Vins de Bordeaux : l'association Alerte aux toxiques condamnée pour dénigrement

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Une manifestation contre l'utilisation de pesticides dans la viticulture à Bordeaux en juillet 2020.
Une manifestation contre l'utilisation de pesticides dans la viticulture à Bordeaux en juillet 2020. (Crédits : MG)
L'association Alerte aux toxiques a été condamnée ce jeudi 25 février à verser 125.000 euros à l'interprofession des vins de Bordeaux et aux autres plaignants. Le tribunal de Libourne a reconnu le caractère dénigrant des affirmations publiées par l'association l'an dernier. Celle-ci va faire appel.

Le procès opposait le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) et 25 entreprises et organisations (viticulteurs, négociants, fédérations, syndicats d'appellations) à l'association Alerte aux toxiques, dont Valérie Murat est la porte-parole. Celle-ci avait publié en septembre 2020 sous le titre ""La HVE encore gourmande en pesticides !", des résultats d'analyses de résidus de pesticides réalisées dans 22 bouteilles de vin en label Haute valeur environnementale (HVE), dont  19 bouteilles de vin de Bordeaux, suscitant l'ire des professionnels girondins du vin.

Lire aussi : Vin de Bordeaux : pourquoi le verdict de Libourne pourrait changer la perception sur le label HVE

Le tribune judiciaire de Libourne a rendu sa décision ce jeudi 25 février en condamnant l'association après avoir estimé que les publications d'Alerte aux toxiques sont "dénigrants et constituent une faute" vis-à-vis des vins de Bordeaux. Dans sa décision que La Tribune a pu consulté, le tribunal relève que l'association Alerte aux toxiques a communiqué "un rapport volontairement tronqué et dénigrant qui ne peut être considéré comme mesuré" et ajoute : "ce dénigrement a porté nécessairement préjudice au vignoble bordelais qui tend à modifier ses pratiques."

125.000 euros d'amende

Le tribunal de Libourne condamne l'association et Valérie Murat à cesser toute diffusion des propos dénigrants ; à supprimer les articles incriminés sur leurs sites et réseaux sociaux d'ici quinze jours sous peine d'une astreinte journalière de 500 euros ; à publier la décision de justice sur la page d'accueil de leur site ; et à verser 100.000 euros au CIVB et 25.000 euros aux autres plaignants au titre de dommages et intérêts. L'association et Valérie Murat devront également publier à leurs frais, dans la limite de 800 euros par insertion, la décision de justice dans les journaux Le Parisien, Le Monde, Sud Ouest et Vitisphère.

Valérie Murat, qui est soutenue dans son combat par une quarantaine d'ONG et plusieurs responsables politiques, a d'ores et déjà indiqué son intention de faire appel. En face, cette décision est évidemment accueillie avec soulagement par le CIVB : "Au-delà du caractère hautement critiquable de la méthodologie employée, les résultats confirmaient en réalité que tous les vins analysés étaient parfaitement irréprochables", réagit ainsi Bernard Farges, président du CIVB, se félicitant que "le dénigrement collectif à l'égard des vins de Bordeaux soit reconnu par la justice."

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Commentaires
a écrit le 26/02/2021 à 11:20 :
LOL !

Alors certes il y a moins de sulfatages et autres empoisonnements de la terre c'est une vérité mais on part de tellement loin ! Ca y est d'ailleurs, ils ont fait le lien officiel cette semaine entre leucémies et pesticides.

Tandis que c'est leurs poisons à répétition qui tue à petit feu le Bordeaux, c'est la faute de ceux qui le dénoncent, si si... Pitoyable lobby du vin bordelais complètement à côté de la plaque, ils sont nuls, incompétents et comme tous les incompétents vont chercher la faute chez les autres.

Oligarchie en déclin dont la première preuve est belle et bien ce réflexe de chercher à tuer le messager quand les nouvelles sont mauvaises. Et bien écoutez les gars hein, puisque vous aimez si peu le vin, votre vin même, continuez donc de le tuer, yen a partout ailleurs en France !

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