Village du réemploi : ïkos teste une boutique éphémère en plein centre commercial

 |  | 530 mots
Lecture 3 min.
A partir du 31 octobre, des vêtements, chaussures, des livres et des objets de décoration sélectionnés par Le Relais Gironde, Le Livre Vert et l'Atelier d'Eco Solidaire seront vendus dans une boutique éphémère de la galerie marchande d'Auchan à Bordeaux Lac.
A partir du 31 octobre, des vêtements, chaussures, des livres et des objets de décoration sélectionnés par Le Relais Gironde, Le Livre Vert et l'Atelier d'Eco Solidaire seront vendus dans une boutique éphémère de la galerie marchande d'Auchan à Bordeaux Lac. (Crédits : ïkos)
Alors que le projet de village du réemploi baptisé ïkos est toujours en discussion à Bordeaux et Mérignac, une opportunité s’est présentée de pouvoir ouvrir une boutique éphémère pendant six mois à Bordeaux Lac. L’association qui regroupe désormais six structures y testera en réel, à partir du 31 octobre, le concept de magasin d’objets de seconde main dans une galerie marchande très fréquentée.

"La foncière immobilière Ceetrus, propriétaire du centre commercial Aushopping de Bordeaux Lac, nous a proposé une cellule de 350 m2 pour une durée de six mois en attendant l'arrivée d'une grande enseigne. Nous avons sauté sur l'occasion", déclare Marion Besse, présidente de l'association ïkos créée à Bordeaux en vue d'ouvrir un village du réemploi. A partir du 31 octobre, des vêtements, chaussures, livres et objets de décoration sélectionnés par Le Relais Gironde, Le Livre Vert et l'Atelier d'Eco Solidaire, seront ainsi mis en vente.

Lire aussi : Pour le village du réemploi ïkos, c'est maintenant que tout se joue

Tout un symbole

"Le symbole est fort. Nous allons ouvrir une boutique du réemploi en plein cœur de la galerie marchande de Bordeaux Lac que je qualifierais de temple de la consommation. Cela va permettre de se rendre compte si en se réunissant dans un lieu très accessible, ça marche. C'est une formidable occasion de tester en réel notre offre de produits différenciante", explique Marion Besse qui rappelle que pour la partie commerciale du projet de village du réemploi ïkos, 2.000 m2 seraient nécessaires.

Cette opportunité constituera une première étape pour ce projet d'envergure qui, en plus de la galerie marchande, prévoit un centre de tri, une recyclerie créative, une place événementielle, une galerie marchande et un pôle d'innovation et de R&D.  A ce stade, l'association est toujours en discussion avec les villes de Bordeaux et Mérignac. "Nous avons bon espoir qu'une décision soit prise d'ici la fin de l'année", précise Marion Besse. En revanche, des choix devront probablement être faits.

"Nous avons besoin de plus de quatre hectares ce qui est conséquent. Nous avons toujours été favorables à nous implanter dans un seul et même lieu, mais si techniquement ce n'était pas possible, nous réfléchissons aux conséquences d'avoir à scinder le projet. Et que faudrait-il scinder ?", se demande Marion Besse qui rappelle que l'objectif final est d'aider au changement des comportements d'achat. Dans la mesure du possible, la mairie de Bordeaux souhaiterait pouvoir implanter la galerie marchande d'ïkos en centre-ville.

ïkos sollicitée par d'autres acteurs urbains

Depuis quelques mois, d'autres réflexions entrent par ailleurs en ligne de compte.

"Nous sommes sollicités par des opérateurs de la métropole qui, dans leur projets immobiliers ou d'urbanisation, aimeraient avoir un point de vente et de sensibilisation. Bordeaux Euratlantique nous a par exemple contacté. Il faut y réfléchir sans pour autant mettre la charrue avant les bœufs. Il ne s'agit pas d'ouvrir des points de vente sans les centres de tri. A Bordeaux Lac, c'est calculé, mais nous ne pourrions pas en faire dix aujourd'hui", reconnait Marion Besse.

Pour autant, l'association ïkos, récemment rejointe par trois nouvelles structures (Envie Gironde, la Recyclerie sportive, Echange Nord Sud) se dit à l'écoute du marché. Et en l'occurrence, "il y a une réelle envie d'implanter des commerces de seconde main avec une partie tiers lieu pour créer du lien social", commente Marion Besse.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :