Jacques Faurens, le patron bordelais du Réseau des capitales de grands vignobles, est confiant

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Jacques Faurens, élu de la CCI Bordeaux Gironde, est aussi le président du Réseau des capitales de grands vignobles.
Jacques Faurens, élu de la CCI Bordeaux Gironde, est aussi le président du Réseau des capitales de grands vignobles. (Crédits : DR)
Premier président élu du Réseau des capitales de grands vignobles, organisation internationale fondée il y a 20 ans par les Bordelais, qui fédère aujourd'hui 10 villes, Jacques Faurens se réjouit de la montée en puissance de l'oenotourisme.

Le Réseau des capitales de grands vignobles (RCGV), ou Great wine capitals global network (GWCGN), a fêté son 20e anniversaire la semaine dernière au Palais de la Bourse à Bordeaux. Aucun hasard dans le choix du lieu puisque c'est précisément dans une aile de ce magnifique palais du XVIIIe siècle que se trouve le siège la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux Gironde (CCIBG), à l'origine de la création de ce réseau international voué à la promotion de l'oenotourisme.

Le RCGV regroupe aujourd'hui dix villes : Adélaïde (Adelaïde Hills / Australie du Sud), Bilbao (Rioja / Espagne), Bordeaux (Bordeaux / France), Lausanne (Lavaux / Suisse), Mayence (Rheinhessen - pour Hesse rhénane / Allemagne), Mendoza (Mendoza / Argentine), Porto (Porto / Portugal), San Francisco (Napa Valley / Etats-Unis), Casablanca (Casablanca Valley / Chili) et Vérone (Valpolicella / Italie).

"Jusqu'à 2018, date de mon élection, le réseau était présidé chaque année par le représentant de la ville où se tenait la conférence. Cette dernière draine des représentants des différentes villes mais aussi des délégations d'affaires qui les accompagnent. Cette année c'est la délégation d'Argentine qui était vraiment la plus nombreuse à Bordeaux. J'ai été sélectionné par le réseau sur proposition australienne, d'où mon élection l'an dernier à la conférence d'Adélaïde" rembobine Jacques Faurens.

Le président s'est très investi dans l'élaboration de la nouvelle feuille de route stratégique du réseau, qui a été adoptée il y a un mois.

Une activité féminine en plein développement

Le nouveau plan de développement s'appuie sur quatre axes : l'élargissement du réseau, la promotion de la marque, les relations internes et la recherche de partenariats.

"Nos partenaires bordelais nous ont beaucoup appuyés. Aujourd'hui le réseau compte dix villes et l'objectif est de récupérer les deux que nous avons perdues. Il s'agit de Christchurch (Canterbury / Nouvelle-Zélande - NDLR) et du Cap, en Afrique du Sud. Les Sud-Africains sont partis à cause de dissensions entre leurs représentants. Et puis nous avons des candidats déclarés, parmi lesquels on trouve des Autrichiens et des Chinois. Mon premier objectif est de récupérer les villes de Christchurch et Le Cap" éclaire le président.

La promotion de la marque est de son côté stratégique parce que le "Great wine capitals global network" est déjà devenu un réseau de référence.

"Cette marque est déposée dans le monde entier. A l'aéroport de Valparaiso, au Chili, cette marque est mise en avant. Donc ce serait bien de la voir à l'aéroport international de Bordeaux. C'est nous qui avons initié la création de ce réseau, avec le président de la CCI Bertrand de Bentzmann et le triptyque : un vignoble, une ville, un pays. L'idée c'est de réinventer le réseau et d'y réintégrer des préoccupations actuelles, par exemple sur les pesticides, dans le cadre de l'oenotourisme" déroule Jacques Faurens.

En 20 ans tout a changé dans l'oenotourisme

Ce dernier n'est pas peu fier que la CCI de Bordeaux Gironde ait fortement contribué à la création "Best of wine tourism", qui s'impose aujourd'hui comme "le plus vieux et le plus reconnu" des concours dédiés à l'oenotourisme, avec ses sept catégories.
Cette activité touristique autour du vin et des domaines viticoles est une vieille préoccupation dans le vignoble bordelais, qui a pendant longtemps semblé ne devoir jamais réellement aboutir.

"Oui c'est vrai, il y a 20 ans il ne se passait pas grand-chose en oenotourisme à Bordeaux. A l'époque nous avions comme modèles la Nappa Valley et l'Afrique du Sud, qui étaient très en avance. Aujourd'hui la situation est très différente puisque pour ce concours international 2019 des Bests of wine nous avons eu à traiter 86 dossiers de candidatures venues de Bordeaux !" se réjouit le président.

Ce dernier est aujourd'hui à mi-mandat présidentiel à la tête du réseau, très heureux de voir cette nouvelle activité monter en puissance, "avec 80 à 89 % de femmes".

Lire aussi : Oenotourisme (Best of wine tourism) : le meilleur site mondial se trouve dans le Bordelais

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