L'aéroport de Bordeaux-Mérignac en zone de turbulences prolongées

 |   |  947  mots
L'arrêt désormais programmé de la navette vers Paris Orly fragilise encore un peu plus les perspectives de reprise de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.
L'arrêt désormais programmé de la navette vers Paris Orly fragilise encore un peu plus les perspectives de reprise de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. (Crédits : Aéroport Bordeaux-Mérignac)
L'arrêt désormais programmé de la navette Air France vers Orly et les perspectives particulièrement sombres du transport aérien d'ici à 2025 contraignent l'aéroport de Bordeaux-Mérignac à décaler ses investissements, à revoir ses ambitions à la baisse et à supprimer les versements de dividende pendant trois ans. Un coup d'arrêt après une décennie de croissance exubérante.

Les réservations pour un vol entre Bordeaux-Mérignac et Paris-Orly sont d'ores et déjà suspendues. Dans l'attente de la publication imminente d'un décret interdisant ces navettes aériennes, Air France a en effet pris les devant et ne propose plus que des vols vers Paris-Roissy. "Je suis très inquiet face à cette décision autoritaire du gouvernement qui nous méprise et ne daigne même pas répondre au courrier envoyé conjointement par la CCI, des élus locaux et les associations BAAS [Bordeaux Aquitaine aéronautique et spatial] et Aerospace valley le 18 mai dernier", s'agace Patrick Seguin, président de la CCI Bordeaux Gironde qui est actionnaire de l'aéroport.

La fin des dix rotations quotidiennes

La fermeture de la navette Bordeaux-Orly, de ses 10 rotations quotidiennes et de ses 560.000 passagers annuels fait partie des conditions imposées par le gouvernement à Air France en contrepartie du plan d'aide massif de 7 Md€ accordé en avril dernier.

Lire aussi : Restructuration d'Air France, compétitivité des aéroports, consolidation : le cocktail explosif qui menace la connectivité aérienne des régions

De part et d'autre, les arguments sont...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/07/2020 à 9:44 :
Le vote des bordelais a été clair.
Ils ne veulent plus entendre parler des transports polluants.

Avec comme finalité à terme la suppression de la voiture dans Bordeaux, la suppression des vols.

L'aéroport de Bordeaux va perdre des PAX, va perdre des emplois directs et beaucoup d'indirect.

L'avenir est sombre pour l'aéroport de Bordeaux.

Ses emplois directs (Personnel Sol, Boutique Aeroport, PNC ...) ne seront pas compensés par la création d'emploi dans la gare SNCF de Bordeaux.

L'écologie, vu par les écologistes français, n'est que punitive et liberticide.
On veut nous retirer nos libertés pour des raisons idéologiques.

L'avion est certes polluant, mais le train l'est tout autant, voir même plus.

L'avion répondait à un besoin, le train ne pourra pas le remplacer.

Mais, le gouvernement doit sauver la SNCF et Vinci, car la ligne LGV Paris/Bordeaux est un gouffre financier pour la SNCF.
Le gouvernement avec le concours des ecolos a sacrifié l'avion.
Car l'avion a une image de RICHE...
a écrit le 03/07/2020 à 8:12 :
Moins de billets de complaisance ?
a écrit le 03/07/2020 à 5:34 :
Avec la nouvelle equipe a la mairie, les taxes vont pleuvoir. L'ecologie a un prix.....
a écrit le 02/07/2020 à 16:36 :
Le vote des Bordelais aux municipales semble être en phase avec le choix de la décroissance écologique donc il n'y a rien a dire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :