L'aéroport de Bordeaux se sépare d'un quart de ses effectifs

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L'aéroport de Bordeaux Mérignac a validé une rupture conventionnelle collective pour 55 départs volontaires, soit un quart de ses 210 salariés.
L'aéroport de Bordeaux Mérignac a validé une rupture conventionnelle collective pour 55 départs volontaires, soit un quart de ses 210 salariés. (Crédits : Aéroport de Bordeaux Mérignac)
Violemment secoué par la crise sanitaire et par le décès de son président, l'aéroport de Bordeaux Mérignac vient de valider trois accords collectifs pour s'adapter de manière pérenne à une situation durablement dégradée. Alors que le cap des 5 millions de voyageurs n'est pas attendu avant 2025, 55 départs sont prévus par le bais d'une rupture conventionnelle collective, soit un quart de l'effectif actuel.

L'année 2020 restera assurément comme un tournant sans précédent pour l'aéroport de Bordeaux Mérignac avec l'effondrement de -70 % du trafic passager, le gel de la majeure partie de son plan d'investissement et le départ de Pascal Personne, son emblématique dirigeant, qui est décédé quelques semaines plus tard. Face à cette équation inenvisageable il y a encore un an, la plateforme se donne les moyens d'adapter son fonctionnement à une situation qui a toutes les raisons de durer. L'aéroport fait en effet face à une chute de -80 % de son trafic aérien depuis le début de l'année 2021 par rapport à début 2020. A tel point que la direction n'indique raisonnablement aucun horizon pour renouer avec les 7,7 millions de passagers de 2019 qui risque bien de rester une année record pour longtemps. Seule indication à ce stade, les actionnaires de l'aéroport tablent sur un cap de 5 millions de passagers à l'horizon 2025, soit un redémarrage lent et progressif après les 2 millions de passagers de 2020.

Dans ce contexte durablement dégradé, trois accords collectifs viennent d'être signés entre la direction et les représentants des 210 salariés en matière d'activité partielle de longue durée (APLD), de rupture conventionnelle collective (RCC) et d'accord de performance collective (APC).

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28 postes supprimés durablement

L'APLD prévoit une réduction du temps de travail de 40 % maximum pour l'ensemble des personnels (jusqu'à 50 % maximum à titre dérogatoire) associé à un dispositif de chômage partiel avec maintien du salaire net. L'accord est conclu jusqu'au 28 février 2022 avec une période de six mois. De son côté, la RCC ouvre un plan de départs de 55 salariés sur la base du volontariat et est assortie d'une indemnisation bonifiée et d'une possibilité d'accompagnement à la reconversion professionnelle. Parmi les 55 départs envisagés, soit un quart de l'effectif actuel de l'aéroport, 28 postes seront supprimés définitivement tandis que 27 ont vocation à être pourvus progressivement lorsque l'activité redémarrera réellement.

Enfin, l'APC court jusqu'au 31 décembre 2021 et précise les modalités de temps de travail avec notamment 3 à 5 jours de congés payés sur des jours fériés chômés rendus travaillés et proratisés comme les RTT à la réalité du temps de travail. Un gel exceptionnel des congés d'ancienneté pour l'année 2021 est également instauré. Si ces trois accords doivent permettre à la plateforme aéroportuaire de se donner un peu d'oxygène dans le brouillard actuel, la direction n'exclut pas de recourir à un plan de licenciements si cela s'avéraient nécessaire dans les mois et années qui viennent.

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Commentaires
a écrit le 25/02/2021 à 8:27 :
Le plus sage, déjà que le peu d'avions qui volent ne volent pas pleins, prévoir dans ces cas une amélioration même avec ce régime de faveur qui est accordé à l'activité aéronautique, serait de la folie.
a écrit le 24/02/2021 à 17:32 :
a mon avis ca n'est que la premiere vague

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