Stéphane Delpeyrat : "Nous voulons monter en gamme, innover et décarboner notre économie"

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Stéphane Delpeyrat, le nouveau maire de Saint-Médard-en-Jalles, est vice-président de Bordeaux Métropole en charge du développement économique, de l'emploi, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Stéphane Delpeyrat, le nouveau maire de Saint-Médard-en-Jalles, est vice-président de Bordeaux Métropole en charge du développement économique, de l'emploi, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (Crédits : Bordeaux Métropole)
Quelques jours après son élection au poste clef de vice-président de Bordeaux Métropole en charge du développement économique, de l'emploi, de l'enseignement supérieur et de la recherche, Stéphane Delpeyrat, a présenté en exclusivité à La Tribune les premiers éléments de sa feuille de route. Réalisme économique, interventionnisme politique assumé et synergie poussée avec le conseil régional y tiennent les premiers rôles.

LA TRIBUNE - Vous prenez en charge un vaste portefeuille associant économie, emploi, enseignement supérieur et recherche. En cette rentrée très particulière, quelle lecture faites-vous de la santé économique du territoire métropolitain ?

STÉPHANE DELPEYRAT - En matière économique, nous voulons monter en gamme, innover et décarboner nos activités. Tout cela nécessite beaucoup de recherche dans un pays qui est malheureusement très désindustrialisé, même par rapport à nos voisins. Cela pose des questions autant économiques que politiques. On a donc besoin de booster la recherche-développement et l'innovation tout en s'ouvrant à de nouveaux domaines puisqu'on a été jusque-là très dépendant du secteur aéronautique-spatial-défense (ASD). La diversification économique du territoire est un impératif en allant vers la santé, l'alimentation et le numérique. L'hydrogène doit être une piste d'avenir à soutenir sur le territoire, y compris pour l'aéronautique, même s'il reste encore beaucoup d'obstacle à dépasser. Les matériaux biosourcés sont à développer également. Le tissu de startups est très dynamique, l'économie résidentielle aussi, la filière viticole et l'ESS doivent être soutenues puisque l'innovation doit être aussi sociale.

Il faudra aussi soutenir les sous-traitants de l'aéronautique et de l'ASD et les accompagner vers d'autres secteurs économiques pour aller chercher du chiffre d'affaires ailleurs puisque l'aéronautique va connaître au moins trois ans compliqués. Nous avons sur le territoire des compétences de très haut niveau et l'enjeu principal est de les conserver malgré les difficultés économiques. Le secteur aéronautique est  donc clairement fragilisé mais l'industrie de défense permet d'équilibrer la balance.

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a écrit le 03/09/2020 à 13:30 :
ce monsieur n'a pas bien compris que la france s'est desindustrialisee plus vite que les autres car ses amis ont fait la chasse au grand capital, alors que l'industrie est intensive en capital ( en plus de polluer ce qui ne plait pas a ses amis ecolos)
il oublie aussi les lois hollande sur florange dailymotion, eckert, l'obligation de prevenir le ce sous peine de delit d'entrave pour l'achat d'un rouleau de pq, etc
la liste est longue des raisons pour lesquelles l'industrie ne reviendra pas en france, et ses amis en sont largement responsables
ca sert a rien de couler les boites et de mettre une mariniere comme montebourg; ca c'est de la comm pour son electorat, mais hormis ca personne n'est dupe
a écrit le 03/09/2020 à 9:53 :
En insistant sur l'écologie Bordeaux attirera les jeunes diplômés et l'économie de demain et Bordeaux dispose de nombreux atouts pour cela, un port qu'il ne devrait consacrer qu'aux bateaux à voiles ou toute autre innovation réellement non polluante, investissant massivement dessus pouvant générer un commerce régional important avec Nantes par exemple et les autres villes situées entre les deux.

Mais notre région dispose également de nombreuses voies fluviales qu'il conviendrait d'étudier afin de les exploiter pour là aussi du transport non polluant et les trains afin de décharger les routes de tout ces camions qui anéantissent nos infrastructures nous coûtant un pognon de dingue, sans parler de la pollution et des accidents routiers. Regardez comme les bâtiments des quais se sont remis fortement à noircir...

Bien entendu le tout ne pourra qu'être conditionné à une interdiction de la spéculation immobilière tellement improductive et destructrice de l’économie réelle, d'autant que ces citoyens diplômés qui seront attirés par cette économie seront contents d'emménager dans des quartiers populaire, du fait de la vie qui y règne mais ensuite déplorerons que trop de gens comme eux viennent habiter autour d'eux comme on l'entend régulièrement.

Il y a tant à faire au sein d'une économie si épanouissante, au boulot les gars !
Réponse de le 03/09/2020 à 15:54 :
Pourquoi surpayer le fret ferroviaire alors que cela est bien meilleur marché et beaucoup plus souple par camion !!!
Réponse de le 03/09/2020 à 16:39 :
"Pourquoi surpayer le fret ferroviaire alors que cela est bien meilleur marché et beaucoup plus souple par camion !!! "

Parce que le meilleur marché fait venir des emplois étrangers sous payés dont aucun français ne profite, que les camions polluent massivement, qu'ils tuent quand ils ont des accidents et qu'en plus ils anéantissent nos infrastructures routières. Votre économie à court terme ne vaut pas grand chose face au coût exorbitant que l'on paye avec les camions à long terme sur notre porte monnaie ET notre santé ET notre environnement.

Maintenant je suis d'accord qu'il est indispensable dorénavant que la classe politico-affairiste continue de massacrer la voie ferrée étant donné que sinon il deviendra un outil inutilisable. Il faut donc le reprendre en main, le nationaliser et l'auto-gérer par les citoyens, cela pourrait en plus faire un excellent test d'ampleur concernant ce mode de gestion.
Réponse de le 03/09/2020 à 17:29 :
Des navires à voile pour remonter l'estuaire de la Gironde et 50km de Garonne... ça va pas le faire. Un joli rêve vert, mais techniquement irréaliste. Comme beaucoup d'autres.
Réponse de le 04/09/2020 à 9:16 :
"... mais techniquement irréaliste. Comme beaucoup d'autres. "

Si on ne cherche pas on ne peut pas trouver en effet, parce que des solutions il y en a pléthore, faut juste la volonté mais quand on ne veut pas parce que c'est pas dans son intérêt on ne veut pas et on paralyse ainsi tout la chaîne de créativité économique.

Bienvenue en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.

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