MySofie, cette startup qui a choisi le télétravail dès sa création

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Philippe Baranski et Aymeric Méhu, les deux fondateurs de MySofie.
Philippe Baranski et Aymeric Méhu, les deux fondateurs de MySofie. (Crédits : Anne Loubet)
Même avant l’apparition du coronavirus, les 14 collaborateurs de MySofie travaillaient à distance, quelle que soit leur ville. La startup dont le siège est basé à Bordeaux est satisfaite de ce modèle mais insiste sur l’importance de mettre en place des visio-conférences quotidiennes. Une semaine d’immersion totale est par ailleurs prévue tous les trois mois. MySofie, une solution d’agrégation de prestations santé, compte parmi ses collaborateurs un grand nombre de profils tech.

L'un travaille à Bordeaux, quand d'autres sont installés à Marseille, Lille, Clermont-Ferrand, Auterive près de Toulouse, ou encore Lyon. Les 14 collaborateurs de la startup qui a créé MySofie, une solution d'agrégation de prestations santé développée par Everest HC, et dont le siège social est basé à Bordeaux, ont la particularité de faire du télétravail au quotidien, à longueur d'année. On parle d'ailleurs de "remote workers", essentiellement des profils tech pour cette startup. Ce n'est toutefois pas une réponse à l'épidémie de Coronavirus. C'est un choix qui a été fait par les deux fondateurs, Philippe Baranski et Aymeric Méhu, au moment de la création de la société en juin 2017.

"Quel est l'intérêt de faire venir les gens tous les matins dans un même endroit ?", interroge Philippe Baranski.

"Quelque chose à expérimenter"

Pour lui le modèle de travail à distance fonctionne, mais sous certaines conditions :

"Nous ne demandons pas à nos collaborateurs d'être à leur bureau de 8h à 17h, chacun s'organise. En revanche, nous organisons une visio-conférence quotidiennement et tous les trois mois, nous sommes en immersion totale pendant une semaine. Nous ne disposons pas de local commun fixe, ce qui est plus souple économiquement, mais nous louons un établissement dans lequel nous travaillons sur des sujets spécifiques ou en continuité de nos activités. On vit ensemble, on apprend à se connaître et il en ressort une nouvelle énergie. Qui connaît vraiment ses collègues dans une entreprise de 200 ou 500 personnes ? Nous pensons qu'il y a quelque chose à expérimenter en terme de bien-être au travail, de développement des compétences et de productivité."

Parmi les avantages du travail à distance, Philippe Baranski cite également la fidélisation des collaborateurs. "Ce sont des personnes que l'on peut plus facilement garder", reconnait-il. En revanche, pour les échanges à distance, pas de WhatsApp ni de Facetime. "Quand je vois que l'on autorise l'utilisation de ces applications en cette période de crise sanitaire, qu'on ne parle pas ensuite de sécurité des données", s'emballe-t-il !

Les deux fondateurs de MySofie se sont rencontrés au sein de Pro BTP, le groupe de protection sociale du bâtiment et des travaux publics. Philippe Baranski, âgé de 47 ans y a, pour sa part, passé 17 ans. Il était directeur des ressources humaines de cette entreprise. La mise en place du télétravail a donc été réfléchie. Et en cas de doublement des effectifs ? "Nous continuerons de la même façon", assure-t-il.

En 2020, 2.500 startups recrutent 100% en télétravail partout dans le monde, selon la plateforme communautaire Remotive.io, spécialiste de l'emploi à distance dans la tech. Elles étaient seulement 200 en 2017.

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