Loisirs Enchères lève 4 M€ pour doper sa croissance nationale

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Frédéric Bonfils, directeur général de Loisirs Enchères
Frédéric Bonfils, directeur général de Loisirs Enchères (Crédits : Thibaud Moritz / Agence Appa)
La startup bordelaise Loisirs Enchères, spécialisée dans la réservation de loisirs et de vacances mis aux enchères, annonce ce mercredi avoir bouclé un tour de table de 4 M€ auquel participent Bpifrance, Galia Gestion, GSO Innovation et le Crédit agricole Aquitaine Expansion. Cette levée de fond doit lui donner les moyens de mieux mailler le territoire français, pour ensuite accélérer fortement. Une trentaine de recrutements sont déjà programmés d'ici fin 2019. Frédéric Bonfils, directeur général de la startup, expose sa stratégie.

Plus de 650.000 membres, plus de 1.200 partenaires en France et à l'étranger : depuis sa création en 2014, Loisirs Enchères s'adresse au marché des loisirs de manière originale. Dupliquant en France un modèle développé aux Pays-Bas, elle propose aux internautes des loisirs (repas au restaurant, activité sportive...) ou des vacances mis aux enchères. L'inscription est gratuite, la personne qui a placé l'enchère la plus haute remporte le produit, à condition bien sûr qu'un prix minimum ait été atteint. Pour les commerçants et hôteliers, il n'est pas question de vendre à perte mais d'optimiser leur taux de remplissage en faisant des concessions sur les prix. Pour l'internaute, le système d'enchères s'avère ludique, dans le droit fil de la gamification.

Quatre ans après sa création, Loisirs Enchères a atteint un palier dans son développement. En avril dernier, elle changeait de chef de file, Frédéric Bonfils prenant le poste de directeur général de la startup à la suite de son fondateur Thomas Boisserie, parti sous d'autres cieux. Un profil expérimenté, baignant dans l'univers du tourisme et des loisirs depuis longtemps après avoir notamment œuvré chez Promovacances et Groupon. Sa stratégie à son arrivée pouvait se résumer en un mot : accélérer. La levée de fonds de 4 M€ qui vient d'être bouclé va lui en donner les moyens. Elle associe Bpifrance via le Fonds Ambition numérique, Galia Gestion, GSO Innovation et Crédit agricole Aquitaine Expansion. Uniquement des investisseurs dits "institutionnels" donc et pas originaires du secteur du tourisme et des loisirs :

"L'expertise de Bpifrance dans le tourisme et son réseau sont très intéressants pour nous, précise Frédéric Bonfils. Le fait d'avoir à nos côtés des investisseurs de Nouvelle-Aquitaine est également important. Tous ont identifié l'énorme potentiel de développement de Loisirs Enchères : nous sommes les seuls en France sur ce modèle attractif d'enchères, qui plus est avec un modèle déjà éprouvé aux Pays-Bas. Beaucoup de choses ont été faites depuis la création de l'entreprise en 2014 mais nous ne sommes pas encore présents partout dans l'Hexagone, et pas assez présents non plus dans toutes les catégories du loisir et des vacances. Cette levée de fonds va nous permettre de couvrir rapidement toutes les moyennes et grandes villes de France avec un mix produits, hébergements, week-end, voyages, gastronomie, sport-aventure, billetterie, bien-être... plus étendu. L'Ile-de-France, mais aussi toutes les autres régions françaises, sont prioritaires."

Cap sur les 100 millions de CA d'ici cinq ans

Loisir Enchères emploie aujourd'hui 29 personnes. Le directeur général prévoit de doubler ce total d'ici fin 2019 avec une trentaine d'embauches : entre autres des commerciaux pour répondre à cette stratégie nationale, des développeurs, des planificateurs d'enchères et des spécialistes en marketing digital. La rentabilité est programmée pour 2019.

"Nous avons beaucoup investi ces derniers mois et allons continuer à le faire, poursuit Frédéric Bonfils. Nous visons sous cinq ans les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les deux prochaines années vont être consacrées au maillage plus dense du territoire national, les gros volumes de chiffre d'affaires arriveront ensuite, dès que cette étape sera finalisée. Notre objectif est de devenir le réflexe de l'achat loisirs."

La startup bordelaise diversifie également ses revenus : les box cadeaux lancées démarrent fort et le lancement de produits physiques dédiés à l'univers du loisir est à l'étude.

"Nous sommes convaincus que le positionnement de Loisirs Enchères et la performance de sa plateforme innovante d'enchères pour les loisirs, lui permettront de s'imposer sur son marché. Le succès précédent de ce modèle déjà déployé aux Pays-Bas par ses fondateurs, est selon nous un indicateur fort", estime Xavier Deleplace, directeur adjoint du pôle investissement numérique de Bpifrance, dans le communiqué qui officialise la levée de fonds.

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