Gazelle Tech lève 1,1 M€ pour homologuer son véhicule composite

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Gazelle Tech devra sacrifier au moins trois véhicules pour passer avec succès les indispensables crash-test du processus européen d'homologation.
Gazelle Tech devra sacrifier au moins trois véhicules pour passer avec succès les indispensables crash-test du processus européen d'homologation. (Crédits : Gazelle Tech)
La startup bordelaise Gazelle Tech, qui avait présenté son premier véhicule ultra-léger en matériau composite en juin dernier, vient de lever 1,1 M€ auprès d'un investisseur et d'acteurs bancaires et publics. De quoi lui permettre de financer le processus d'obtention de l'indispensable homologation européenne et de faire rouler les premières Gazelle en 2021.

Un an après la présentation au public de son premier véhicule fonctionnel à Darwin, Gazelle Tech vient de passer une nouvelle étape majeure pour son développement. La jeune pousse de Blanquefort a bouclé fin juillet une deuxième levée de fonds de 1,1 M€ dont 500.000 € auprès d'un business angel et le reliquat auprès de banques, de Bpifrance et de la Région Nouvelle-Aquitaine. Un montant qui permettra en priorité de financer la production puis la destruction d'au moins trois véhicules, nécessaire pour les crash tests et le processus d'homologation européenne, seul sésame permettant d'accéder aux routes françaises, européennes et même nord-africaines. L'homologation est désormais espérée pour le 2e semestre 2020 ou le printemps 2021. Initialement espérée pour 2018, puis 2019, la mise en circulation pourrait alors intervenir à l'horizon 2021.

Un châssis composite breveté

Pour rappel, grâce à un châssis breveté en matériaux composites (dont fibre de verre et résine), baptisé Aerocell, la Gazelle ne pèse que 650 à 700 kg contre près du double pour un véhicule comparable de cinq places. De quoi réduire de moitié la consommation d'essence tout en garantissant la sécurité des occupants du véhicule. Une innovation distinguée notamment par le prix de l'allègement véhicule au Mondial de l'automobile à Paris en octobre 2018.

L'équipe de Gazelle Tech, désormais constitué de six personnes, devrait recruter un profil d'ingénieur composite supplémentaire et des profils commerciaux par la suite. "On a fait pivoter notre modèle de développement en abandonnant la vente de véhicules en direct, sauf au cas par cas, et en privilégiant la commercialisation d'usines d'assemblage sous licence auprès de nos partenaires", détaille Gaël Lavaud, le fondateur et directeur général de l'entreprise.

Car l'autre produit de Gazelle Tech, c'est en effet le modèle micro-usine constituée de six conteneurs, qui permet à terme à cinq personnes d'assembler 200 véhicules par an. "Nous assurons la livraison des pièces détachées et la formation des équipes. Notre châssis composite est constitué de dix pièces principales dont l'assemblage peut être réalisé en 1h", ajoute le dirigeant.

Gazelle Tech micro usine

Visuel de la micro-usine mise au point par Gazelle Tech (crédits : Gazelle Tech)

Quelles perspectives commerciales ?

Si rien n'est encore signé, faute d'homologation, Gaël Lavaud fait part de marques d'intérêts appuyées en France et en Afrique du Nord en particulier via des concessionnaires, des constructeurs ou des investisseurs privés ou publics. "Nous avons en parallèle pas mal de demandes de modification du véhicule de base notamment sur la motorisation, le format, les options à bord. La levée de fonds nous permettra également d'y travailler et d'approfondir les versions électriques et à hydrogène du véhicule", développe Gaël Lavaud.

L'enjeu pour la startup étant de finaliser le modèle de production locale et de structurer l'entreprise pour la production et le développement commercial. L'effectif devrait atteindre une dizaine de personnes en 2020.

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