Kelvente : la startup qui préfère Bordeaux à Montpellier

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Fabrice Hutsebaut et Damien Thery, cofondateurs de Kelvente, ont choisi Bordeaux pour profiter d'un écosystème qui leur semble plus dynamique qu'à Toulouse et Montpellier
Fabrice Hutsebaut et Damien Thery, cofondateurs de Kelvente, ont choisi Bordeaux pour profiter d'un écosystème qui leur semble plus dynamique qu'à Toulouse et Montpellier (Crédits : P.R)
Lancée depuis Montpellier en décembre 2014, la startup Kelvente, qui propose un site de petites annonces simplifiées (250.000 à l’heure actuelle) et garantit la sécurisation des transactions, entend migrer vers la région bordelaise pour asseoir son développement et se rapprocher d’un "écosystème plus dynamique qu’à Toulouse ou Montpellier".

D'ici la rentrée scolaire 2015, la startup Kelvente devrait poser ses cartons du côté de Bordeaux. Pour l'instant, le lieu n'est pas défini mais la Cité numérique à Bègles et l'écosystème Darwin ont les faveurs de Fabrice Hutsebaut et Damien Thery, les fondateurs de Kelvente. Lancée en décembre 2014 après 18 mois de développement, la startup entend concurrencer le géant des petites annonces Leboncoin.fr en s'appuyant sur deux forces : la sécurisation des transactions et la simplification de mise en ligne des annonces.

Chaque jour, des centaines de milliers d'annonces sont publiées sur Internet et chaque jour, des vendeurs ou acheteurs sont victimes d'arnaques notamment de paiement. Kelvente peut sécuriser n'importe quelle vente à distance, peu importe le site où acheteur et vendeur se sont trouvés. Le principe : le vendeur publie son annonce sur le site de Kelvente et transmet l'annonce à l'acheteur. Les deux parties peuvent sécuriser leur transaction en demandant un paiement par carte bancaire. L'acheteur, une fois le produit reçu et après avoir vérifié la conformité du produit acheté, communiquera un code de déblocage des fonds, soit par SMS soit via la plateforme Kelvente, ce qui déclenchera la transaction.

Une appli disponible sous Android et sur l'Apple store

"Kelvente ne touche à aucun flux financiers. La transaction se fait via nos partenaires le Crédit mutuel Arkea et Mangopay / Leetchi Copr SA. Ce qui nous différencie de Leboncoin.fr, c'est la possibilité de poster une annonce en moins de 30 secondes, un assistant à la description pendant la publication de l'annonce, la possibilité de poser une question au vendeur en un clic et non par mail et de donner son avis sur le vendeur ou l'acheteur", explique Fabrice Hutsebaut, cofondateur de Kelvente.

Depuis la mise en ligne du site en décembre, la startup a travaillé sur la mobilité. Le site a ainsi été développé pour supporter une utilisation sur mobile et une application est disponible sur Android et sur l'Apple store depuis une quinzaine de jours.

La startup s'est fixée pour modèle économique de prélever une commission sur toute transaction réalisée. A titre d'exemple, pour une transaction de 30 €, la commission est de 75 centimes pour acheteur et vendeur. Alors que Leboncoin.fr est récemment devenu payant pour tous les professionnels, Kelvente se refuse à faire de même.

"Le disquaire qui utilise Leboncoin ne fait pas les mêmes marges qu'un concessionnaire automobile, pourtant il devra payer la même chose que ce dernier pour poster une annonce. Lorsque nous aurons plus de volume d'annonces, nous comptons proposer des offres d'abonnement pour les professionnels de l'immobilier et de l'automobile car eux font des marges importantes sur leurs produits", ajoute Fabrice Hutsebaut.

Bordeaux, terre de numérique

Parisien d'origine, Fabrice Hutsebaut a démarré l'aventure Kelvente à Bordeaux. Son associé Damien Thery étant à Aix-en-Provence, les deux hommes ont alors choisi la ville de Montpellier comme rampe de lancement pour la startup. Finalement, un retour aux sources se profile puisque les deux hommes comptent installer leur équipe (4 personnes au total) à Bordeaux.

"Nous nous sommes aperçus que l'écosystème bordelais bougeait beaucoup plus qu'à Toulouse et Montpellier. C'est pourquoi nous nous intéressons à la Cité numérique à Bègles et à l'écosystème Darwin à Bordeaux", explique Fabrice Hutsebaut.

Kelvente devrait donc quitter la côte est pour le Sud-Ouest à la rentrée scolaire et espère d'ici là disposer d'une base de 400 à 500.000 annonces avant de mettre en place une levée de fonds fin 2015-début 2016.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2015 à 2:42 :
Le paiement par débloquage après la vente existe déjà sur Priceminister non?
2,5% de commission ? Ca me semble beaucoup vs. Le bon coin.
==> je doute du succès de ce site
Réponse de le 04/06/2015 à 16:50 :
Bonjour,
Price minister reste avant tout un site marchand alimenté par des professionnels comme l'est Amazon, les annonces entre particuliers représentent un faible pourcentage de son activité.

- Kelvente n'impose pas de frais si la sécurisation n'est pas utilisé,
- Leboncoin ne fait pas de sécurisation c'est d'ailleurs le problème que résout kelvente.
- Sur Priceminister, un vendeur qui met un objet en vente à 30 € se voit ponctionner de 7 € là où Kelvente demande 0.75 €, quasiment 10 fois moins donc!

Je vous engage à créer un compte et découvrir par vous même toutes les possibilités offertes par Kelvente pour de l'achat/vente sécurisé entre particuliers :)
Réponse de le 25/08/2015 à 10:08 :
Entièrement d accord je doute fort du succès de ce site et depuis le début et cette idée de s implanter à Bordeaux ne fera pas bouger les choses professionnellement....

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