Covid-19 : départ de nouveaux volontaires soignants néo-aquitains à Mulhouse

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C'est ce bus du Football Club des Girondins de Bordeaux qui a convoyé ce jeudi les soignants néo-aquitains à Mulhouse.
C'est ce bus du Football Club des Girondins de Bordeaux qui a convoyé ce jeudi les soignants néo-aquitains à Mulhouse. (Crédits : FCGB)
La Nouvelle-Aquitaine intensifie l'accueil de malades des régions saturées et continue à envoyer de nouveaux groupes de soignants pour soulager les équipes les plus sous pression, dans le Grand-Est et en Ile-de-France. Avec le plan Résilience, qui englobe la totalité des opérations assurées par l'armée, des unités de la Légion étrangère sont déployées dans la région.

Alors que les premières équipes de personnels soignants néo-aquitaines parties ce dimanche 29 mars pour offrir un peu de répit aux personnels des hôpitaux de Metz et Nancy sont rentrées, un nouveau contingent a pris la route à destination de Mulhouse ce jeudi 2 avril à bord d'un bus prêté par le club de football des Girondins de Bordeaux. "Il s'agit d'un ensemble de 17 professionnels de santé divisé en deux groupes. Le premier va rester cinq jours à Mulhouse et le second dix jours", a précisé le docteur Daniel Habold, directeur de la santé publique, à l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, ce vendredi 3 avril lors du point presse de Fabienne Buccio, préfète de Gironde et de la Nouvelle-Aquitaine.

A noter que sur les 17 partants à Mulhouse, un groupe de sept soignantes et soignants vient du Béarn. Le contingent néo-aquitain parti en renfort dimanche dernier 29 mars en Lorraine a été le premier de ce type en France. La Nouvelle-Aquitaine va recevoir presque dans le même temps un nouveau groupe de 24 malades qui doivent arriver ce vendredi par TGV médicalisé dans la région, en provenance de Strasbourg. Ce qui va porter le nombre de malades du Grand-Est traité en réanimation ou soins critiques dans les hôpitaux néo-aquitains à 84.

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Pas d'excès de mortalité en Nouvelle-Aquitaine

Hors apport des malades issus d'autres régions beaucoup plus touchées, le nombre de patients néo-aquitains hospitalisés à cause de ce virus issu d'un pangolin était de 705 ce jeudi 2 avril, dont 221 en réanimation, pour un total de 94 décès depuis le début cette crise épidémique, soit +12 en 24 heures. Comme l'a souligné Daniel Habold il se confirme que cette maladie frappe prioritairement les hommes, qui représentent 60 % des malades et 73 % de ceux qui sont en réanimation.

Exprimée par tranches d'âge cette épidémie, relève l'ARS, touche d'abord les plus âgés, puisque 75 % des contaminés ont plus de 60 ans. La bonne nouvelle c'est que 495 patients néo-aquitains guéris ont pu rentrer chez eux. "Il n'y a pour le moment pas d'excès de mortalité en Nouvelle-Aquitaine, même s'il faut prendre tous ces chiffres avec précaution", a prévenu le docteur Habold.

Le général Matthieu Pelissier, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, était au côté de la préfète qui a précisé que les interdictions de quitter les académies d'Ile-de-France et d'Occitanie, où les vacances scolaires commencent ce samedi 4 avril, étaient tout à fait fermes. Ainsi les contrevenants ne pourront pas se contenter de payer une amende de 135 euros et de continuer leur route, ce qui ne serait qu'une forme de tri social. Ils devront faire demi-tour et réintégrer leurs pénates.

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Résilience : un dispositif global avec la Légion étrangère

Ce sont bien les policiers et les gendarmes et non des forces strictement militaires qui seront chargées de faire appliquer ces règles de confinement en temps de vacances scolaires. Le général Pelissier était présent pour présenter les grands axes du nouveau plan Résilience, qui va se traduire à compter de ce vendredi par le déploiement d'une demi-brigade de la Légion étrangère dans la région.

"Le plan Résilience inclut tout d'abord le déploiement de matériels et de personnels au service de la lutte contre la pandémie, avec l'Airbus A330 Morphée de l'armée de l'air, qui transport les malades, mais aussi des hélicoptères des armées de l'Air et de Terre, et de la Marine, avec trois porte-hélicoptères, sans oublier à Bordeaux l'hôpital des armées Robert Picqué. Le deuxième axe consiste à assurer des missions de transport de fret ou la mise à disposition d'emprises militaires. Le troisième axe consiste à réaliser des missions de dissuasion auprès de points sensibles", a déroulé en substance le général.

Ce dernier a mis en avant l'agilité et la flexibilité de ce nouveau dispositif qui va être déployé à Bordeaux, mais aussi Agen, La Rochelle, Limoges et Poitiers.

La préfète Fabienne Buccio a enfin précisé qu'il serait désormais possible de télécharger les attestations de déplacement dérogatoires sur smartphones. Car elles seront directement générées par le ministère de l'Intérieur et dotées d'un QR code contenant la date et l'heure de leur création. Avec la précision de l'heure de mise en service et de péremption de l'attestation.

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