La Wild code school Bordeaux déménage pour voir plus grand

 |   |  601  mots
La Wild code school accueille des profils âgés de 30 ans en moyenne
La Wild code school accueille des profils âgés de 30 ans en moyenne (Crédits : Agence Appa)
L'école de code, qui revendique de former des profils très opérationnels en neuf mois, dispose d'une antenne à Bordeaux depuis quelques années. Trop à l'étroit dans ses anciens locaux, la Wild code school vient de rejoindre la rive droite pour accueillir des promotions plus étoffées, dans un contexte où les profils de développeurs sont très disputés sur le marché de l'emploi.

Auparavant installée à proximité du Jardin public, la Wild code school vient d'abandonner ces locaux pour d'autres plus spacieux sur la rive droite, face au cinéma Mégarama. Le déménagement s'avérait nécessaire pour dépasser la centaine de formés par an et étoffer le portefeuille de formations. Créée par une consultante, Anna Stépannof, en 2014 en Eure-et-Loire, la Wild code school est partie d'un constat : les développeurs, généralement des Bac+5, évoluaient assez rapidement dans les entreprises vers des postes d'encadrement, générant des situations de pénurie de profils opérationnels. La méthode développée par l'école est bien plus concrète que magistrale : cinq mois intensifs d'apprentissage par la pratique, via la plateforme Odyssey et des projets clients, suivi par une période de stage de deux à quatre mois, le tout donnant droit au passage d'un titre professionnel d'Etat : "Développeur web et web mobile" (Niveau III, équivalent bac+2). Le réseau Wild code school compte aujourd'hui 13 campus, dont trois ouverts très récemment. Celui de Bordeaux a été créé en 2016. "Nous pilotons le campus en échangeant avec notre réseau et nos partenaires. Nous travaillons notamment avec Unitec, Technowest, la pépinière de Darwin, 1Kubator et Théophraste...", explique Claire Lelan, office manager.

30 ans de moyenne, la plupart en reconversion

Les futurs codeurs, 30 ans de moyenne et presque tous en reconversion professionnelle, autofinancent pour la plupart leur formation mais certains trouvent des financements du côté de Pôle emploi, de la Région et de la Métropole, du Fafiec, voire restent salariés grâce au congé individuel de formation. Leur point commun : une fibre "geek et bidouillage" et une conscience aigüe du fait que la filière offre beaucoup de débouchés. "Nos formations ne nécessitent aucun prérequis même si des connaissances informatiques préalables peuvent être utiles", complète Claire Lelan.

L'accès à la formation se joue après un parcours de 15h à 30 heures d'exercices en ligne, un entretien de motivation et un entretien technique. Un filtre important qui conduit à garder des profils "capables d'apprendre vite. En cinq mois, nos formés doivent être aptes face à des profils qui ont un bac + 5, grâce d'abord à des exercices en autonomie puis à des cours, des événements réguliers qui vont leur permettre de produire des lignes de code mais aussi d'acquérir une culture tech. L'objectif est de les aider à développer des capacités d'autoformation qui leurs seront nécessaires tout au long de leur carrière. Les développeurs qui ne trouvent pas d'emploi sont souvent ceux qui ne se sont pas mis à jour sur les dernières évolutions techniques et les langages à la mode. La formation est un point de départ, il faudra après continuer à être très actif. Certains disent qu'il faut passer deux heures par jour à faire de la veille pour être un bon technicien."

Wild Code school, Claire Lelan et Joséphine Maury

Claire Lelan et Joséphine Maury pilotent la Wild code school Bordeaux au quotidien (photo Agence Appa)

La Wild code school annonce un taux d'insertion en entreprise de 89 % un an après la fin de la formation. "Dans ce contexte de pénurie sur certains langages informatiques, les entreprises s'ouvrent de plus en plus des profils différents en reconversion. Nous avons noué des partenariats avec Ekino, GFI, Infotel, Neosoft, CGI, Archidvisor, Geev, Happy Capital, One Point...", énumère Joséphine Maury, qui réfléchit avec Claire Lelan à d'autres formations que le classique 35h en présentiel, comme des cours du soir.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :