Dronisos et ses drones automatiques bouclent une levée de fonds de 2 M€

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Les drones de Dronisos volent sans pilote, de manière totalement automatisée
Les drones de Dronisos volent sans pilote, de manière totalement automatisée (Crédits : Agence Appa)
Fondée en novembre 2016, Dronisos évolue sur deux marchés bien distincts : les spectacles de drones et l'inspection des ouvrages et sites industriels. La société bordelaise vient de boucler la première levée de fonds de sa jeune histoire, à hauteur de 2 millions d'euros, "pour assurer l'industrialisation de ses produits et licencier sa technologie à l'échelle mondiale".

Le Futuroscope et plusieurs autres parcs d'attraction, Airbus, le cirque Arlette Gruss... comptent parmi ses clients. Les lecteurs les plus "téléphiles" auront vu voler ses drones accompagnant des danseurs dans plusieurs émissions, dont "La France a un incroyable talent" sur M6. Les plus voyageurs les auront peut-être croisés lors d'événements tels que les Jeux asiatiques en août 2017 à Kuala Lumpur ou la Golf Cup à Koweït City en décembre de la même année. Dronisos revendique aujourd'hui la place de leader européen des spectacles automatiques de drones en intérieur comme en extérieur. Elle estime d'ailleurs être "la seule entreprise au monde capable de faire voler des centaines de drones dans des environnements aussi complexes que des stades".

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Parallèlement, Dronisos a également investi un autre champ, celui de l'inspection dite "intelligente". Elle vient notamment de lancer avec Altametris, filiale de la SNCF, un service de drones "tout intégré et dédié à l'inspection des actifs industriels" proposé aux grands comptes sur abonnement. Service "qui intègre tous les éléments nécessaires à l'utilisation quotidienne de drones par leurs propres agents" et qui comprend "la fourniture et la maintenance des drones, leur gestion, la formation des agents, les assurances nécessaires, la préparation des missions, l'obtention des autorisations de vols, l'archivage et l'analyse des données collectées via du machine learning et l'édition des rapports d'inspection". Cette carte de visite, doublée d'un premier exercice complet bouclé avec un chiffre d'affaires d'un million d'euros HT, vient de lui permettre de lever 2 millions d'euros. Objectif annoncé : "Assurer l'industrialisation des produits et licencier la technologie à l'échelle mondiale", indique Dronisos.

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Des fonds et deux investisseurs bien connus des Bordelais

Le profil des investisseurs est intéressant car on retrouve dans ce tour de table, accompagné par Aloy et TGS France avocats, les fonds aquitains Galia Gestion et Aquiti Gestion, Expanso Capital, la filiale d'investissement de la Caisse d'Epargne Aquitaine Poitou-Charentes, mais aussi deux entrepreneurs business angels bien connus à Bordeaux : Hervé Berthou et Nicolas Béraud, fondateurs de la PME Systonic, pour le premier, et de Betclic, site leader des paris sportifs en ligne dont le siège social est désormais implanté en Gironde, pour le second. Des profils expérimentés et complémentaires très intéressants pour Dronisos. Jean-Dominique Lauwereins, directeur technique et cofondateur de la société, ne dit d'ailleurs pas autre chose :

"Cette première levée de fonds ainsi que l'arrivée à nos côtés d'une nouvelle équipe expérimentée vont nous donner les moyens de réaliser nos plans. Les drones et plus généralement les robots, alliés à de l'intelligence artificielle, vont contribuer à changer notre monde. Nous sommes très fiers de participer à notre niveau à cette révolution."

Une startup issue d'une PME

L'histoire de Dronisos est née au sein de la PME bordelaise Betomorrow, précurseur dans les applications mobiles connectées puis dans le suivi en temps réel d'événements sportifs : nautisme, hippisme... Dans la suite logique de son travail sur les objets connectés, Betomorrow s'intéresse de très près, pendant deux ans, aux drones. Son objectif : ajouter des briques informatiques aux appareils existants pour démultiplier les usages. Son premier coup d'éclat sur ce sujet date de mai 2016, lorsqu'elle fait évoluer des drones au milieu de danseurs lors de l'émission anglaise Britain's got talent. Betomorrow développe la capacité de programmer les drones pour qu'ils évoluent de manière totalement automatisée, donc sans pilote. Cette logique d'automatisation est poussée également sur son autre marché, l'inspection.

Confrontés au fort essor de l'activité spectacles de drones, les fondateurs de Betomorrow, Sylvie Clin et Jean-Dominique Lauwereins, ont aussi fait le constat qu'il valait mieux opter pour la création d'une deuxième entreprise dédiée à ces appareils. "Les modèles de développement sont très différents", décryptait Sylvie Clin pour La Tribune en février 2017. Nous avons choisi de « sortir » l'activité drones de Betomorrow car nous estimons qu'il y a une super carte à jouer, mais qu'il faut la jouer rapidement. Il nous faut donc des financements extérieurs, qu'ils proviennent d'industriels ou de financeurs classiques. (...) Betomorrow a toujours gardé sa liberté de manœuvre et son indépendance, que nous voulons conserver. La stratégie de développement dans les drones ne doit pas mettre à mal cette logique, c'est pourquoi nous avons créé Dronisos qui permet à la fois de nous rendre plus lisible auprès d'investisseurs, et de protéger une entreprise qui vit bien." Dronisos a été placée sous la direction d'un profil mixte, entrepreneur et investisseur, Jean Meillon. Jusqu'à présent, la stratégie s'avère payante.

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Commentaires
a écrit le 27/06/2018 à 10:32 :
En parlant de drones :

Une nuée d'oiseaux dans le ciel de la province du Xinjiang à l'ouest de la Chine... au milieu des volatiles se cache peut-être un drone d'un genre nouveau. Comme le rapporte le South China Morning Post, ces dernières années, une trentaine d'agences militaires et gouvernementales de l'Empire du milieu ont fait appel à ces drones d'un genre nouveau.Au total, cinq provinces ont été concernées dont une située à l'ouest du pays, où se trouvent les populations musulmanes ouïghours sous haute surveillance.
Les autorités chinoises ont confirmé l'emploi de cette technologie mais ont minimisé son étendue. Il faut dire que lorsque l'on regarde de plus près ces drones, il y a de quoi être surpris. Capables de battre des ailes comme de véritables oiseaux, il est impossible à l’œil nu de les distinguer dans le ciel. Les spécimens sont équipés de mini-caméras haute-définition, une antenne GPS, une unité de contrôle à distance et une connexion satellite à la base de données des forces de l'ordre.Le programme, baptisé "Dove" (colombe en anglais), est piloté par une université du pays.

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