Véhicules électriques : le salon Electric road à Bordeaux du 14 au 16 juin

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(Crédits : Electric Road)
Racheté par Congrès et expositions de Bordeaux (CEB), le salon Electric road, dédié aux véhicules électriques, tiendra sa 6e édition au Palais de l'Atlantique à Bordeaux du 14 au 16 juin 2020. 45 exposants et 14 constructeurs automobiles sont annoncés lors de cet évènement à la fois professionnel et grand public.

[Article mise à jour le 12/03/20 avec l'annonce du report du salon au mois de juin]

"Electric road est avant tout un outil mis à disposition des professionnels pour travailler collectivement sur les véhicules électriques qui constituent un bouleversement industriel et une rupture technologique sans précédent . Il faut cependant aborder ces sujets avec humilité tant il reste encore de difficultés à identifier et surmonter", résume Jean-Patrick Teyssaire, créateur et président d'honneur de cet évènement. Racheté l'an dernier par Congrès et expositions de Bordeaux (CEB), ce salon qui était jusque-là dédié aux professionnels a tenu ses cinq premières éditions entre Paris, Rouen et Nantes.

Un programme dense

La 6e édition, organisée avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et de Bordeaux Métropole, se déroulera à Bordeaux du 14 au 16 juin 2020. Ce sera l'occasion de changer de dimension avec des surfaces d'exposition multipliées par dix - pour atteindre 10.000 m2 - et une stratégie assumée d'ouverture au grand public. "Au regard de son contenu, l''acquisition d'Electric Road était une évidence dans le cadre de notre activité de croissance externe", souligne Eric Dulong, le président de CEB, qui a également racheté le salon Aquibat il y a quelques années. Le programme d'Electric Road s'annonce dense puisqu'il réunira 45 exposants, 14 constructeurs automobiles et vise au moins 700 congressistes professionnels. Plus de 150 experts du sujet pour parler tant des véhicules électriques individuels que des transports publics et du transport de marchandise sur terre comme sur l'eau.

Les collectivités locales et pouvoirs publics le 1er jour, les industriels le 2e et le grand public le 3e et dernier jour pourront se partager entre des conférences, des ateliers et le ring, un espace de débat entre professionnels et visiteurs lambda. Autonomie, bornes de recharge, recyclage et deuxième vie des batteries figurent parmi les nombreuses problématiques qui seront abordées au cours de ces trois jours qui laisseront aussi de la place à la Formula E et à un vol de l'avion solaire développé par Voltaero.

Le spectre du coronavirus

Mais, comme tous les grands évènements publics et professionnels de ces prochains mois, la tenue d'Electric road aux dates prévues est suspendue aux incertitudes liées au coronavirus. "Pour l'instant, on maintient tous nos évènements en propre ou accueillis mais ce sera conditionné au passage ou non au stade 3 de l'épidémie en France, auquel cas nous serons dans l'obligation de tout arrêter", précise Eric Dulong, avant de vérifier les dernières annonces ministérielles sur son smartphone. Pour l'heure, CEB n'a enregistré qu'une seule annulation (le salon Gedimat/Gedibois initialement prévu au 10 au 12 mars) et quelques reports d'évènements aux mois de juin et juillet. Mais l'incertitude reste grande sur les prochains évènements prévus à Bordeaux au sein des équipements de CEB, notamment la Foire internationale de Bordeaux du 16 au 24 mai, le sommet Afrique-France du 4 au 6 juin et la Robocup du 23 au 29 juin.

Plus largement, les conséquences économiques et industrielles de cette crise sanitaire mondiale pourraient se faire ressentir pour l'ensemble de la filière des véhicules électriques par le biais de l'approvisionnement en batteries qui est très dépendant de la Chine. "La réalité c'est qu'avec cette crise du coronavirus les industriels ne sont pas bien du tout. C'est une catastrophe potentielle pour eux et on a joué avec le feu : on aurait dû se prémunir d'une telle situation de dépendance depuis des années ! A la place on a laissé la Chine prendre la main sur cette industrie. Le résultat c'est qu'il est tout à fait possible d'être en pénurie de batteries dans trois mois", alerte Jean-Patrick Teyssaire, pour qui le lancement, en Charente, de l'Airbus des batteries est une bonne nouvelle même si l'usine ne sera pas opérationnelle avant quelques années.

Lire aussi : Véhicules électriques : Emmanuel Macron lance "l'Airbus des batteries" en Charente

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