Darwin : Bordeaux Métropole Aménagement va-t-elle renoncer à sa demande d'expulsion ?

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(Crédits : Objectif Aquitaine)
L'audience prévue lundi 16 septembre au tribunal de grande instance de Bordeaux pourrait aboutir au désistement de la SAS Bastide Niel de sa demande d'expulsion d'une partie de Darwin, selon Philippe Barre, le cofondateur de l'écosystème.

Le climat serait-il à l'apaisement entre l'écosystème Darwin et la SAS d'aménagement Bastide Niel, qui associe Bordeaux Métropole Aménagement (BMA) et les bailleurs sociaux Aquitanis et Domofrance ? Les Darwiniens sont toujours assignés lundi 16 septembre au tribunal de grande instance (TGI) de Bordeaux pour un référé en expulsion mais il semble que la SAS Bastide Niel envisage finalement de se désister. Cela reviendrait à renoncer à la procédure d'expulsion des abords des hangars, de l'allée centrale et de l'ensemble des rues à l'intérieur de l'ancienne caserne.

"Les élus locaux ont demandé à BMA de nous signifier avant l'audience un désistement à la fois en instance, c'est-à-dire temporaire, et en action qui serait définitif. Or, ce matin, les avocats de BMA nous ont indiqué par courrier qu'ils envisageaient de se désister à la barre lundi et seulement en instance ! Ils laissent ainsi planer encore une fois l'incertitude alors que nous sommes déjà dans une situation de vulnérabilité depuis trois ans", explique à La Tribune Philippe Barre, cofondateur de l'écosystème Darwin qui attend de la part de BMA "des actes forts et certains".

La mairie prône l'apaisement

Du côté de la ville de Bordeaux, qui est le premier actionnaire de BMA avec 45,11 % du capital, le maire Nicolas Florian affiche sa "volonté d'apaisement" et sa détermination à régler rapidement le différend entre les deux acteurs. "Ne soyons pas dans l'irrationnel, ne tombons pas dans le syndrome 'Perdu de vue' où les gens ne se parlaient plus pendant des années avant de se retrouver en pleurant de joie... Je veux être le Jacques Pradel de Darwin pour que tout le monde se parle et travaille ensemble", a-t-il déclaré le 12 septembre en référence à l'animateur de cette émission télévisée diffusée de 1990 à 1997. La mairie se dit prête à discuter calmement mais fermement avec les deux acteurs pour sortir du conflit mais refuse de s'exprimer sur l'audience du 16 septembre. De son côté, Bordeaux Métropole Aménagement n'a pas répondu à nos sollicitations.

Pour rappel, un conflit juridique latent oppose les deux structures depuis de long mois au sujet de la propriété et de l'usage des abords des hangars et de l'allée cavalière de l'ancienne caserne Bastide Niel sur fond d'aménagement de la ZAC (zone d'aménagement concerté). Une médiation initiée en octobre 2018 a fait long feu en mars dernier lorsque Darwin a annoncé se retirer de la procédure, considérant que parallèlement continuait "la politique du fait accompli qui consiste en l'avancement à marche forcée de travaux contestés et inutiles notamment sur la rue centrale principal accès à la Caserne". Un retrait "vivement regretté" par Bordeaux Métropole Aménagement à l'époque, ne manquant pas de dénoncer "une attitude de blocage des représentants de Darwin".

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