La nouvelle PDG de L'Onglerie affiche ses ambitions pour le réseau de franchises

Créé en 1983 à Bordeaux, le réseau de franchise du soin des ongles L’Onglerie a été racheté par Angélique Gascoin, une ancienne franchisée désormais PDG qui affiche ses ambitions et détaille ses axes de développement. De 115 instituts, elle vise les 150 salons et un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros d’ici à 2025.

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Angélique Gascoin est PDG de L'Onglerie depuis octobre 2021.
Angélique Gascoin est PDG de L'Onglerie depuis octobre 2021. (Crédits : HL)

A la tête de quatre salons L'Onglerie en Loire-Atlantique, Angélique Gascoin a eu envie de se lancer de nouveaux challenges. "En 2017, j'ai frappé à la porte des propriétaires du réseau créé à Bordeaux en 1983 et j'ai finalement racheté le franchiseur en octobre 2021 grâce à une opération de MBI (management buy in) avec le soutien du fonds d'investissement Ciclad", confie-t-elle. Et moins d'un an après être devenue la nouvelle PDG de L'Onglerie, elle affiche ses ambitions.

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De 115 instituts qui emploient aujourd'hui 290 collaborateurs, Angélique Gascoin souhaite ainsi passer à 150 instituts à horizon 2025 et projette d'atteindre, à cette même date, 20 millions d'euros de chiffre d'affaires. "Nous étions à 17 millions en 2019 avant la crise, 12 millions en 2020, 15 millions en 2021. En mai de cette année, nous étions déjà au-dessus des chiffres de 2019 qui est notre année de référence", dévoile-t-elle, optimiste.

"Chaque salon réalise en moyenne entre 150 et 200.000 euros de chiffre d'affaires et tourne avec deux ou trois personnes, la franchisée assurant elle-même les soins. Avec ce modèle, la rentabilité est atteinte dès la première année", explique Angélique Gascoin.

Former et constituer un vivier

Selon ses projections, Angélique Gascoin souhaite ouvrir plus de huit nouveaux instituts par an, notamment dans l'est et le sud-est de la France où le réseau est moins présent et où elle recrute  donc activement et forme. Mais au-delà de former ses franchisés et de délivrer une certification professionnelle de niveau 5 européen équivalent à un Bac + 2, L'Onglerie a créé une filiale, Ofélie, pour une formation de pose d'ongles ouverte au grand public. "Pour nous, cela représente un vivier de personnel susceptible ensuite de nous rejoindre", souligne Angélique Gascoin qui précise qu'aucun diplôme n'est aujourd'hui requis pour ouvrir un salon dans l'univers des ongles. Selon Angélique Gascoin, il y aurait 20.000 inscrits auprès des chambres de commerce et d'industrie.

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Développer la vente de ses produits

En parallèle, l'entreprise prévoit de continuer à investir en R&D pour développer de nouvelles gammes de produits. "Peu de personnes savent que nous concevons et distribuons des produits y compris parmi notre clientèle", reconnait-elle. Des crèmes, des gommages, des soins, des vernis pour le grand public mais aussi des gels ou des résines pour la pose de faux ongles à destination des professionnels. "Nous avons un gros axe d'amélioration concernant la vente de produits qui représente environ 4 % du chiffre d'affaires alors que j'ai pour ambition d'atteindre au moins 15 %", explique Angélique Gascoin.

Alors que la vente en ligne est désormais possible, l'objectif est également de booster la communication du réseau. L'Onglerie qui fait désormais appel à des influenceuses, consacre 300.000 euros de budget au marketing.

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