"Il faut sauver les 17 CCI hyper-rurales ! ", alerte Françoise Cayre qui préside la CCI de Corrèze

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Françoise Cayre préside la CCI de Corrèze depuis 2017
Françoise Cayre préside la CCI de Corrèze depuis 2017 (Crédits : Nadia Cherrière)
"On est au fond de la piscine !", prévient Françoise Cayre, la présidente de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Corrèze, dans un entretien avec La Tribune. Très dépendante d'une ressource fiscale en chute libre, la chambre corrézienne a bien du mal à vendre ses prestations sur un marché très limité. Si bien que Françoise Cayre appelle le gouvernement à débloquer une enveloppe spécifique pour les 17 CCI hyper-rurales.

LA TRIBUNE - Quelle est la situation financière de la Chambre de commerce et d'industrie de Corrèze en ce début d'année 2020 ?

FRANÇOISE CAYRE -  On est au fond de la piscine et on doit mettre un coup de talon pour espérer remonter à la surface. Immanquablement, pour se sortir d'une telle situation, il faut avoir la foi dans notre institution et dans l'utilité de ses services auprès des entreprises du territoire ! En 2012, plus de 60 % de notre budget annuel provenait de la ressource fiscale, soit environ 5,8 M€. En 2018, la ressource fiscale est tombé à 3,3 M€ et en 2022, ce montant ne sera plus que de 1,5 M€, soit une réduction de l'ordre de 75 % en dix ans ! Le retournement de notre activité est donc particulièrement compliqué à gérer.

Quelles sont les conséquences sur les moyens matériels et humains de la CCI ?

Elles sont très importantes ! Le gouvernement nous impose un régime strict qui a entraîné la vente de plusieurs actifs immobiliers à Tulle, Brive et Ussel. Nous nous sommes désengagés des syndicats mixtes pour le développement économique (Syma) et des aéroports locaux qui étaient déficitaires et nous avons recherché des économies tous azimuts sur nos dépenses de fonctionnement. En ce qui...

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Commentaires
a écrit le 23/01/2020 à 15:56 :
Pauvres CCI rurales si vous saviez à quel point la direction de la CCI Bordeaux se gave, la restriction c'est pour tout le monde sauf pour eux !
A la vôtre et longue vie au Roi !
a écrit le 23/01/2020 à 12:18 :
Mamouth technocrate COUTEUX et inutile

A SUPPRIMER PARTOUT : impossible ( infiltre les politiques, collusion d'intérets)
a écrit le 23/01/2020 à 6:09 :
J’adore le concept : « aidez nous à offrir des prestations de service gratuites » ... en demandant des subventions payées par nos impôts... pour compléter le racket fiscal déjà largement insupportable ...

Rendre l'adhésion aux cci et chambres des métiers FACULTATIVE est une urgence.
Réponse de le 23/01/2020 à 6:32 :
L'adhésion facultative n'est pas le problème.La cotisation obligatoire sur les ventes des commerçants est une honte(merci Sarkhollande)
a écrit le 22/01/2020 à 19:01 :
1) Baisser les salaires des Directeurs Généraux qui touchent en moyenne 8000 à 9000 euros NET par mois.
2) Dégraisser le niveau des chefs de service, payés en moyenne 5000 à 6000 euros NET par mois même si il n'y a que 3 personnes dans leur "service" ... C'est sur ils ne retrouveront jamais ce type de salaire ailleurs, mais c'est la vie.
3) Cesser les cocktails déjeunatoires et dinatoires et autres dépenses somptuaires.
Bref, se serrer la ceinture, comme tout le monde.
Réponse de le 23/01/2020 à 9:36 :
@marcobo

Ca ne date pas d'aujourd'hui ,déja dans un rapport de 2013 par la CRC des Pays de la Loire concernant la gestion de la CCI de Vendée Le chapitre qui faisait débat concernait l'évolution des 17 rémunérations les plus élevées de la CCI. Il apparaîssait qu'entre 2006 et 2011, ces 17 salaires avaient progressé de 512 000 € à 866 000 € (net imposable), soit une augmentation de 69,14 %.

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