La Nouvelle-Aquitaine et PACA, plébiscitées par les cadres franciliens rêvant de mobilité

 |   |  465  mots
La Nouvelle-Aquitaine est citée comme la destination favorite des cadres franciliens en mal de mobilité, mais elle n'est que 3e sur le podium des candidatures effectives
La Nouvelle-Aquitaine est citée comme la destination favorite des cadres franciliens en mal de mobilité, mais elle n'est que 3e sur le podium des candidatures effectives (Crédits : Headway / Unsplash)
38 % des cadres franciliens tentés par la mobilité professionnelle citent la Nouvelle-Aquitaine comme leur destination potentielle favorite. L'étude « Attractivité des régions pour les cadres d'Ile-de-France », publiée par l'Apec, confirme l'attractivité de Bordeaux et de sa région. Provence-Alpes-Côte-d'Azur figure sur la 2e marche du podium, devant les Pays-de-la-Loire. Ces cadres franciliens se disent prêts à faire des concessions, en termes de salaire et de responsabilités. Mais ils ne sont finalement que 10 % à postuler concrètement hors d'Ile-de-France.

Menée par l'Observatoire de l'emploi cadre de l'Apec, l'étude "Attractivité des régions pour les cadres d'Ile-de-France" publiée ce mois-ci indique que parmi les cadres franciliens prêts à changer de poste dans les trois ans, 58 % se disent prêts à quitter l'Île-de-France. La promesse d'un meilleur cadre de vie est citée par sept personnes sur dix comme la principale motivation, devant les possibilités d'emploi dans la région puis les attaches familiales et sociales. La mobilité géographique hors d'Ile-de-France semble, toujours d'après l'enquête, séduire davantage les profils de moins de 30 ans (74 %, contre 50 % de plus de 50 ans).

La Nouvelle-Aquitaine est citée comme destination potentielle préférée des cadres franciliens par 38 % des sondés, devançant PACA (31 %), Pays-de-la-Loire (26 %), Auvergne-Rhône-Alpes (25 %), Occitanie (24 %), Bretagne (23 %). La Normandie (13 %), le Centre-Val-de-Loire (9 %), Grand Est (7 %), les départements d'Outre-Mer (7 %), Bourgogne-France-Comté (6 %) complètent le classement, alors que les Hauts-de-France (5 %) et la Corse (3 %) ferment la marche.

emploi cadres

Lire aussi : Emploi des cadres : la Nouvelle-Aquitaine devrait sur-performer en 2019

Des envies d'ailleurs, mais des candidatures effectives là où le marché est le plus important

"Les concessions nécessaires à ce changement de vie ne semblent pas être un obstacle puisque près de trois-quart des cadres se disent prêts à prendre un poste avec moins de responsabilités et près de 6 sur 10 à concéder une baisse de leur rémunération", ajoute l'Apec. Concessions utiles en effet : les acteurs de l'emploi bordelais soulignent tous, depuis quelques années, l'arrivée de cadres franciliens occupant des fonctions stratégiques et transversales qui déchantent en découvrant, en Gironde, un tissu majoritairement composé de petites PME à la recherche de profils très opérationnels.

L'étude prouve également que de l'envie à l'action, il y a un gouffre : 10 % seulement des cadres tentés par la mobilité professionnelle postulent hors d'Ile-de-France. Ces derniers sont rêveurs peut-être, mais lucides sur la réalité des différents marchés de l'emploi. Le podium des régions qui ont recueilli le maximum de candidatures effectives est totalement différent de celui des zones les plus attractives. "En 2019, une majorité de cadres a candidaté dans les régions où les offres d'emploi sont les plus nombreuses, et en premier lieu en Auvergne Rhône-Alpes", qui concentre 11 % des recrutements cadres cette année, en 2e position nationale derrière l'Ile-de-France. Provence-Alpes-Côte-d'Azur, puis la Nouvelle-Aquitaine, complète le podium des régions drainant des candidatures effectives.

emploi cadres

Le site Cadremploi vient également de faire paraître son étude, tirée d'un questionnaire en ligne, sur les métropoles, et non les régions, citées par les cadres franciliens comme destinations favorites dans le cadre d'une mobilité professionnelle. Voici les résultats de ce baromètre : Bordeaux (54 % des intentions) caracole devant Nantes (48 %) et Lyon (34 %).

Cadremploi

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/08/2019 à 9:33 :
"et près de 6 sur 10 à concéder une baisse de leur rémunération"

Pas tous, car l'enquête publiée par Cadremploi en 2017 précisait néanmoins que cette tendance touche avant tout les "hauts revenus" puisque 68% des cadres prêts à cette baisse de revenu gagnent "plus de 90.000 euros par an".
a écrit le 29/08/2019 à 11:05 :
Régions proches des l'océan et de la mer, les productifs rêvent du grand air, logique.

On suppose par contre que les grosses chaleurs de PACA vont finir par nuire à l'attractivité de celle-ci, elle ferait mieux d'y réfléchir dès maintenant en reboisant et en empêchant l'agro-industrie de gaspiller toute son eau.

Mais nous autres aussi hein pouvons nous y atteler et urgemment également !
a écrit le 29/08/2019 à 10:37 :
Qu’ils y restent dans leur région pourrie....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :