Pascal Personne démissionne de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac qui acte un plan de rebond

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L'aéroport de Bordeaux-Mérignac révise ses investissements drastiquement à la baisse.
L'aéroport de Bordeaux-Mérignac révise ses investissements drastiquement à la baisse. (Crédits : SA ADBM)
Le dernier conseil de surveillance de l'année de l'aéroport de Bordeaux Mérignac a acté la démission de Pascal Personne, le président du directoire, ainsi qu'un plan d'investissement revu drastiquement à la baisse. La plateforme accuse un effondrement de son trafic.

C'est une très longue page qui se tourne pour l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Pascal Personne a rejoint la plateforme en 2004 comme directeur général avant d'être nommé président du directoire de la Société Aéroport de Bordeaux-Mérignac dont il a contribué à la création en 2007. Ce 16 décembre 2020, il a démissionné de son poste pour des raisons de santé après 17 ans passés à diriger l'aéroport girondin. Son action correspond à l'impressionnante montée en puissance de l'aéroport avec une croissance de +132 % en dix ans pour atteindre 7,7 millions de passagers en 2019, contre moins de 3 millions au milieu des années 2000.

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Bâtie notamment sur l'essor du low cost vers de nombreuses destinations européennes, cette trajectoire s'est interrompue en 2020 avec l'effondrement du trafic aérien domestique et international en raison de la pandémie de Covid-19.

"Les membres du conseil de surveillance saluent l'importance du travail accompli par Pascal Personne durant ses 17 ans de mandat, et le remercient chaleureusement pour son engagement au service du développement de l'aéroport", déclare Geneviève Chaux-Debry, présidente du conseil de surveillance de la société aéroportuaire. "Ce fut un honneur de travailler au développement de l'Aéroport de Bordeaux au service de son territoire, et une fierté d'animer une communauté professionnelle très engagée dans ses missions, avec l'équipe de direction à mes côtés", indique de son côté Pascal Personne.

L'intérim sera assuré par Thierry Couloumiès, actuel directeur administratif, financier et ressources humaines et membre du directoire.

Effondrement du trafic aérien

Parallèlement, le conseil de surveillance a également adopté "un plan de résilience et de reprise" d'un montant de 43 millions d'euros. Un ajustement drastique par rapport au plan stratégique de 169 millions d'euros validé il y a tout juste un an, le 18 décembre 2019, mais désormais caduque. En l'espace de douze mois, tout a changé ou presque. Le trafic s'est effondré de -70 % pour dépasser tout juste les deux millions de passagers en 2020.

"Le mois de septembre a confirmé la perspective d'une reprise très longue et progressive, et potentiellement soumise à de nouveaux aléas. Ainsi en novembre, le retour du confinement a fait à nouveau reculer les opérations aériennes, représentant sur le mois 8% seulement du trafic de novembre 2019 [...]. Alors que les dernières mesures gouvernementales permettent d'attendre un renforcement de ces mouvements pour la période des fêtes, ce sursaut se dessine jusqu'au 5 janvier seulement", indique l'aéroport.

D'autant que la navette Air France vers Paris-Orly est à l'arrêt depuis le printemps et qu'aucun redémarrage n'est à l'ordre du jour.

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Un plan de rebond à 43 millions d'euros

Pour faire face à cette crise inédite, le nouveau plan de rebond maintient 43 millions d'euros sur la période 2021-2023 et cible trois axes prioritaires rescapés du précédent plan :

  • l'amélioration du bilan environnemental de l'aéroport,
  • l'amélioration de la qualité de service aux compagnies aériennes comme aux passagers,
  • le renforcement des moyens consacrés à la sûreté et à la sécurité.

La société aéroportuaire qui vient de se voir confirmer la certification ISO 14001 de ses activités, vise l'obtention de la certification européenne Airport Carbon Accreditation afin d'atteindre la neutralité carbone avant 2030, hors trafic aérien.

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