Aurélie Piet : "La crise est un électrochoc dont il faut s’emparer"

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Aurélie Piet, économiste, chercheuse, auteure, conférencière, et professeure à l'Iseg à Bordeaux.
Aurélie Piet, économiste, chercheuse, auteure, conférencière, et professeure à l'Iseg à Bordeaux. (Crédits : Agence APPA)
LE MONDE D'APRES. Une fois le choc passé, la crise sanitaire peut-être vue comme une opportunité. L’occasion peut-être de remettre à plat le système monétaire, de remettre l’intérêt général au centre au-delà du profit, de changer d’indicateurs. Des pistes de réflexion nous sont proposées par l’économiste girondine, Aurélie Piet, qui publiait en avril 2019 "Quand l'homo-économicus saute à l'élastique... sans élastique" (*). Un ouvrage qui dresse des pistes pour inventer une autre économie et reste, un an après, d’actualité. Rencontre.

LA TRIBUNE - Comment percevez-vous cette crise ?

AURELIE PIET - Cette crise sanitaire s'ajoute à de nombreuses autres -démocratique, sociale, économique, environnementale- et nous confirme que notre monde est malade. C'est encore plus symbolique aujourd'hui. Cette crise met en valeur notre vulnérabilité, la fragilité de la population, les inégalités et notre inter-dépendance. Elle met aussi en évidence l'importance du service public, en premier lieu la santé et l'éducation, mais aussi de l'Etat par rapport à la notion de marché. L'Etat est fondamental. Ceci étant dit, je constate de manière générale, une grande réactivité et une mobilisation qui est rassurante. Tout le monde joue le jeu en tentant de s'adapter au mieux, y compris dans les entreprises.

Toutes ne sont pas logées à la même enseigne. Que devront-elles en tirer ?

Effectivement, il y a celles qui sont inévitablement fermées, et celles qui s'adaptent pour...

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Commentaires
a écrit le 14/04/2020 à 20:25 :
En parlant de pollution il faut remarquer que Paris dans les premières semaines de confinement n'a au final perdu que 30% de sa production, c'est beaucoup et les parisiens ont pu en profiter pour respirer, du moins une heure par jour, mais vu les embouteillages monstres dans cette ville on pouvait s'attendre à bien plus.

Il existe donc une pollution structurelle, enracinée, peut-être aussi le temps de s'y intéresser également et arrêter de se focaliser sur la bagnole dont les utilisateurs sont les productifs qui n'arrêtent pas de payer tout le temps, et ces pollueurs structurels eux ils font quoi contre leur production de pollution ?
a écrit le 14/04/2020 à 15:57 :
Elle se trompe sur un point, le PIB est un excellent indicateur de la transformation du monde, c'est même son avantage: il faut donc le garder... et le faire diminuer...pour avoir un monde plus économe en ressources et plus écologique.

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