Nouvelle-Aquitaine : vers un bonus-malus RSE pour les aides aux entreprises

Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a fait le tour des dossiers économiques de la rentrée ce 17 septembre. Le règlement d'interventions des aides aux entreprises devrait notamment évoluer pour y intégrer des critères liés à la responsabilité sociétale et environnementale tandis que la ligne à grande vitesse vers le Sud semble bel et bien renaître de ses cendres.

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Alain Rousset, entouré de François Poupard, le directeur général des services, et de Bixente Etcheçaharreta, son nouveau porte-parole.
Alain Rousset, entouré de François Poupard, le directeur général des services, et de Bixente Etcheçaharreta, son nouveau porte-parole. (Crédits : Agence APPA)

"Notre projet est de faire de la Nouvelle-Aquitaine la première région éco-responsable du pays !" Réélu en juillet dernier à la présidence du conseil régional, Alain Rousset profite de la rentrée pour fixer le cap de son nouveau mandat, souhaitant se "préoccuper de l'emploi, du climat et des territoires". Au sortir de près de 18 mois de crise économique et sanitaire, l'élu socialiste souligne "les opportunités de développement incroyables avec beaucoup de projets d'entreprises qui recherchent l'innovation et le sens. Il n'y a jamais eu autant de projets d'innovation et d'investissement en Nouvelle-Aquitaine", citant notamment Dioxycle, FineHeart, Valorem, DRT ou encore Materr'up.

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Cibler et valoriser la RSE

Et alors qu'un budget supplémentaire de 140 millions d'euros est dans les tuyaux pour 2021, Alain Rousset prévoit aussi de revisiter les critères d'attribution des aides aux entreprises pour favoriser la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) via un système de bonus-malus en fonction des actions engagées :

"Les aides aux entreprises et les politiques économiques et industrielles prendront en compte spécifiquement la responsabilité sociétale et environnementale. Ce n'est pas une révolution puisque les aides de la Région de plus de deux millions d'euros sont déjà conditionnées. Mais il s'agit notamment de valoriser et de diffuser des bonnes pratiques en matière d'économie circulaire ou de gestion des déchets. Autant d'actions qui améliorent la compétitivité des entreprises."

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Plus largement, le président de Région confirme ses ambitions sur les projets du Ferrocampus, à Saintes, et d'école vétérinaire à Limoges ou encore sur les démarches "One Health" liant les problématiques et les acteurs de la santé animale, végétale et humaine et Neo Terra.

La LGV enfin sur de bons rails

Enfin, Alain Rousset réaffirme son soutien actif au prolongement de la ligne à grande vitesse vers Toulouse mais aussi vers Dax alors que le dossier bouge rapidement ces derniers mois. Etienne Guyot, le préfet d'Occitanie, a été chargé de piloter le dossier et pourra notamment s'appuyer sur l'ingénieur Guy Kauffmann, nommé directeur de projet.

"Je veux une simultanéité des deux prolongements vers Toulouse et vers Dax. Le Premier ministre Jean Castex m'a confirmé il y quelques jours qu'on ira bien à Dax. Il reste à savoir quand et je suis inquiet quand j'entends 2037 ! L'objectif est de cranter le maximum de garanties notamment pour éviter des revirements avec l'élection présidentielle de 2022. Je rappelle que côté espagnol, la LGV arrivera à la frontière entre 2026 et 2028 !", précise Alain Rousset.

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Sous la houlette d'Etienne Guyot, un groupe de travail associant les services de l'Etat, les deux régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et les deux métropoles de Bordeaux et Toulouse se réunit désormais plusieurs fois par semaine. Il considère l'ensemble du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) qui comprend les aménagements au sud de Bordeaux, au nord de Toulouse et les deux tronçons de LGV.

Le montage financier pour un projet chiffré à environ 10 milliards d'euros prévoit la participation de l'Union européenne, de l'Etat, des collectivités locales petites et grandes et des entreprises. A l'instar du Grand Paris Express, une taxe spéciale d'équipement et une taxe spéciale sur les bureaux sont au programme et pourraient permettre de récupérer entre 30 et 60 millions d'euros par an en fonction du taux retenu.

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