Mérignac, la ville aéroportuaire de Bordeaux Métropole, compte survivre à la LGV

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L'aérogare dédiée au trafic low cost à l'aéroport de Bordeaux Mérignac est un symbole du virage stratégique pris pour gonfler le trafic passager.
L'aérogare dédiée au trafic low cost à l'aéroport de Bordeaux Mérignac est un symbole du virage stratégique pris pour gonfler le trafic passager. (Crédits : DR)
Malgré l’arrivée de la LGV à Bordeaux, Mérignac, où se trouvent l’aéroport international et les navettes quotidiennes d’Air France vers Paris, va très bien et va continuer à se développer, a voulu faire savoir ce lundi matin le maire Alain Anziani.

Non les premiers coups de boutoir de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris ne font pas trembler Mérignac, où se trouve l'aéroport international et les navettes quotidiennes d'Air France entre les deux villes. Des navettes d'Air France qui sont la cible principale de la SNCF, qui espère à terme convertir 700.000 à 800.000 passagers volants aux vertus du rail grâce au nouveau TGV.

"La LGV Bordeaux-Paris va-t-elle porter un coup fatal à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac ? Ce n'est pas du tout mon sentiment. Les deux territoires de Mérignac et Bordeaux ne sont pas en opposition mais en complémentarité" a prévenu en douceur ce lundi matin Alain Anziani, maire (PS) de Mérignac, vice-président de Bordeaux-Métropole lors du bilan économique semestriel de sa ville, présenté en compagnie de Marie Récalde, responsable de l'innovation et de l'éducation, et Jean-Marc Guillembet, en charge du budget, de l'économie et de l'emploi.

Nexity à la relance du 45ème parallèle

"L'activité de l'aéroport est bonne, a poursuivi l'élu, et nous travaillons en étroite collaboration ensemble. Si nous ne sommes pas inquiets, c'est que les grands comptes ont renouvelé leurs abonnements à Air France (soit 15.000 à 20.000 billets par an - NDLR) et que la compagnie maintient la totalité de ses navettes quotidiennes entre Bordeaux et Paris jusqu'à octobre, date à laquelle un premier bilan sera fait. Ce bilan sera important car si Air France réduit ses cadences, cela aura des incidences" ne cache pas Alain Anziani.

Pour autant l'aéroport reste une zone dynamique en croissance soutenue.

"L'aéroport va investir 25 à 30 M€ dans la construction d'un nouveau terminal aéroportuaire entre les halls A et B" a ainsi évoqué le maire, sans s'appesantir sur la forte croissance du trafic passager enregistré depuis des années par l'aéroport international grâce au développement du low-cost. Alain Anziani a rappelé que Nexity avait repris à son compte l'énorme programme immobilier du 45e Parallèle, qui va sortir de terre devant l'entrée de l'aéroport. Avec Nexity c'est une première tranche à 20 M€ d'investissement qui est lancée. Le 45e Parallèle doit à terme développer 30.000 m2 de bureaux, avec un centre de congrès, et accueillir un hôtel haut de gamme : "Hilton a signé" a dévoilé Alain Anziani.

130 M€ d'investissements actés

Et puis l'élu estime que la ligne à grande vitesse est une chance pour l'aéroport car même si les navettes Air France sont touchées, l'amélioration des liaisons directes entre la gare de Bordeaux et l'aéroport, avec le tram probablement d'ici 2021, va créer un immense hub qui fonctionnera dans les deux sens. La zone de l'aéroport et celle du pôle d'activité Aéroparc font partie de l'opération d'intérêt métropolitain (OIM), grand périmètre où l'on trouve notamment Dassault, Sogerma et Thales.

"La semaine dernière 130 M€ d'investissements ont été actés, dont 80 M€ au titre du tramway, pour améliorer la mobilité sur le territoire de l'OIM, dont les deux tiers se trouvent à Mérignac" a éclairé le maire. La création d'une nouvelle liaison sur ce même périmètre via un bus à haut niveau de service, demandée conjointement par Alain Anziani et Franck Raynal, maire de la commune voisine de Pessac, a également été actée.

10.000 m2 pour Technowest

Alain Anziani se félicite que l'aéroport international de Bordeaux-Mérignac soit l'un des rares à disposer de réserves foncières et d'une main d'œuvre qualifiée. Ce qui va lui permettre d'accueillir l'extension de l'Aérocampus, centre dédié à la formation à la maintenance aéronautique, à Latresne, et qui n'a plus de place pour se développer.

"L'Aéroparc va aménager une première tranche de 10.000 m2 pour accueillir Bordeaux Technowest, qui change de quartier. Puis une deuxième tranche qui sera dédiée à l'extension de l'Aérocampus" résume Alain Anziani.

La création du Village Décathlon, dans le domaine de Pelus, est un autre élément très porteur pour Mérignac. Cultura y a déjà posé à la mi-mai la première pierre de son futur campus de 7.000 m2, où sont attendus 400 collaborateurs. La première pierre du simulateur de chute libre Full Fly sera posée ce lundi 10 juillet, tandis que le spa Royaume des sens sera ouvert au public le 27 juillet. Il devrait s'agir du plus grand spa de France. Et la société Trampoline Park, à Bordeaux, a déposé un permis de construire pour installer son siège social dans ce village mérignacais un peu particulier.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2017 à 20:31 :
Sans parler des vols "long courrier" avec des A320 sur l'ocean indien avec Mayotte comme porte avion et bien d'autres destinations.Y a-t-il besoin d'un autre aéroport à Nantes maintenant qu'il y a la LGV????

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