Book Eco 2020 : dans l’usine du futur, hommes et robots condamnés à s’entendre

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De gauche à droite : Francis Wilsius, Eric Lespinasse, Gaël Lavaud, Christophe Chartier, Vinca Bigo et Pierre Cheminade.
De gauche à droite : Francis Wilsius, Eric Lespinasse, Gaël Lavaud, Christophe Chartier, Vinca Bigo et Pierre Cheminade. (Crédits : Agence Appa/Eric Barrière)
Les intervenants de la table ronde organisée lors de la présentation du Book Eco 2020 et consacrée à l’usine du futur sont, sans se concerter, tombés d’accord avec le président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, pour dire que les robots ne remplaceront pas les hommes dans l’usine du futur.

L'édition 2020 du Book Eco Nouvelle-Aquitaine, conçue et éditée par La Tribune en partenariat avec Kedge Business School et la Région Nouvelle-Aquitaine, en collaboration avec le cabinet Altarès, qui recense 3.200 entreprises classées par chiffre d'affaires, avec noms du secteur d'activité, du dirigeant et contacts téléphoniques (154 pages/ 19,50 €), a été présentée ce mardi 21 janvier à la Grande poste de Bordeaux.

La soirée, animée par Pierre Cheminade, rédacteur en chef adjoint de La Tribune, à Bordeaux, était centrée sur une table ronde intitulée : « Industrie du futur en Nouvelle-Aquitaine où en est-on ? ». Cette soirée a également été l'occasion de découvrir le nouveau portail Internet développé par la Région pour les entreprises et d'assister à la remise des prix de l'ETI remarquable et de la PMI remarquable.

L'usine du futur, c'est plus de productivité

La soirée a été lancée par Cendrine Martinez, directrice générale déléguée de La Tribune, et Alain Rousset, président (PS) du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Dans son intervention, ce dernier a rappelé que la Nouvelle-Aquitaine est une terre de l'usine du futur (aussi baptisée usine 4.0) et que c'est d'autant plus important "qu'aujourd'hui nous avons besoin de voir des usines, à Aire-sur-l'Adour (sud des Landes -NDLR) comme en Creuse (nord de la région-NDLR) car l'usine est une communauté humaine, qui permet de lutter contre la déqualification, la déprise et cette idée que tout va mal", a éclairé le patron de la Région.

Alain Rousset a ensuite souligné que c'est en Aquitaine qu'a été inventée l'usine du futur, lors de la reconstruction du siège de Turbomeca, à Bordes (Béarn/Pyrénées-Atlantiques), rebaptisée depuis Safran Helicopter Engines (Moteurs d'Hélicoptères Safran). Cette mutation a notamment permis de multiplier la productivité par deux chez ce leader mondial de la conception et fabrication de moteurs d'hélicoptères, et c'est lors de ce rappel historique qu'Alain Rousset a donné le ton de la soirée.

"Je n'ai jamais rencontré un seul chef d'entreprise qui considère que l'essentiel dans l'usine ce soit la technique, la technologie. Ils sont au contraire tous conscients que ce sont les aspects humains qui priment", a ainsi tranché Alain Rousset.

Book Eco 2020 Alain Rousset

Alain Rousset président de Nouvelle-Aquitaine (Agence Appa/Eric Barrière)

Industrie du futur : où en est-on ?

Le président de la Région s'est ensuite félicité que cette usine du futur née dans l'ex-Aquitaine soit devenue « la politique industrielle du pays », tout en mettant en avant l'importance des entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans la région. La première de France à s'être dotée d'un Club des ETI.

La table ronde « Industrie du futur en Nouvelle-Aquitaine où en est-on ? » a rassemblé quatre intervenants : Vinca Bigo, professeure associée de genre, d'éthique et de leadership à Kedge Business School, titulaire d'un doctorat de l'université de Cambridge ; Christophe Chartier, fondateur et PDG d'Immersion ; Gaël Lavaud, fondateur et dirigeant de Gazelle Tech ; Eric Lespinasse, vice-président des opérations industrielles à Lectra, en charge des achats, de la qualité, de la fabrication et de la chaine d'approvisionnement (supply chain) du site du groupe à Cestas (Gironde), ainsi que de la logistique de 32 filiales à l'étranger, et Francis Wilsius, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine délégué à la restructuration économique, ancien salarié de Ford Aquitaine Industries.

Book Eco 2020 Public

Le public est venu nombreux suivre cette soirée Book Eco 2020 (Agence Appa/Eric Barrière)

Des robots qui connaissent leur job

C'est Eric Lespinasse qui a ouvert cette table ronde en mettant la focale sur le site Lectra de Cestas où le groupe, leader mondial des systèmes de découpe pour matériaux souples (cuir, tissus...), concentre le cœur de son activité : recherche et développement, production, show-room international. Comme l'a précisé Eric Lespinasse, Lectra est le numéro un mondial des airbags mais aussi de la mode et s'impose aussi comme un acteur international sur le marché de l'ameublement.

"A Lectra, nous développons des produits qui sont vendus aux clients mais aussi des solutions industrielles 4.0 qui sont mises en place dans l'usine. Ce sont ainsi des robots qui transfèrent les pièces les plus simples de la zone de production à la zone de stockage. Nous avons développé ces robots en partenariat avec d'autres entreprises. Ils sont équipés de capteurs et de scanneurs qui leur permettent de se déplacer dans l'usine, ce qui permet aux opérateurs de se consacrer à la vraie valeur ajoutée, avec les pièces complexes, qu'il s'agisse par exemple de moteurs ou de châssis", relève Eric Lespinasse.

Book Eco 2020 Eric Lespinasse Lectra

Eric Lespinasse/Lectra (Agence Appa/Eric Barrière)

Pas toujours facile d'automatiser

A ce transport robotisé s'ajoute une automatisation dans le domaine des approvisionnements simples. Comme l'explique Eric Lespinasse dans ce cas ce sont les balances qui prennent les décisions d'approvisionner.

"La balance va se demander quel est le poids aujourd'hui et le comparer avec celui d'il y a quinze jours. La différence tient à la quantité de pièces qui ont été consommées, ce qui va la conduire à passer une nouvelle commande", dévoile Eric Lespinasse.

La tâche devient plus complexe quand il s'agit de préparer les kits très fournis prévus pour assurer la maintenance machine dans les 32 filiales du groupe. Le remplissage de ces kits génère des erreurs et il est encore difficile de corriger ces dernières, même en vérifiant cette opération avec une caméra. "On ne lâche rien, souligne Eric Lespinasse, même si ça n'a pas encore fonctionné".

Christophe Chartier est un authentique self made man, un autodidacte qui a réussi à s'imposer dans un secteur ancien d'abord fortement conceptuel et désormais ultra technologique, celui de la réalité virtuelle, ramifié en réalité augmentée ou encore mixte.

Book Eco 2020 Gaël Lavaud et Christophe Chartier

Gaël Lavaud (Gazelle Tech) et Christophe Chartier (Immersion) devant une démonstration de réalité augmentée à Renault Trucks par Immersion (Agence Appa/Eric Barrière).

Pourquoi l'aide de la réalité virtuelle est précieuse

Cofondateur et dirigeant de la société Immersion, créée en 1994 à Bordeaux, Christophe Chartier évolue de plain-pied dans l'usine du futur.

"La réalité virtuelle ne doit pas être limitée aux casques à bas coût développés par Zuckerberg (fondateur de Facebook -NDLR) et baptisés Oculus. Les casques de réalité virtuelle posent de gros problèmes de communication car ils isolent. Développer la réalité virtuelle ou mixte ne se résume pas à la mise au point d'un casque mais au développement de technologies au service de l'Homme", a commencé par prévenir le dirigeant.

Puis Christophe Chartier est revenu sur un de ses clients les plus anciens : Renault Trucks (groupe AB Volvo).

"Nous travaillons avec Renault Trucks depuis 1998. Nous avons ramené du numérique dans l'usine pour optimiser le contrôle qualité à Renault Trucks, où quasiment aucun des moteurs fabriqués n'est identique à un autre. Dans ce contexte, quand ils sont fatigués les opérateurs ont vite fait de commettre des erreurs. Implanter des technologies à base de réalité virtuelle ou de réalité augmentéei mplique de les écouter très attentivement, avec bienveillance. Parce qu'il est vital, pour que le changement puisse fonctionner, que les opérateurs s'approprient la technologie", analyse le PDG.

Une plateforme collaborative pour travailler à plusieurs

Cette nécessité recoupe géométriquement l'autre préoccupation de Christophe Chartier, qui consiste à développer des systèmes virtuels capables d'amplifier la communication entre les utilisateurs et d'annuler l'effet potentiellement isolant des casques virtuels. C'est à cette fin qu'Immersion a commencé à développer au début des années 2000, à la demande de l'Union européenne, un système collaboratif d'accompagnement de la prise de décision en situation de crise, qu'il s'agisse d'attentats ou de catastrophe naturelle par exemple.

Lire aussi : Immersion : la réalité virtuelle de Martillac à Singapour

Immersion s'est alors lancé dans le développement d'une plateforme logicielle permettant à des intervenants séparés de se retrouver dans les plus brefs délais autour d'un bureau virtuel, avec la capacité d'y travailler en commun, via des prises de paroles mais aussi l'échange de documents numériques en temps réel, etc. C'est ainsi qu'est né Shariiing, dont la nouvelle version a été finalisée l'an dernier.

Fondateur de la startup bordelaise Gazelle Tech, Gaël Lavaud décline l'usine du futur dans un mode que l'on pourrait qualifier de low tech : c'est-à-dire une approche technologique à basse intensité, qui constitue le substrat innovant de la démarche.

Book Eco 2020 Gazelle Tech

Le prototype de voiture de Gazelle Tech (Agence Appa/Eric Barrière)

Réduire la consommation d'énergie des véhicules

Low tech ne veut pas dire de mauvaise qualité et les voitures de Gazelle Tech promettent de changer la donne grâce à l'usage massif de matériaux composites, à la fois solides et légers.

"Fin 2019, Gazelle Tech s'est vu décerner le Prix de l'innovation durable à la COP 25, à Madrid, ce qui est une reconnaissance internationale du travail que nous avons fait jusqu'ici. Alors que nous sommes une petite équipe de 10 personnes", a détaillé Gaël Lavaud.

La voiture de Gazelle Tech est un véhicule en kit dont le châssis se monte en une heure, selon son concepteur, qui doit permettre une production locale, au plus près des consommateurs.

"Trois quart de la consommation en énergie d'un véhicule c'est son poids. Actuellement une voiture pèse en moyenne 1,3 tonne et elle sert à déplacer une personne de 80 kilos. Partant de là nous nous sommes demandé comment continuer à se déplacer en sécurité en réduisant le poids du véhicule, ce qui nous a conduit à développer une carrosserie autoporteuse en matériaux composites", expose le chef d'entreprise.

La réponse donnée, qui reste à homologuer, se présente sous la forme d'une voiture de 650 kilos, consommant 3 litres de carburant aux 100 kilomètres dans sa version essence, prévue pour les marchés émergents. La version électrique calibrée pour le marché européen disposera d'une autonomie de 180 kilomètres.

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Gaël Lavaud, Christophe Chartier et Vinca Bigo face à l'intérieur de la Gazelle (Agence Appa/Eric Barrière).

Quand la puissance de calcul change tout

Pour concevoir et développer son prototype, l'équipe bordelaise de Gazelle Tech a fait appel à la réalité virtuelle, à la simulation numérique. Transfuge du service de recherche et développement de Renault, passé ensuite chez Goupil, fabricant lot-et-garonnais de petits véhicules industriels électriques, racheté depuis par une firme américaine, Gaël Lavaud n'est pas un débutant.

"Nous mobilisons de la puissance de calcul pour simuler les crashs tests de notre prototype. Nous pouvons le faire grâce à notre partenariat avec ESI Groupe (spécialisé dans le prototypage virtuel -NDLR), ce qui nous permet d'utiliser les mêmes outils de calcul que chez Renault. Nous  abordons la phase des dernières mises au point et nous avons pu, grâce à la simulation, « dérisquer » 95 % de notre homologation. Même si à la fin c'est vrai, il faudra un vrai crash test du prototype", sourit Gaël Lavaud.

Grâce à son travail sur le poids des véhicules et au montage en kit, Gazelle Tech peut expédier cinq voitures démontées dans un container (de 20 pieds) contre deux voitures traditionnelles.

Veiller à ne pas alourdir "la pression morale"

Avant d'être conseiller régional, Francis Wilsius a travaillé pendant près de 40 ans chez Ford Aquitaine Industries, à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole). Et cet ex-leader syndicaliste a mis tout le monde à l'aise.

Book Eco 2020 Francis Wilsius

Francis Wilsius, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine (Agence Appa/Eric Barrière)

"Pendant ma carrière j'ai pu voir des robots tels que vous les avez présentés, a-t-il tout d'abord noté en regardant Eric Lespinasse. Ces investissements dans les technologies de l'usine du futur, a-t-il poursuivi, nous en avons besoin pour rester compétitifs. Mais si l'on va trop loin, ni l'humain ni le territoire ne sont plus pris en compte. D'autre part, a développé le conseiller régional, si aujourd'hui les salariés n'ont plus à porter les mêmes charges qu'auparavant, qu'ils sont débarrassés de cette contrainte physique, ils subissent une pression morale bien plus élevée, parce qu'avec la technologie on peut les surveiller en continu, pour vérifier leur productivité. Autrement-dit on a déplacé le problème, car l'objectif final c'est le résultat financier" a tenu à démystifier Francis Wilsisus.

Entreprises libérées : attention au "freedom washing"

Rebondissant à sa manière sur l'intervention de Francis Wilsius, Vinca Bigo a introduit dans ce débat sur l'usine du futur le concept "des entreprises libérées, qui surperforment". Cette nouvelle philosophie a notamment été popularisée par le charismatique Jean-François Zobrist, ex-dirigeant de la fonderie Favi, à Hallencourt (Somme), où il a boosté les résultats de son usine en rendant aux ouvriers leur autonomie de décision.

Book Eco 2020 Vinca Bigo

Vinca Bigo, professeure associée de genre, d'éthique et de leadership à Kedge Business School, titulaire d'un doctorat de l'université de Cambridge (Agence Appa/ Eric Barrière).

Vinca Bigo a rappelé que la France était "un peu précurseure" dans ce domaine et souligné que de grands groupes comme Airbus ont développés cette approche. Elle a tout de même prévenu que cet impact positif des entreprises libérées pousse à faire "du freedom washing, en copiant sur un modèle" alors qu'il n'en existe pas vraiment.

"Il est difficile de convaincre les salariés que l'on va leur donner de la liberté, il ne faut pas tricher, il faut s'engager", a prévenu Vinca Bigo.

La technologie, qui accroît les capacités de contrôle, n'est pas forcément un obstacle.

"C'est ambivalent. Dans les entreprises à forte technologie ont peut surveiller tout le monde, ce qui n'empêche pas de poser la question de l'épanouissement personnel puisque justement c'est ce que recherchent les jeunes générations au travail. Je suis également professeur de yoga et je parle de la question du corps à mes étudiants dans mes cours sur le leadership. C'est devenu un sujet important" a éclairé la professeure de Kedge Business School.

Tesla a renoncé à robotiser une chaîne de fabrication

De son côté Eric Lespinasse a analysé l'impact du changement au quotidien.

"Quand un robot assure une tâche pénible, que le salarié n'a pas perdu son travail et qu'il peut faire quelque chose de plus intéressant, ça se passe bien. Sil l'on faisait l'inverse, remplacer l'homme par le robot pour gagner uniquement en rentabilité ce serait différent. Et si nous étions en crise, ce serait encore autre chose. Pour que l'usine 4.0 fonctionne il faut avoir une cohérence technologique et commerciale : si la rentabilité n'est pas là alors on ne fait pas », a décrypté le vice-président des opérations industrielles de Lectra.

L'idée que les robots soient voués à remplacer les hommes dans le cadre de l'usine du futur n'a vraiment été défendue par aucun des intervenants. Si l'automatisation et les robots peuvent rendre de précieux services, Gaël Lavaud a illustré la nature des enjeux d'aujourd'hui, rappelant que le constructeur automobile Tesla a échoué à robotiser toute une chaîne de fabrication, "parce que les robots ne peuvent pas être aussi complexes qu'un être humain".

La plasticité du cerveau des hommes n'est pas prête d'être égalée par un algorithme et l'usine du futur doit en tenir compte.

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Deux entreprises lauréates

  • Prix de l'ETI remarquable : POTEZ AERONAUTIQUE

Antoine Potez Alain Rousset

Antoine Potez et Alain Rousset (crédits : Agence APPA)

Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a remis à Antoine Potez, directeur général de Potez Aéronautique, le prix de l'ETI remarquable. Installé à Aire-sur-l'Adour, dans les Landes et créé au début du 20e siècle par Henri Potez, cet équipementier aéronautique s'appuie sur une solide et prestigieuse histoire familiale dans le domaine de l'aviation. Mais, résolument tournée vers l'avenir, elle affiche 500 salariés et 40 M€ de chiffre d'affaires et vient de renouveler un contrat cadre de cinq ans et d'une centaine de millions d'euros avec Northrop Grumman pour la fourniture d'empennages. Potez Aéronautique a aussi fait l'acquisition l'an dernier de l'entreprise Aerofonctions, spécialisée dans les matériaux composites qui compte soixante salariés dans le Lot. Membre du programme usine du futur de la Région Nouvelle-Aquitaine, Potez Aéronautique, qui compte aussi une implantation à Séville (Espagne), travaille également avec l'entreprise américaine Aerion sur l'appareil AS2 présenté comme le premier jet d'affaires supersonique. Pour mener tous ces projets de front, l'équipementier landais prévoit de recruter plus de 70 personnes en 2020.

  • Prix de la PMI remarquable : LUXOR LIGHTING

Patrick Scholz Christophe Mouysset

Patrick Scholz et Christophe Mouysset (Agence APPA).

Christophe Mouysset, directeur des relations entreprises de Kedge Business School, a remis à Patrick Scholz, le PDG de Luxor Lighting, le prix de la PMI remarquable. Ce fabricant fournit des éclairages et dispositifs de signalisation intégrant la technologie Led à plusieurs grands constructeurs (Renault, PSA, Volvo et Wolkswagen) et grands équipementiers automobiles (Valeo et Faurecia notamment). Basé à Angoulême, en Charente, Luxor Lighting emploie 125 salariés. Créée en 1919, cette PME a débuté par la fourniture de phares à vélo avant de se tourner vers les mobylettes, scooters, motos puis voitures et véhicules électriques aujourd'hui. Arrivé dans l'entreprise en 2011, Patrick Scholz l'a racheté en 2015 avant d'en redresser l'activité de manière spectaculaire. De 11 M€ en 2015, le chiffre d'affaires est passé à 17 M€ en 2018 et vise 25 M€ d'ici à 2022 puis 50 M€ deux ans plus tard. Une trajectoire qui nécessite d'importants investissements en R&D et dans la rénovation des outils de travail par un basculement dans l'usine 4.0, notamment à travers le programme régional usine du futur.

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Le "Book Eco 2020 de Nouvelle-Aquitaine" et le "Palmarès 2020 des entreprises qui recrutent à Bordeaux et dans sa métropole" sont disponibles en kiosque depuis le 24 janvier 2020. Il est aussi possible de vous rendre sur notre boutique en ligne.

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