Loisirs enchères : le commissaire-priseur des loisirs et de la culture

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Le site propose chaque jour une cinquantaine de services, à partir d'un euro, et vendus généralement entre 50 % et 100% de leur prix véritable
Le site propose chaque jour une cinquantaine de services, à partir d'un euro, et vendus généralement entre 50 % et 100% de leur prix véritable (Crédits : Loisirs enchères)
La nouvelle société bordelaise Loisirs enchères s'est appropriée une formule qui fait fureur en Europe : la vente aux enchères en ligne de services touristiques et culturels. Une initiative que vient de saluer la Chambre de commerce et d'industrie de Paris en récompensant la startup d'une Palme du e-commerce.

C'est un chiffre d'affaires de plus de 60 millions d'euros qu'affichait fin 2012 la société d'e-commerce hollandaise, VakantieVeilingen. En Espagne, Subasta de Ocio répond, elle aussi, à une demande bondissante. Si plusieurs milliers de kilomètres séparent les deux compagnies, elles obéissent en réalité à la même stratégie : proposer une vente aux enchères en ligne, non pas de biens mobiliers et immobiliers, mais de services culturels et touristiques.

C'est sur cette nouvelle vague qu'entend justement surfer une jeune clique d'entrepreneurs à Bordeaux. "En France, il y avait un manque à gagner, explique le manager associé de Loisirs enchères, Thomas Boisserie. Aucune vente aux enchères en ligne ne proposait de services culturels et touristiques." Une opportunité immédiatement saisie par le jeune homme et son associé Guido Braak, les fondateurs de l'entreprise Loisirs enchères, lancée le 1er avril et dont le site web a vu le jour cet été. Pour ce faire, c'est sur l'expérience d'une équipe hétéroclite que s'appuie l'entreprise : un spécialiste en design industriel, un ancien du CAPC, un joueur de rugby, une blogueuse professionnelle, ou encore une diplômée de géographie reconvertie dans le prêt-à-porter.

Une offre personnalisée et abordable

Billet de théâtre ou d'opéra, réservation d'un hôtel ou d'un restaurant, dans un quartier chic ou dans un lieu atypique, l'équipe de Loisirs enchères veille à proposer une palette diversifiée de services culturels et touristiques. Un seul mot d'ordre pour ces offres ni tout à fait bon marché, ni franchement luxueuses : la qualité.

"Nous avons aussi un rôle de dénicheur, explique Thomas Boisserie. L'objectif est de rendre accessible la culture, de donner quelques idées de sortie et de faire découvrir les attraits d'une région."

Parisiens pour la plupart, ils sont sept à s'activer aujourd'hui pour le développement du site qui propose chaque jour une cinquantaine de services, à partir d'un euro, et vendus généralement entre 50 % et 100% de leur prix véritable (indiqué systématiquement sur le site web). Chacun est libre de renchérir gratuitement dans le temps imparti, la durée d'une enchère oscillant entre 20 minutes et un mois. Adjugé vendu à l'internaute ayant apposé le dernier clic sur l'annonce.

Un démarrage tape-à-l'œil

"Mettre aux enchères des services, c'est proposer une autre manière de vendre et d'acheter, explique Thomas Boisserie. Pour la quarantaine de compagnies qui dépose des annonces sur notre site web, il s'agit de sortir de la spirale de la réduction."

Sur le site web, aucune logique du prix barré, c'est "la rencontre exacte de l'offre et de la demande" qui porte le coup de marteau final.

Une innovation qu'a récompensée, mercredi 26 novembre, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris lors de sa sixième édition des Palmes du e-commerce. Pour la première fois, un lauréat bordelais fait son apparition sur le podium de ce concours national qui entend "révéler les entrepreneurs de demain". En remportant la Palme catégorie Tourisme et en décrochant par la même occasion une prestation d'assistance d'une valeur 30.000 € fournie par le cabinet de conseil en ingénierie financière, Atout capital, les jeunes Bordelais partent du bon pied. Avec un site qui enregistre déjà entre 1.000 et 1.500 visites par jour, l'avenir est de bonne augure pour la société qui espère élargir son équipe dans les semaines à venir.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2014 à 22:28 :
Le commissiaire priseur est titulaire d'un diplome long et difficile à obtenir et delivré par l'autorite de tutelle le Conseil des ventes volontaires. Sauf erreur rien sur leur site ne dit qu'un des associés est commissaire priseur et que la societe detient donc un agrement du Cvv. Le mot enchere et le titre de commissaire priseur sont donc usurpés et donc sauf à se plier aux regles des encheres en France et en Europe cette societe va devoir repenser son business model. Pour information il y a 4 commissaires priseurs à Bordeaux veritables dont l'activite est visible sur interencheres.com

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