Le soutien aux villes d'équilibre, priorité de la Gironde pour 2018

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Jean-Luc Gleyze, le président PS du conseil départemental de la Gironde, entouré de ses vice-présidents, le 8 janvier 2018.
Jean-Luc Gleyze, le président PS du conseil départemental de la Gironde, entouré de ses vice-présidents, le 8 janvier 2018. (Crédits : La Tribune Bordeaux)
Équilibre des territoires et soutien aux villes moyennes, déploiement du très haut-débit, syndicat des mobilités et expérimentation sur le revenu universel. Le département de la Gironde ne manque pas de dossiers chauds pour l'année 2018.

"Solidarité, audace et optimisme" : ce sont les vœux pour 2018 de Jean-Luc Gleyze, le président socialiste du conseil départemental de la Gironde, qui place l'équilibre entre les territoires au premier rang de ses priorités. Face à une croissance démographique toujours plus dynamique (18 à 20.000 nouveaux habitants chaque année), le Département entend "corriger les déséquilibres entre les quatre espaces-types girondins : la métropole, le péri-urbain, le littoral et le rural."

"Nous allons affirmer les solidarités humaines et territoriales, assurer une égale qualité de service public partout et mettre en œuvre la justice sociale. Nous avons pour ambition d'appuyer plus fort pour soutenir et consolider ces villes moyennes qui jouent un rôle de centralité pour la périphérie rurale et permettent d'éviter le sentiment d'abandon et d'isolement", a ainsi promis Jean-Luc Gleyze.

Des "contrats de villes d'équilibre"

Concrètement, cela devrait se traduite par la signature dans le courant de l'année de "contrats de villes d'équilibre" entre le Département et une série de villes moyennes dont la liste n'est pas arrêtée mais pourrait notamment concerner Lesparre, Blaye, Coutras, Castillon, Créon, La Réole, Bazas et Langon. Citant des "opérations d'intérêt départemental", Jean-Luc Gleyze plaide pour "une approche d'ensemble liant les services publics, les commerces de proximité, l'activité économique, la couverture médicale, l'emploi, la mobilité et le numérique".

Le temps d'élaborer ces contrats, aucun crédit spécifique n'est prévu pour 2018 mais une enveloppe d'une dizaine de millions d'euros est envisagée pour 2019 en plus des moyens déjà alloués aux coopérations territoriales.

Déploiement du très haut-débit

Deux autres chantiers d'ampleur sont également mis en avant par le président du département. Le 25 janvier prochain sera dévoilé le lauréat de l'appel d'offres lancé par Gironde Numérique pour la seconde phase du plan "Haut mega" de déploiement de la fibre optique au-delà de la métropole et de Libourne. "Ce plan permettra de déployer 23.500 km de fibre dans les années qui viennent. Nous devrions brancher plus de foyers que prévu, plus vite et moins cher", se félicite Jean-Luc Gleyze.

Ce contrat de 650 M€ pour 410.000 foyers à connecter en dix ans est en effet l'un des plus importants de France et attise les convoitises des opérateurs. "Nous avons pu faire jouer à fond la concurrence entre les six candidats dans le cadre d'un dialogue compétitif", note ainsi Matthieu Rouveyre, le vice-président (PS) en charge de l'accès au numérique.

Syndicat mixte des mobilités

En 2018 comme en 2017, la question des transports en Gironde et dans la métropole reste d'actualité. S'agissant de la création d'un syndicat mixte des transports pour fluidifier la gouvernance, les choses pourraient évoluer rapidement au premier trimestre. "Alain Juppé y est favorable, je le suis aussi et Alain Rousset également. Il faut un syndicat mixte régional avec un focus particulier sur la métropole et la Gironde. J'ai bon espoir que nous puissions aboutir dès 2018", confirme ainsi Jean-Luc Gleyze.

Lire aussi : Logement et mobilité : quelles solutions pour avancer en 2018 ?

La création de cette instance, dont les contours exacts restent à préciser, pourrait être inscrite à l'ordre du jour du conseil régional, collectivité compétente, au mois de mars.

Enfin, le dossier du revenu universel, porté par la Gironde et onze autres départements (Ardèche, Ariège, Aude, Dordogne, Gers, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Nièvre, Haute-Garonne, Ille-et-Vilaine et Seine- Saint-Denis), reste l'une des priorités pour 2018. "Si la Constitution nous le permet, comme l'a souhaité le président de la République, nous sommes prêts à expérimenter ce dispositif en lien avec l'Institut des politiques publiques", a réaffirmé Jean-Luc Gleyze.

Lire aussi : Vers un revenu universel en Gironde dès 2019 ?

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Commentaires
a écrit le 10/01/2018 à 17:32 :
On évoque pas le plan collèges 2018- 2024?.....

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