Le promoteur immobilier Aqprim finance son changement de stratégie

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Le projet Oasis, à Mérignac (Bordeaux Métropole) sera développé par Aqprim avec le bailleur social Clairsienne.
Le projet Oasis, à Mérignac (Bordeaux Métropole) sera développé par Aqprim avec le bailleur social Clairsienne. (Crédits : Aqprim -DR)
Pour grandir plus vite en se diversifiant sur de nouveaux marchés, le promoteur immobilier Aqprim, à Bordeaux, a monté une opération de financement avec Koregraf, le Crédit agricole d’Aquitaine et la Caisse d’épargne Aquitaine Poitou-Charentes.

La société de promotion immobilière bordelaise Aqprim, fondée et dirigée par Laurent Mathiolon, également président de l'Oiso (Observatoire de l'immobilier du Sud-Ouest), a fait notamment appel à Koregraf, immobilier, pour se doter de nouveaux moyens financiers et aborder une nouvelle phase dans son développement. Laurent Mathiolon n'a pas souhaité dévoiler le montant de cet apport financier tout en précisant ses objectifs à La Tribune.

"Il ne s'agit pas d'une ouverture du capital mais d'un apport financier qui doit me permettre d'accompagner financièrement les opérations développées par Aqprim. Nous continuons à travailler avec Sogeprom sur des opérations en direct. Cela a été par exemple le cas dans l'ancien site Castorama de Mérignac où nous allons construire 230 logements avec Clairsienne. Nous avons aussi de nombreux autres projets en cours, non seulement à Bordeaux Métropole, mais aussi à Pau ou La Rochelle" éclaire Laurent Mathiolon, dont l'initiative est soutenue par M Capital.

Sachant que cette opération de refinancement est accompagnée par le Crédit agricole d'Aquitaine et la Caisse d'épargne Aquitaine Poitou-Charentes (CEAPC).

Un petit pied dans le tertiaire

Baptisé Oasis, le projet développé par Aqprim de conserve avec le bailleur social Clairsienne à Mérignac a été conçu par l'architecte bordelais Olivier Brochet (agence d'architecture BLP) et s'inscrit dans le programme des 50.000 logements de Bordeaux Métropole. Il s'agit d'un ensemble mixte combinant l'habitat avec 3.000 m2 de commerces et services en lieu et place du Castorama qui doit déménager d'ici 2018 à 2019. Laurent Mathiolon souligne qu'en comptant les assistants à maîtrise d'ouvrage, qui ne dépendent pas directement de sa société, et les salariés, Aqprim s'appuie sur une vingtaine de personnes. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires qui oscille de 30 à 50 M€ par an et a été créée en 2011 par Laurent Mathiolon.

"Depuis la création de l'entreprise nous avons livré 394 logements, tandis que 200 sont en cours de réalisation et 600 autres au montage, c'est-à-dire en phase de maîtrise foncière, avec permis de construire, etc., décrypte Laurent Mathiolon. Notre nouvelle stratégie, poursuit-il, se développe sur deux axes : l'élargissement de notre périmètre d'intervention, au-delà de Bordeaux Métropole et du bassin d'Arcachon, et l'attaque des marchés de la maison individuelle et des résidences gérées, comme les auberges de jeunesse. Dernier élément de ce changement stratégique : l'attaque, à petit échelle, du marché tertiaire".

Jouer sur la modularité

L'élément différenciant d'Aqprim par rapport au marché réside, selon Laurent Mathiolon, dans la capacité de cette entreprise à innover. C'est ainsi qu'Aqprim a présenté en 2016 son concept Le Moove aux Assises de la qualité urbaine de Bordeaux Métropole. Au cours de cette manifestation, créée à l'initiative de Jacques Mangon, vice-président de Bordeaux Métropole en charge de l'urbanisme et maire de Saint-Médard-en-Jalles, Aqprim a mis à nu ce concept Le Moove (modularité, originalité et volumes évolutifs), qui consiste à développer des logements évolutifs pouvant être agrandis à moindre frais, du T2 au T3, voire du T3 au T4. Plus récemment Aqprim a lancé le concept Modu'lab, qui, comme le souligne Laurent Mathiolon, entend répondre à une problématique sociétale : celle des familles recomposées, qui doivent pouvoir recevoir une fois de temps en temps, à l'occasion d'un week-end par exemple, des enfants en plus.

L'idée est de proposer des appartements disposant de pièces d'habitation modulables et par exemple transformables en moins de dix minutes en chambre, pour un surcoût à la construction inférieur à 3.000 €.

"Nous développons aussi des partenariats avec des startups comme HabX, qu'elles soient bordelaises ou nationales, afin de développer cette démarche innovante pour le marché des résidences et du tertiaire. Nous nous efforçons aussi d'insérer des formes d'art lors de la destruction et reconstruction de programmes immobiliers" relève Laurent Mathiolon.

Ce qui a été le cas avant la construction de la résidence Pür, à Talence, qui a été construite en lieu et place de l'ancienne école Georges Lasserre, détruite à cette occasion, et qui a servi entre 2015 et 2016 d'espace de création, en particulier au collectif 3GC et au plasticien Manu Faktur, avec lequel Aqprim a conclu un partenariat.

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