Bordeaux, terre d'épanouissement pour les cadres ?

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(Crédits : Agence APPA)
Le site d'offres d'emploi Cadremploi publie un classement censé identifier les villes où les cadres sont le plus susceptibles de s'épanouir. Bordeaux arrive en tête devant Montpellier et Nantes.

Démographie, emploi des cadres, coût de l'immobilier, climat, transport, équipements, cadre de vie, éducation et culture mais aussi durée d'ensoleillement moyenne, taux de mentions au bac, nombre de films vus par habitant ou encore distance de la plage et de la station de ski la plus proche... La méthodologie retenue par le site Cadremploi combine une vingtaine de critères ad hoc pour établir une hiérarchie indicative des dix plus grandes villes "où les cadres peuvent s'épanouir".

Le résultat place Bordeaux à la 1re place devant Montpellier et Nantes tandis que Toulouse est classée au 7e rang, juste devant Paris. Le podium est constitué de trois métropoles où le nombre et la part des cadres sont en forte hausse et bénéficiant "d'une forte proximité avec la mer, d'un taux d'ensoleillement élevé - particulièrement pour Montpellier - et d'une bonne densité du réseau urbain [...] des atouts indéniables pour des profils en recherche d'un meilleur cadre de vie", souligne Cadremploi. Le site souligne cependant que "cette attractivité a toutefois un coût : les prix de l'immobilier ont particulièrement augmenté".

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"Face au désir des cadres de trouver un meilleur cadre de vie ou un meilleur équilibre vie pro-perso, les métropoles, notamment le trio de tête, proposent un excellent compromis autour du triptyque gagnant : dynamisme de l'emploi, prix de l'immobilier et réseau éducatif performant », considère Julien Breuilh, le directeur des études de Cadremploi. Pour en savoir plus sur la réalité du marché de l'emploi des cadres à Bordeaux, relisez notre interview de Danielle Sancier, la directrice régionale de l'Apec (Agence pour l'emploi des cadres) qui y explique notamment que :

"La motivation des cadres récemment installés est primordiale : s'ils arrivent dans le cadre d'un choix de vie personnel et qu'ils arrivent à s'ajuster aux réalités locales, les opportunités existent. Si nous sommes dans le cadre d'une évolution professionnelle, particulièrement pour les couples, soit les deux profils correspondent aux attentes locales et l'insertion professionnelle se fera, soit ces profils sont plus éloignés des besoins locaux et il faudra du temps, un repositionnement peut-être, ou alors cela ne fonctionnera tout simplement pas."

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"Lorsque l'on observe l'arrivée d'un couple de cadres franciliens à haut salaire à Bordeaux ou en Gironde, en général l'un des deux au moins doit consentir un compromis conséquent soit sur le poste, soit sur le salaire. Au moins dans un premier temps. Et il ne faut pas non plus négliger la piste de l'intérim ou du CDD pour rebondir voire même pivoter vers un nouveau métier", confirme à La Tribune Céline Fortinon, directrice du bureau de Bordeaux du cabinet de recrutement S&You (groupe Synergie).

De quoi éclairer le décalage entre les intentions et les réalisations des projets d'installations professionnelles en Nouvelle-Aquitaine. Selon une étude de l'Apec publiée l'été dernier, la Nouvelle-Aquitaine est ainsi envisagée par 38 % des cadres souhaitant quitter l'Ile-de-France mais seulement 25 % de ceux qui ont réellement répondu à au moins une offre d'emploi l'ont fait en Nouvelle-Aquitaine.

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