Digital village Bordeaux se lance dans la formation continue

 |   |  481  mots
Une partie des freelances du Digital village Bordeaux autour de la maire Shirley Jagle (en bleu).
Une partie des freelances du Digital village Bordeaux autour de la "maire" Shirley Jagle (en bleu). (Crédits : Céline Violet)
Trois bougies et trois projets d'envergure. Piloté par Shirley Jagle, Digital village Bordeaux double sa surface, se lance dans la formation professionnelle et opte pour le statut de société coopérative.

A deux pas de la place Gambetta, rue Judaïque, Digital village Bordeaux s'étendra fin 2019 sur 300 m2 et sur deux niveaux pour héberger ses 22 freelances qui seront bientôt une trentaine. Créé il y a exactement trois ans, le 5 juin 2016, ce lieu réunissant des travailleurs indépendants du numérique a quadruplé sa surface. "On ne devrait pas devenir beaucoup plus grand désormais parce qu'on veut conserver un fonctionnement à taille humaine", précise cependant Shirley Jagle, 29 ans, et "maire" du village bordelais depuis ses débuts.

Des formations courtes et ciblées

Les nouveaux espaces de travail permettront d'accueillir l'activité de formation professionnelle déployée par Digital village au niveau national. Baptisé "DV academy", ce programme a obtenu les agréments relatifs au Compte personnel de formation (CPF) et ciblera des formations continues de courte durée. "A Bordeaux et ailleurs, on manque de certaines compétences techniques pointues sur certains métiers du numérique, comme par exemple du développement PHP back-office, Wordpress ou Adobe XD. Cela nous amène à refuser des clients bien qu'on collabore largement avec l'écosystème local pour trouver ces compétences", témoigne Shirley Jagle.

Résultat, les freelances seniors et experts de Digital village se chargeront de dispenser ces formations ciblées sur des points très techniques à des profils plutôt intermédiaires et avancés et sur un format court de un à deux jours. Une approche envisagée en complémentarité avec les structures présentes à Bordeaux telles que la Wild code school, le Wagon et Digital campus. "La moitié de nos villageois sont déjà des formateurs par ailleurs donc les ressources sont là et ils seront également disponibles pour répondre à des demandes de formation sur-mesure sur tel ou tel outil", ajoute la directrice.

Conversion à la gouvernance coopérative

L'autre évolution marquante de Digital village, c'est l'adoption prochaine du statut de société coopérative à intérêt collectif (Scic). Le modèle actuel est bâti autour d'une SAS (société par actions simplifiées) et d'associations locales pour porter les espaces de coworking. "Tout cela fusionnera à terme au sein d'une société coopérative pour affirmer notre rôle de micro-écosystème autour du travailler autrement en associant les différentes parties prenantes que sont les actionnaires, les collectivités territoriales, la Caisse des dépôts ou encore des fonds d'investissement dédiés à l'innovation sociale", détaille Shirley Jagle. Grâce à la gouvernance élargie et collective propre aux Scic, les freelances des différents Digital village seront également associés à terme.

Parallèlement, le village bordelais vise environ 500.000 € de chiffre d'affaires sur l'année 2020, une fois que son effectif se sera étoffé d'une dizaine de freelances supplémentaires. Les profils recherchés sont notamment des développeurs back-office, des motion designers et des chefs de projet "product owner".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/06/2019 à 10:12 :
"des développeurs back-office, des motion designers et des chefs de projet "product owner""

JE suis d'accord pour que le langage commercial soit anglicisé, c'est logique c'est leur culture leur façon d'être, leur naturel, par contre du coup il faut insister pour que le langage du bien vivre reste français.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :