Podcastine, un nouveau format audio sur l'actualité du grand Sud-Ouest

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L'équipe de Podcastine, emmenée par Jean Berthelot de la Glétais (au centre)
L'équipe de Podcastine, emmenée par Jean Berthelot de la Glétais (au centre) (Crédits : Magali Maricot)
Un nouveau podcast quotidien se lance ce lundi 28 septembre. Podcastine, le mix de podcast et de chocolatine, réunit plusieurs médias indépendants de Nouvelle-Aquitaine autour d'un objectif : proposer un éclairage différent sur l'actualité du grand Sud-Ouest et faire de la pédagogie sur le métier de journaliste.

Revue Far-Ouest, Rue89 Bordeaux, Aqui, JunkPage, Radios libre en Périgord (RLP), Curieux, La Clé des Ondes, Médiacités Toulouse, Le Type mais aussi les étudiants de l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (Ijba) : ce sont les partenaires de ce nouveau projet journalistique lancé ce lundi 28 septembre sous le nom de Podcastine. L'enjeu : proposer chaque jour, du lundi à vendredi à 16h30, un podcast (émission audio à écouter en direct ou en différé) d'une quinzaine de minutes sur un sujet d'actualité dans le quart sud-ouest de la France. Une approche au croisement du journalisme et du documentaire.

Ouvrir le capot du journalisme

"Le podcast est un format très porteur aujourd'hui et on est fier de lui donner sa place dans le grand Sud-Ouest en des médias indépendants et différents pour aller chercher une nouvelle audience qui ne lit pas forcément les médias. On leur parlera de politique, de société, de sport, de culture, d'art, d'écologie ou encore d'économie", explique à La Tribune Jean Berthelot de la Glétais, le directeur de la publication de Podcastine et, par ailleurs, président du Club de la Presse de Bordeaux. A chaque épisode, un journaliste viendra ainsi parler au micro de Podcastine de l'un de ses articles, dossiers ou reportages paru dans l'un des médias partenaires.

Avec ses quatre collaborateurs - un salarié à mi-temps Gabriel Taïeb et trois journalistes pigistes : Anne-Charlotte Delanghe, la rédactrice en chef, Marion Ruaud et Mathilde Loeuille - Jean Berthelot de la Glétais porte aussi un soucis de pédagogie et de transparence pour tenter de réduire le fossé entre les journalistes et le grand public :

"Il y a une volonté commune d'ouvrir le capot du journalisme et d'expliquer pourquoi et comment on travaille en donnant la parole aux vrais journalistes de terrains plutôt qu'aux éditorialistes des plateaux des chaînes d'info nationales qui parlent beaucoup de ce qu'ils ne connaissent pas et qui favorisent trop souvent des discours extrémistes ou caricaturaux. L'idée n'est pas de donner notre avis sur tout et rien mais bien d'expliquer comment on travaille concrètement. On veut beaucoup échanger avec nos auditeurs et lecteurs sur les coulisses, sur nos choix, sur les manières d'aller plus loin sur tel ou tel sujet et, in fine, d'être aussi à leur écoute sur le choix des sujets traités une fois par semaine."

Objectif de 4.000 auditeurs quotidiens

Portée par une société par action simplifiée associant Jean Berthelot de la Glétais et Florian Laval, le fondateur de Revue Far Ouest, Podcastine a de la trésorerie pour voir venir au moins jusqu'à juin 2021. Quant au modèle économique, il s'appuiera sur la publicité : "L'objectif est d'avoir une publicité avant et une après le podcast ce qui nous permettrait d'atteindre un équilibre économique autour de 3.500 à 4.000 auditeurs quotidiens. C'est très ambitieux mais ça nous semble faisable. On fera le bilan en juin prochain", précise le directeur de la publication.

Podcastine utilise la plateforme Acast et est disponible sur les principales plateformes de podcast en ligne (Spotify, Deezer, Apple Podcast, etc.). Parmi les premiers sujets qui seront abordés par l'émission figurent notamment des reportages sur la Base sous-marine, sur l'héritage des Républicains espagnols, sur la problématique de l'excision ou encore sur Bernard Laporte.

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Commentaires
a écrit le 29/09/2020 à 9:14 :
En effet, quand on voit que le travail phénoménal du consortium de journalistes qui a mit à jour le fait que mafia et finance ne sont qu'un n'est absolument pas repris par la télévision et la radio on peut facilement conclure qu'il y a deux types de journalisme. Le révérencieux qui fait la cour aux pouvoirs politiques et économique se vendant au plus offrant massacrant ainsi l'information et le courageux bien souvent fauché dont la seule quête et celle de la vérité même s'il peut se tromper au moins il essaye de chercher à mieux informer.

Le problème c'est que ce premier journalisme distribue des salaires à 5 chiffres tandis que ce second journalisme est bien souvent méprisé, traqué voir annihilé par notre pouvoir au service de la cupidité maladive de l'oligarchie et de son déclin sans fin.

Bon courage à vous parce que du fait de cette manipulation de masse actuelle orchestrée par les médias de masse les gens sont complètement paumés en matière d'information, le mieux étant de la mettre en perspective avec la sagesse et le savoir et non avec la peur et la cupidité.

Le citoyen est rincé de tous les côtés il n'est pas évident qu'il soit facile à convaincre par les temps qui courent avec des médias aux ordres qui hurlent, qui vocifèrent, qui montre comme en Chine quels sont les bons citoyens, ceux qui ont une bonne note, et les mauvais citoyens. Pas facile d'aller à contre courant des propriétaires de capitaux et d'outils de production.

La fin est importante puisque nous sommes en plein dedans depuis longtemps maintenant:


"Utilisation de la petite malhonnêteté. — La puissance de la presse consiste en ce que chaque individu qui est à son service ne se sent que très peu obligé et lié. Il dit ordinairement son opinion, mais quelquefois aussi il ne la dit pas, pour servir son parti ou la politique de son pays ou enfin soi-même. Ces petits délits de malhonnêteté ou peut-être seulement de silence malhonnête ne sont pas lourds à porter pour l’individu, mais les conséquences en sont extraordinaires, parce que ces petits délits sont commis par beaucoup de geris en même temps. Chacun d’eux se dit : « Au prix d’un si petit service, je vivrai mieux, je pourrai trouver ma subsistance ; par l’absence de tels petits scrupules, je ne me rendrai pas impossible. » Comme il paraît moralement presque indifférent d’écrire ou de ne pas écrire une ligne de plus, et encore peut-être sans signature, un homme qui possède de l’argent et de l’influence peut faire de toute opinion l’opinion publique. Celui qui sait à ce propos que la plupart des hommes sont faibles dans les plus petites choses, et qui veut atteindre par eux ses propres fins, est toujours un homme dangereux. "
Nietzsche

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