"L’imprimeur de peau" Poietis voit les marchés US et japonais s’ouvrir

 |   |  331  mots
Poietis et son fondateur Fabien Guillemot voient les portes des marchés américain et japonais de la bio-impression s'ouvrir
Poietis et son fondateur Fabien Guillemot voient les portes des marchés américain et japonais de la bio-impression s'ouvrir (Crédits : Inserm/Alphanov. Lescieux, Ludovic/Guillemot, Fabien)
S’appuyant sur une technologie unique au monde, de bio-impression laser 3D de tissus vivants, la société bordelaise Poietis continue sa montée en puissance. Après le renforcement récent de son équipe de direction, elle candidate pour une levée de fonds via la plateforme de crowdfunding Wiseed. Surtout, elle annonce ce jour la délivrance aux Etats-Unis et au Japon de deux brevets majeurs qui lui offrent des perspectives économiques intéressantes.

Actuellement en compétition, avec deux autres startups, pour une levée de fonds via la plateforme de financement participatif Wiseed, la biotech d'impression 3D laser de tissus vivants Poietis, créée en septembre 2014, annonce aujourd'hui avoir reçu, de la part de l'Office américain des brevets (USPTO) et de son équivalent japonais (JPO), la délivrance de deux brevets couvrant sa technologie de bio-impression par laser.

La délivrance de ces brevets pose les bases d'une future exploitation industrielle de la bio-impression 3D par laser permettant de reproduire des tissus vivants que Fabien Guillemot et son équipe bordelaise de chercheurs ont mis au point.

Les deux brevets en question (US 9,039,998 et JP 2012-555441) ont été délivrés à l'Inserm mais il font partie du portefeuille de brevets dont Poietis est titulaire des droits exclusifs d'exploitation en accord avec une licence signée en décembre 2014 avec l'Inserm, l'Université de Bordeaux et Aquitaine Science Transfert.

Vers des peaux et greffons en "prêt-à-porter"

"Cette délivrance est l'aboutissement des travaux menés initialement en collaboration avec des cliniciens de l'Inserm et l'Université de Bordeaux. Notre approche innovante ouvre la voie à la possibilité d'imprimer in vivo, c'est-à-dire directement sur un patient" déclare le Dr. Fabien Guillemot, fondateur et président de Poietis, société qui compte une dizaine de salariés et qui est installée dans les murs du Bioparc, à Pessac (33).

Ces délivrances ouvrent surtout la voie vers deux marchés, les Etats-Unis et le Japon, qui concentrent une très grande partie de la demande mondiale en médecine régénératrice et où les concurrents potentiels développent d'autres technologies de bio-impression qui, contrairement à la technologie laser, ne permettent pas aussi aisément d'imprimer des tissus complexes. Le choix technologique, unique au monde, mis en avant par Poietis devrait lui permettre, à terme, de réaliser des tissus vivants "personnalisés" pour des greffes de tissus comme la peau, mais aussi la cornée.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :