Europlasma va investir 2,5 millions d'euros dans sa nouvelle filiale Satma Industries

Europlasma a décidé d'investir lourdement dans sa nouvelle filiale grenobloise Satma Industries. Une entreprise qui fabrique des condensateurs électrolytiques que l'on retrouve dans de nombreuses machines électroniques, comme les ordinateurs. Le groupe met par ailleurs la dernière main à un énorme contrat de traitement de déchets d'amiante avec l'Italie.

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Jérôme Garnache-Creuillot
Jérôme Garnache-Creuillot (Crédits : Europlasma)

Le groupe Europlasma, à Morcenx (Landes), dont la direction administrative se trouve à Pessac (Bordeaux Métropole), spécialiste des technologies de dépollution utilisant la torche à plasma, accélère son développement. Dirigé par Jérôme Garnache-Creuillot, Europlasma, qui emploie désormais près de 200 salariés, est coté en bourse et annonce ainsi avoir lancé un investissement de l'ordre de 2,5 millions d'euros pour doter l'entreprise grenobloise Satma Industries (ex-Satma PPC), reprise par le groupe landais en avril dernier, d'une nouvelle ligne de production.

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Satma Industries fabrique des anodes en aluminium. Des composants électroniques qui sont indispensables à la fabrication des condensateurs électrolytiques, ces petits cylindres que l'on retrouve notamment dans les ordinateurs et qui servent à stocker l'énergie sous forme d'une charge électrique. Avec cet investissement, Satma Industries, qui disposait jusqu'ici de douze lignes de production, va en avoir une de plus qui devrait avoir une productivité "deux fois supérieure aux précédentes tout en réduisant de plus de 25 % la consommation énergétique".

Une demande de 1.000 tonnes de déchets d'amiante à traiter

Avant son rachat, Satma PPC avait réalisé un chiffre d'affaires de 9,4 millions d'euros en 2021, contre 8,7 millions en 2020, pour un bénéfice net de 400.000 euros. Europlasma annonce également étudier la possibilité d'un investissement complémentaire pour implanter sur le site de Satma Industries une chaudière fonctionnant à l'aide de combustibles solides de récupération (CSR). Des combustibles de récupération très techniques dont le groupe landais est un expert. D'autre part, le groupe Europlasma voit de nouvelles opportunités se présenter à lui sur un terrain qu'il connait bien, celui de la neutralisation définitive des déchets d'amiante, dont le groupe a été l'un des premiers spécialistes au monde grâce à sa filiale Inertam. Un marché sur lequel est aussi positionné le groupe canadien Pyrogenesis.

"Inertam a reçu des notifications de demandes d'exportation de 1.000 tonnes de déchets d'amiante provenant d'Italie en vue de leur vitrification sur son site de Morcenx. Les dossiers d'exportation sont en cours d'instruction auprès des autorités italiennes et les premières livraisons de déchets amiantés sur le site d'Inertam devraient avoir lieu dans le courant de l'année et s'étendre sur quelques mois", commente la direction d'Europlasma.

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Des cendres de déchets ménagers ultra-chlorées en Chine

Ce dernier annonce par ailleurs qu'Europlasma Environmental Technology (EET), sa filiale en Chine, vient de finaliser la mise en place du four pilote de traitement définitif par vitrification des cendres issues d'incinérateurs de déchets (cendres volantes) dans son centre de recherche et développement avec l'université Hangzhou Dianzi (HDU), à l'est de la Chine. Europlasma traite depuis des années ces cendres volantes, appelées Refiom (résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères) mais a dû s'adapter à la réalité chinoise.

"Le procédé historique de vitrification d'Europlasma a été adapté à la typologie des cendres volantes du marché chinois qui sont fortement concentrées en chlore", éclaire le groupe.

La direction d'Europlasma souligne par ailleurs qu'en Chine les incinérateurs d'ordures ménagères ont une capacité de traitement de l'ordre de 100.000 à 200.000 tonnes par an. Ces cendres d'incinération sont des déchets dangereux qui concentrent tous les métaux lourds et représenteraient 4 % du total des déchets passés à l'incinérateur. Plus concrètement, Europlasma doit démarrer incessamment un test grandeur nature sur quatre incinérateurs de déchets ménagers détenus par un grand groupe chinois dont l'identité n'est pas dévoilée. Ce dernier possède une trentaine de ces incinérateurs et veut s'assurer de l'efficacité de la solution d'Europlasma avant de l'étendre à tout son périmètre.

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