Move your buddy part à l'assaut du sport en entreprise

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Les trois cofondateurs de Move your buddy
Les trois cofondateurs de Move your buddy (Crédits : Smog Films)
En levant 400.000 € avec l'appui de personnalités du sport, la startup bordelaise Move your buddy veut prendre position auprès des entreprises, grands groupes comme PME et TPE qui veulent favoriser les pratiques sportives, culturelles ou de loisirs de leurs salariés.

Le constat a été chiffré dans une étude menée par le cabinet d'étude Market Audit pour Décathlon Pro en 2017 : si 78 % des salariés aimeraient pratiquer du sport en entreprise, seulement 7 % des dirigeants le mettent en place. Move your buddy est née en 2016 à Bordeaux avec pour ambition de proposer des outils numériques favorisant les pratiques sportives, culturelles et plus globalement de loisirs. La plateforme web et mobile qui en découle permet aux employeurs comme à leurs employés de proposer ou de trouver des activités. Le système se charge ensuite d'inviter d'autres salariés selon leurs intérêts, bloquer les agendas de chacun et gérer les listes d'attente. Il peut proposer des points de chute, comme le terrain de tennis ou de football le plus proche par exemple.

Move your buddy appli

Six mois après le lancement de la commercialisation de Move your buddy auprès des entreprises susceptibles de vouloir proposer ce type de services à leurs salariés, une trentaine d'entre elles ont adhéré, dont des enseignes telles que E.Leclerc ou des collectivités comme le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, générant l'inscription de 10.000 personnes sur l'application.

Un 2e produit pour des écosystèmes de quartiers

"Nous avons validé notre modèle et nous voulons maintenant accélérer notre croissance", explique Guillaume Quaetaers, venu du marketing sportif et cofondateur de la startup avec ses associés Quentin Guillout et Maxime Aubaret. "C'est ce qui explique cette première levée de fonds de 400.000 €. Nous voulions de la smart money, autrement dit des gens capables d'apporter des fonds, une expertise poussée mais aussi de nous ouvrir des portes et nous donner accès à leurs réseaux."

Dans le tour de table figure notamment Nathalie Dechy, ancienne joueuse de tennis professionnelle, aujourd'hui membre du board de Lagardère, Emery Jacquillat, PDG de la Camif, Christophe Chenut, ancien directeur général de L'Equipe et de la marque Lacoste, président du club de football de Reims, Jean-Claude Ebrard, directeur général d'Eurotherme, Jean Philippe, ancien patron du Crédit agricole Pyrénées Gascogne... ainsi que l'accélérateur de startups Héméra, qui accompagne Move your buddy. La startup espère signer ses premiers contrats avec des entreprises du CAC40 à partir de septembre. Car selon les investisseurs précités, les PME, ETI, grands groupes... vont devoir mieux prendre en compte les aspirations de leurs salariés.

"Le monde de l'entreprise est en train de changer de manière considérable, l'arrivée des Millennials sur le marché du travail va être un véritable séisme pour les entreprises qui n'auront pas anticipé les nouvelles motivations des salariés qui privilégient désormais davantage l'ambiance au travail que le salaire", prophétise ainsi Christophe Chenut. En filigrane on retrouve l'ambition de casser les silos qui existent entre les différents services des entreprises et la question du bien-être au travail.

Move your buddy s'apprête maintenant à lancer officiellement en septembre un nouveau produit, cette fois clairement orienté TPE et PME. Une catégorie d'entreprises où il est par exemple compliqué pour les salariés d'organiser un match de foot à 5 contre 5, tant les effectifs sont réduits.

"Nous voulons aider ces entreprises et ces employés à créer des communautés autour d'elles, ajoute Guillaume Quaetaers. Les collaborateurs des entreprises entre 10 et 50 salariés ont aussi besoin de moments de convivialité mais elles n'ont pas la taille critique pour que les choses se mettent en place. Avec ce second produit nous allons leur proposer de créer des écosystèmes de quartiers, avec les autres entreprises des environs et leurs salariés qui partagent les mêmes passions. On sera plus sur de l'aftersport que de l'afterwork !"

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