Le chantier naval Couach décroche un énorme marché de 100 millions d'euros avec la SNSM

Le chantier naval Couach, à Gujan Mestras (Gironde), vient de conclure un impressionnant contrat avec les Sauveteurs en mer, via la SNSM, d'un montant de 100 millions d'euros sur dix ans. Les sauveteurs renouvellent la totalité de leur flotte et ont fini par choisir Couach pour répondre à leurs attentes.

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La future flotte de la SNSM fournie par le chantier naval girondin Couach.
La future flotte de la SNSM fournie par le chantier naval girondin Couach. (Crédits : SNSM / Couach / Barreau Neumann / Ph. Starck)

Ce mercredi 25 août les équipes du chantier naval Couach, à Gujan-Mestras (bassin d'Arcachon), ont parfaitement réussi le test de retournement du premier navire hauturier de 1e classe (NSH1) de la nouvelle flotte de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer). La masse et le centre de gravité du navire ont ensuite été mesurés par le biais d'une pesée hydrostatique et d'un test de stabilité.

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Ce navire hauturier doit être, comme son nom l'indique, capable d'intervenir en haute mer, en zone océanique, par gros temps et avec un maximum de sécurité. Il mesure 17,4 mètres de long et sera le plus grand des navires actuellement développés pour renouveler la flotte de la SNSM. Il s'agit d'un énorme chantier de 140 bateaux à construire sur 10 ans, moyennant un budget global de l'ordre de 100 millions d'euros.

Couach SNSM

Le test de retournement opéré le 25 août 2021 (crédits : Couach CNC - Architectes Barreau-Neumann - Identité visuelle Philippe Starck - SNSM).

Le chantier naval sort d'une décennie calamiteuse

Couach, associé pour l'occasion aux architectes Frédéric Neuman et Christophe Barreau, va devoir construire deux types de navires pour la SNSM. Des bateaux hauturiers aptes à intervenir au large par gros temps, dont le NSH1, et des navires de sauvetage côtiers, plus légers et ultra rapides appelés à intervenir dans la bande des dix miles nautiques.

Spécialisé dans la construction de grands yachts (jusqu'à 50 mètres) mais aussi de vedettes militaires hauturières ou de bateaux professionnels, Couach a traversé des années 2010 très difficiles, qui ont failli entrainer la disparition du chantier et ont coûté la vie à l'un de ses repreneurs, le chef d'entreprise Fabrice Vial, tué d'une balle dans la tête à bord de son yacht dans la nuit du 11 au 12 août 2011 alors qu'il était en vacances dans le golfe de Porto-Vecchio avec des amis.

La solidité de Nepteam sécurise les affaires

Par la suite c'est le fonds d'investissement Nepteam, où se retrouvent plusieurs associés, parmi lesquels Florent Battistella, gérant du fonds, qui va relancer cette aventure industrielle à gros risques. Couach, qui emploie plus de 250 personnes, fabrique de grands yachts pas toujours faciles à vendre mais aussi des bateaux militaires, dont les standards très élevés de qualité ont apparemment séduit la SNSM. Le chantier naval, qui réalise de l'ordre de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, doit encore jongler avec de sérieuses contraintes budgétaires.

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Couach reste stable en particulier grâce à son ancrage avec Nepteam, dont le capital social reste solidement calé à 73,5 millions d'euros. La SNSM, qui s'appuie sur plus de 9.000 bénévoles et 214 stations de sauvetage, financée à 80 % par des ressources privées, compte faire appel à l'aide de l'Etat en cas de besoin pour financer cette commande. La première tranche de cet énorme chantier doit se solder par la construction de 35 bateaux minimum sur cinq ans.

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