phase de relance depuis un an, le Grand port maritime de Bordeaux a été rattrapé par la pandémie de coronavirus. Malgré le confinement, le GPMB a continué de fonctionner et sont trafic de céréales a explosé. Un premier yacht, le Yersin, vient même d'y poser l'ancre pour une rénovation. Pourtant la plateforme portuaire bordelaise reste des plus fragiles et attend que le gouvernement s'engage dans sa relance.

L'arrivée ce lundi 18 mai en fin de journée du paquebot Yersin au cœur historique du port de Bordeaux est un symbole. Alors que les dirigeants du Grand port maritime de Bordeaux commencent tout juste à distinguer le bout du long tunnel du confinement provoqué par le coronavirus, le Yersin, qui arrive des Antilles, semble taillé pour ce nouveau « monde d'après » dans lequel nous ne finissons plus d'entrer.

"C'est un yacht affrété pour les missions d'explorations scientifiques et les croisières dans l'Antarctique. Il va escaler une dizaine de jours dans le centre de Bordeaux, ponton Ariane, rive gauche, dans l'axe du cours de la Martinique, avant de rejoindre les Bassins à flot", se réjouit Philippe Dorthe, président du conseil de surveillance du GPMB.

Lire aussi : Philippe Dorthe le patron du port de Bordeaux (GPMB) voit l'avenir en rose

L'arrivée du Yersin est d'autant plus importante qu'elle incarne la nouvelle politique portuaire développée dans le quartier de Bacalan. Une stratégie défendue bec et ongles depuis des années par Philippe Dorthe, alors élu cantonal et régional, qui est resté le farouche partisan du maintien d'une activité économique aux Bassins à flot. Aujourd'hui ce pôle maritime industriel du XIXe siècle, composé de deux bassins et deux formes de radoub, relié à la Garonne par une écluse commandée par un pont tournant, s'est transformé en un nouveau quartier d'habitation de Bordeaux, tout en maintenant une activité navale de restauration et...

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Commentaires
a écrit le 25/05/2020 à 20:07 :
Le port de Bordeaux ne peut se developper que si l'arriere-pays est en croissance, industrielle. Il n'y a malheureusement pas pas d'activite, ni de structure industrielle dans l'arriere-pays. Toulouse est plutot tourne vers l'aeronautique, les autres departement sont plutot agricole, quel avenir pour Bordeaux ?
a écrit le 25/05/2020 à 11:52 :
Ça manque de vision tout cela, il faut avancer vers le transport à voile et devenir le précurseur de ce moyen de transport, certes c'est un pari mais facebook, apple, google et mricrosoft n'ont été que cela à la base, des paris gagnés tandis que l'économie traditionnelle moyenageuse n'a rien vu arriver et même maintenant à peine capable de courir après. Tiens d'ailleurs un port 100% à voile pourrait en intéresser au moins deux ou trois, même seulement pour leur image. Par ailleurs Bordeaux est une belle ville, tout ces vieux machins polluants n'y ont plus leur place.

Ce n'est pas en n'écoutant que les conseillers économiques habituels, ceux repus à se tromper et se répéter sans cesse, que l'on pourra avancer, on se demande bien ce qu'il vous faut comme preuves, à moins que la raison soit encore une fois dans cette maudite corruption.

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