Gironde : Jean-Luc Gleyze demande à l'Etat de soutenir les collectivités

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Jean-Luc Gleyze
Jean-Luc Gleyze (Crédits : Agence APPA)
Le président (PS) du Département de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, demande à ce que l'Etat finance mieux les collectivités qui font son travail dans les territoires mais qui ne sont pas remboursées pour ces investissements supplémentaires. Hausse du RSA et baisse des droits de mutation se soldent actuellement par un manque à gagner de 60 millions d'euros pour le Conseil départemental de la Gironde.

Jean-Luc Gleyze, président (PS) du Conseil départemental de la Gironde, a tenu sa conférence de presse de rentrée ce jeudi 3 septembre, en présence notamment de Christine Bost, 1e vice-présidente du Département, maire d'Eysines et vice présidente de Bordeaux Métropole, au cours de laquelle il a souligné les efforts consentis par le Département et les absences de l'Etat. Jean-Luc Gleyze a ainsi balayé le paysage girondin post-confinement dans ses dimensions sanitaire, économique et sociale. La nature incontournable des enjeux sanitaires en temps de pandémie a offert une excellente entrée en matière à l'élu.

"Nous avons équipé les collèges girondins d'un stock tampon de masques afin d'en fournir aux élèves qui n'en auront pas. C'est une compétence de l'Etat que nous prenons en charge parce que l'école est gratuite et obligatoire. Nous compensons la carence de l'Etat pour la rentrée, puisque le gouvernement ne veut pas fournir de masques. Ensuite c'est l'Etat qui devra agir", a souligné le président du conseil départemental.

Parce que le Département ne pourra pas se substituer à l'Etat pour assurer la fourniture de masques aux collégiens tout au long de l'année.

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Le Département : un pilier de la commande publique

Le président de la Gironde, qui mobilise chaque année un budget de 135 millions d'euros pour ses 105 collèges, a ainsi rappelé que son assemblée consacre 640 M€ d'investissement pour mener à bien son « Plan collèges ambition 2024 ». Ce dernier va se solder par la construction de treize nouveaux collèges et la réhabilitation de dix autres pour faire face à la croissance démographique qui devrait amener au moins 8.000 nouveaux collégiens dans les établissements girondins d'ici 2025, qui viendront s'additionner aux 64.500 collégiens actuels.

Jean-Luc Gleyze a également précisé que le déploiement de la fibre optique, dans les territoires ruraux du plus grand département de France métropolitaine (avec 10.000 km2) représentait au total 800 millions d'euros d'investissements. Autant dire que la commande publique pèse lourd. D'autant plus sans doute, qu'avec la crise du Covid-19, le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de +6 %, tandis que les droits de mutation, que perçoit le Département au titre des transactions immobilières, se sont en parallèle inscrits à la baisse en raison du confinement.

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 Jean-Luc Gleyze a écrit à Emmanuel Macron

"Nous avons plus de dépenses, avec le RSA, et moins de recettes, avec la baisse des droits de mutation, ce qui représente aujourd'hui un baisse de nos moyens de financement de 60 millions d'euros. L'Etat, qui devrait couvrir les dépenses pour le RSA, qu'il a délégué aux conseils départementaux, ne leur rembourse plus qu'à 50 %" souligne Jean-Luc Gleyze, que ce désengagement de l'Etat irrite.

Il souligne qu'il a écrit dans ce sens au président de la République afin qu'il n'oublie pas de consacrer une partie du plan de relance "aux collectivités de première ligne". Avec un équation simple, que le gouvernement provisionne 100 millions d'euros sur les 100 milliards prévus pour soulager la charge. La coordination entre collectivités va jouer un rôle de plus en plus important pour une bonne application des politiques publiques, en l'occurrence entre le Département, la Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole, mais aussi d'autres villes. Avec des synergies qui se mettent en place et sur lesquelles Jean-Luc Gleyze et Christine Bost comptent pour équilibrer au mieux le développement entre territoires.

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