KAZoART lève 600.000 € et recrute pour investir le marché de l'art européen

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Créée en 2015, KAZoART a bouclé en décembre 2017 une levée de fonds de 600.000 €.
Créée en 2015, KAZoART a bouclé en décembre 2017 une levée de fonds de 600.000 €. (Crédits : KAZoART)
Appliquer les principes de l'e-commerce au marché de l'art : c'est le créneau de la startup KAZoART, installée à Bordeaux depuis 2016. La jeune pousse continue de grandir avec une levée de fonds de 600.000 euros bouclée fin 2017 et neuf recrutements prévus cette année. En ligne de mire : les marchés britannique et allemand et leur fort potentiel de croissance pour la vente d’œuvres d'art en ligne.

Lancé en septembre dernier, ce second tour de table financier a permis à KAZoART de lever 600.000 € en moins de quatre mois. La plateforme de vente d'art en ligne, créée à Paris en 2015, est venue s'installer à Bordeaux un an plus tard à l'initiative de sa fondatrice et directrice générale, Mathilde Le Roy. Accompagnée à son arrivée par Héméra, elle a déjà levé 300.000 € en 2016 auprès de business angels et de Bpifrance. Des partenaires toujours présents pour cette nouvelle levée de fonds "mi parisienne, mi bordelaise" qui réunit également Héméra - "dont la signature a permis de crédibiliser le projet auprès des autres financeurs", souligne Mathilde Le Roy - le fonds Expanso Capital de la Caisse d'Epargne Aquitaine Poitou Charentes et le fonds Arts & Métiers Business Angels, monté par les anciens élèves d'Arts & Métiers ParisTech.

Développements au Royaume-Uni et en Allemagne

Ces nouveaux fonds donnent de la visibilité à KAZoART qui, trois ans après son lancement, a réussi à se faire une place sur le marché en ligne de la vente directe d'œuvres entre artistes et amateurs d'art. L'entreprise emploie désormais 6 personnes pour "un chiffre d'affaires qui a triplé chaque année pour atteindre quelques centaines de milliers d'euros en 2017", confie Mathilde Le Roy. La dirigeante espère maintenir un rythme de croissance similaire voire supérieure dans les deux ans qui viennent. Lors de sa création, KAZoART visait un chiffre d'affaires de 5 M€ à l'horizon 2018.

Cela passera par la poursuite de son développement sur le marché français et francophone tout en se lançant dans deux pays européens à fort potentiel : "le marché britannique, très mature mais aussi très concurrentiel, et le marché allemand, encore vierge et qu'il va falloir convertir", analyse Mathilde Le Roy. Objectif : "devenir un acteur de référence en Europe à l'horizon 2020" alors que le marché mondial de l'art en ligne devrait dépasser 9 Md$ en 2022 (étude Hiscox 2017). La plateforme revendique actuellement une communauté de 100.000 acheteurs potentiels et de 500 artistes référencés. Un chiffre qu'elle espère décupler d'ici à 2020.

9 recrutements annoncés pour 2018

Pour assurer ce changement d'échelle, les effectifs de KAZoART devrait passer de six à quinze salariés cette année ! Tous les postes seront basés à Bordeaux.

"Dans un premier temps, nous cherchons un responsable marketing professionnel de l'e-commerce, un lead développeur pour le site et un responsable éditorial et content manager. On étoffera ensuite ces trois fonctions, notamment pour la relation client, la fidélisation, les relations avec les artistes, etc.", détaille Mathilde Le Roy. Vu notre activité et nos projets à l'international, les profils anglophones et ceux qui ont un intérêt pour l'art sont les bienvenus !"

Sur le plan commercial, la recette de KAZoART n'a pas bougé depuis trois ans. La plateforme se rémunère via une commission de 30 % perçue sur chaque transaction "contre 50 % en général pour une galerie d'art traditionnelle", assure la dirigeante. Si le panier moyen dépensé sur le site est resté stable autour de 350 €, Mathilde Le Roy observe à la fois une multiplication des achats de faible montant et nombre croissant de transactions importantes avec un pic enregistré pour une sculpture vendue à 4.000 € ! Plus globalement, la concurrence sur le marché mondial de l'art en ligne se fait précisément sur ces montants inférieurs à 5.000 $ qui concentrent 79% des acheteurs, selon l'étude Hiscox 2017.

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