Bordeaux Unitec doit repenser son modèle économique

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Yooji et son cofondateur Frédéric Ventre sont accompagnés par Bordeaux Unitec qui les a aidé pour la lévée de fonds de 1,5 M€ en mars 2014.
Yooji et son cofondateur Frédéric Ventre sont accompagnés par Bordeaux Unitec qui les a aidé pour la lévée de fonds de 1,5 M€ en mars 2014. (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
L’heure était au bilan et aux perspectives, hier, pour la technopole Bordeaux Unitec. L’association est revenue sur l’année 2014 durant laquelle 75 startups ont été suivies ou conseillées et s’est projetée sur l’année en cours. Une année qui servira à repenser le modèle économique de Bordeaux Unitec dans un contexte où les subventions publiques ne vont pas en s’accroissant et à dessiner l’association de 2020.

Créée en 1990 à l'initiative d'Alain Rousset avec le soutien des communes de Pessac, Talence et Gradignan dans l'objectif d'établir un trait d'union entre la recherche, l'enseignement supérieur, l'innovation technologique et le développement économique, l'association Bordeaux Unitec a pour mission de favoriser l'émergence, la création et le développement de startups innovantes, en étroite symbiose avec la communauté scientifique et universitaire et les collectivités et institutions de l'agglomération bordelaise.

Les adhérents ont pu découvrir, hier, lors de l'assemblée générale le bilan de l'année 2014. Un bilan positif (+ 2,9 % entre 2014 et 2013) dans une "période perturbée où il a fallu arriver à trouver un cap et le tenir" selon René Laversanne, directeur par intérim de la technopole après le départ d'Olivier Fry fin novembre.

En 2014, Bordeaux Unitec c'est :

  • 7,5 M€ de fonds publics levés par 30 startups conseillées par Bordeaux Unitec
  • 75 startups suivies et conseillées en 2014 dont 47 % dans le numérique contre 50 startups en 2013
  • 98 demandes d'accompagnement conseil, 40 projets sélectionnés
  • 4 nouveaux sites d'accueil pour les entrepreneurs du numérique : ENSC, La Banquiz, Fontaulab, Enseirb-Matmeca
  • 22 formations, ateliers et rencontres organisés
  • Plus de 700 participants à Innovaday, salon biennal de l'innovation organisé par Bordeaux Unitec depuis 2005, soit + 37 % par rapport à 2012.

Quatre levées de fonds par de jeunes pépites récemment accompagnées par Bordeaux Unitec auront été supérieures au million d'euros : Yooji, UZ'it, Voxeet et Muquans. Sur les 75 projets accompagnés en 2014, 20 sont des projets en incubation et 25 des entreprises de moins de 24 mois. Parmi les dernières nées : Brainify, Cybel i-mage, Interactive situations, Linguali, Moonmiles, Olikrom, Poietis, Switcharound. Les projets numériques représentent 47 % du portefeuille Bordeaux Unitec en 2014, les projets des sciences de l'ingénieur 29, et les projets sciences de la vie / santé 20 %.

"Nous n'allons pas vers des journées simples..."

L'assemblée générale a été l'occasion de dresser les perspectives pour 2015 et les années à venir. Un avenir qui inquiète le nouveau directeur René Laversanne.

"Le budget est à l'équilibre cette année mais les subventions ne vont pas en s'accroissant dont nous n'allons pas vers des journées simples. Nous avons à mener une vraie réflexion quant à comment survivre alors que les subventions vont baisser. Il est important de lancer ce débat", explique-t-il.

L'association a défini ses objectifs en suivant deux principes : consolidation et réflexion, ce qui donne comme objectifs : assumer et consolider la croissance endogène et exogène des sites, assumer la forte croissance de la démarche entrante de projets, poursuivre la structuration et le développement du capital immatériel, repenser le modèle économique et dessiner Bordeaux Unitec 2020.

Alors que le poids du numérique est de plus en plus important au fur et à mesure des années, Bordeaux Unitec tient à ce que la diversité des projets reste dans l'ADN de l'association. Dans les axes de développement : comment aller vers l'accompagnement à la croissance de ces entreprises et les aider à aller plus vite dans la génération de chiffre d'affaires... Face à la difficulté d'aller chercher des financements, Bordeaux Unitec réfléchit également à la monétisation de certains services qu'elle propose ou de rendre l'adhésion, aujourd'hui gratuite, payante pour survivre et continuer à aider au bon développement et à la croissance de centaines d'entreprises...

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