Les "Ford" de Blanquefort s’invitent à la Métropole

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Pas question de renoncer pour les salariés.
Pas question de renoncer pour les salariés. (Crédits : Agence Appa)
Un groupe de syndiqué de Ford Aquitaine Industries (FAI), emmené par Philippe Poutou (CGT), s’est invité ce vendredi matin au conseil de la Métropole.

Comme elle l'avait annoncé, la CGT de Ford Aquitaine Industries (FAI) a organisé, ce vendredi matin, une action revendicative, en s'invitant au conseil de Bordeaux Métropole, après avoir envoyé hier jeudi une lettre à Jean-Pierre Floris, le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises, dans laquelle elle réclame en particulier l'annulation par Ford du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) destiné à FAI.

L'action à Bordeaux Métropole s'inscrit dans la même démarche : celle de pousser certains élus à se mobiliser, avec les services de l'Etat, pour assurer la défense de l'usine de Blanquefort, qui emploie directement près de 900 salariés, fabrique des boîtes de vitesses automatiques et doit être définitivement fermée l'an prochain par le groupe Ford.

Réagir face "à la catastrophe annoncée"

La délégation de FAI qui est intervenue ce matin à Bordeaux Métropole a déployé dans l'espace réservé au public la même banderole que celle qu'avait utilisé l'intersyndicale ouvrière de l'usine le 20 juin devant le siège social de Ford Europe, à Cologne. "Non à la fermeture, sauvons les emplois - Don't close the factory, save the jobs". Mais les syndicalistes ont également distribué des tracts pour sensibiliser aux drames humains liés aux fermetures d'entreprises.

C'est ainsi que les syndicalistes ont pris la parole et interrompu le conseil métropolitain pour dénoncer le silence des pouvoirs publics "face à la catastrophe annoncée". Le président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a finalement interrompu la séance pour recevoir les syndicalistes. Alors que les vacances approchent à grands pas, ces derniers ne veulent pas laisser tout le champ libre à Ford et veulent faire entendre leurs voix aux salariés.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2018 à 15:09 :
ils ont raison isabelle

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