Nouvelle-Aquitaine : 1,5 milliard d'euros pour pérenniser 21 "petites lignes" ferroviaires

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1,5 milliard d'euros sur dix ans seront engagés pour rénover les petites lignes ferroviaires de Nouvelle-Aquitaine
1,5 milliard d'euros sur dix ans seront engagés pour rénover les petites lignes ferroviaires de Nouvelle-Aquitaine (Crédits : Région Nouvelle-Aquitaine)
Une convention visant à régénérer et pérenniser 1.856 km de "petites lignes" ferroviaires en Nouvelle-Aquitaine, plus grande région de France en superficie, a été signée jeudi à Bordeaux entre la région et l'Etat, pour un investissement portant sur plus de 1,5 milliard d'euros sur dix ans.

Le protocole d'accord, signé par le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault et le président PS de Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset, porte sur 21 lignes de réseau régional ou "desserte fine", non-LGV, parmi lesquelles Périgueux-Brive, Libourne-Bergerac-Sarlat, Morcenx-Mont-de-Marsan, Niort-Saintes, Bayonne/Saint-Jean-Pied-de-Port notamment.

Nombre de "petites lignes", subventionnées, "ne sont pas rentables en tant que telles, mais sont des lignes de service public", a estimé Jean-Baptiste Djebbari lors d'un point-presse, soulignant le besoin de "régénérer l'infrastructure et d'avoir à nouveau des rails, une plate-forme, une signalisation ferroviaire au niveau".

"Pour mémoire en France, le réseau a environ 30 ans d'âge, c'est 17 ans en Allemagne. Et vous avez des petites lignes qui ont plus de 80 ans", a ajouté le ministre. "Il y a un travail de régénération énorme à faire", dans "moins de dix ans", a pour sa part estimé Alain Rousset, regrettant que "les lignes ferroviaires ont été depuis plusieurs dizaines d'année les laissées-pour-compte. L'Etat, quelles que soient les majorités, s'est un peu défaussé sur la SNCF qu'on a beaucoup critiquée", a-t-il ajouté.

Jean-Baptiste Djebbari a aussi rappelé l'objectif, en parallèle, d'une "nouvelle génération de TER qu'on veut moderniser vers des TER plus légers" transportant plus de personnes, et des tests de "nouveaux modes énergétiques", avec le train à hydrogène, "peut-être demain des navettes autonomes sur certains tronçons".

Dans le détail, 21 lignes régionales sont concernées pour un investissement de 1,524 milliard d'euros sur les 10 ans à venir :

  • Nantes-Bordeaux (section Bordeaux-Saint-Mariens-La Rochelle-Limite de région)
  • Bordeaux-Périgueux-Limoges (section Coutras-Périgueux-Bussière-Galant) ;
  • Poitiers-Limoges ;
  • Périgueux-Brive ;
  • Lamothe-Arcachon ;
  • Angoulême-Limoges ;
  • Niort-Saintes ;
  • Brive-Ussel ;
  • Saint-Sulpice-Guéret-Lavaufranche-(Montluçon) ;
  • Niversac-Agen ;
  • Angoulême-Royan (sections Angoulême-Beillant et Saintes-Royan) ;
  • Brive-Turenne ;
  • Limoges-Meymac-Ussel ;
  • Bayonne-Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • Libourne-Bergerac-Sarlat ;
  • Bordeaux-Le Verdon ;
  • Morcenx-Mont-de-Marsan ;
  • Pau-Bedous ;
  • Thouars-Bressuire-Limite de région (intégrée dans la ligne Saumur-La-Roche-sur-Yon) ;
  • Nexon-Brive ;

Busseau-Felletin.

Depuis février 2020, des protocoles d'accord similaires ont été conclus avec les régions Grand Est, Centre-Val-de-Loire, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Bourgogne-Franche-Comté. Leur principe est de pérenniser et dynamiser des lignes nécessitant des travaux sur les dix ans à venir, et de fixer les participations financières de chaque acteur, des prises en charge variant de 100 % par SNCF-réseau pour les lignes d'intérêt national à 100 % par les régions pour les lignes d'intérêt local ou régional.

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