HeliDax proposera un simulateur de vol en hélicoptère au Salon du Bourget 2019

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Un des 36 hélicoptères rouge et blanc d'HeliDax sur le tarmac de l'EALAT.
Un des 36 hélicoptères rouge et blanc d'HeliDax sur le tarmac de l'EALAT. (Crédits : HeliDax)
Fabriqué à partir de l’épave d’un hélicoptère crashé, le simulateur de vol d’HeliDax sera l'une des attractions du prochain Salon du Bourget. Cette entreprise landaise atypique, spécialisée dans le maintien en conditions opérationnelles des appareils servant à la formation des futurs pilotes d’hélicoptères, accélère sa diversification à l’étranger et fête ce jeudi 13 décembre son 10e anniversaire.

Spécialisée dans la gestion et le maintien en conditions opérationnelles d'un parc d'hélicoptères Colibri EC-120 d'Airbus spécialement customisés pour la formation des futurs pilotes, la société HeliDax, à Dax (Landes), va innover lors de l'édition 2019 du Salon international de l'aéronautique et de l'espace, qui se tiendra au Bourget du 17 au 23 juin prochains.

"Chaque année nous présentons au Bourget un hélico statique dans lequel peuvent monter les curieux. Mais comme il est statique, cet hélicoptère frustre les visiteurs, qui aimeraient bien voler avec. C'est une des raisons pour lesquelles nous finissons de mettre au point un simulateur de vol d'hélicoptère, à partir de la carcasse d'un appareil qui s'est écrasé" rembobine Jean-Jacques Chesneau, directeur général adjoint d'HeliDax.

Ce simulateur, l'entreprise dacquoise y travaille dessus en temps masqué depuis un an et demi. Il sera ensuite utilisé à des fins pédagogiques, notamment au bénéfice des élèves du lycée technique de Peyrehorade (Landes) ou des étudiants en licence professionnelle maintenance aéronautique de l'IMA (Ingénierie maintenance systèmes aéronautique et transports) Bordeaux. "Il s'agit d'une activité non lucrative" souligne le directeur général adjoint.

Des actionnaires français et britannique

La société HeliDax, qui emploie 72 salariés et compte 50 stagiaires, fête ce 13 décembre 2018 son dixième anniversaire. Elle est portée par deux actionnaires, qui contrôlent 50 % du capital chacun : Défense Conseil International (DCI), à Paris, spécialiste du transfert de technologies militaires françaises vers des pays amis, et Babcock, à Londres, société d'ingénierie impliquée dans de grands projets relevant aussi bien de la construction navale que nucléaire ou encore de l'aviation.

HeliDax est née, dans le cadre d'un partenariat public-privé, de l'externalisation des moyens matériels engagés par l'Ecole de l'aviation légère de l'armée de terre (EALAT), à Dax, dans la formation des futurs pilotes d'hélicoptères. C'est ainsi qu'HeliDax possède une importante flotte d'appareils, composée de 36 hélicoptères mis au service de la formation inter-arme des futurs pilotes issus des armées de Terre, de l'Air, de la Marine, mais aussi de la gendarmerie nationale et des forces armées belges. L'entreprise assure 22.000 heures de vol par an.

HeliDax Tarmac

Vue du parc d'hélicoptères d'HeliDax (crédits HeliDax)

Plus de 90 % de taux de disponibilité : un record

"Nous amenons tous les matériels nécessaires à la formation des futurs pilotes. Mais nous ne nous occupons pas de la formation inter-arme proprement-dite, qui est réalisée par les instructeurs militaires. Nous sommes hébergés sur le site de l'EALAT, où nous disposons d'un hangar de 15.000 m2 et nous louons nos hélicoptères à l'armée pour les formations" résume Jean-Jacques Chesneau, lui-même ancien militaire pilote d'hélicoptères.

HeliDax va bien plus loin que la simple location d'appareils. L'entreprise assure la maintenance de l'ensemble de ses 36 hélicoptères, garantissant ainsi leur maintien en conditions opérationnelles, mais effectue aussi un énorme travail de customisation des machines.

"Notre flotte est composée de Colibri EC-120 d'Airbus. Des appareils civils que nous enrichissons dans nos ateliers en les dotant d'un pilote automatique, de deux écrans digitaux et d'un dispositif de vol avec vision nocturne. Nous détenons 13 certifications à l'échelle européenne et mondiale, ce qui fait de nos hélicoptères des appareils uniques en leur genre. Grâce à notre intervention ces appareils ont un taux de disponibilité de plus de 90 %, ce qui est un vrai record ! J'en ai toujours 30 à 32 prêts à décoller", déroule Jean-Jacques Chesneau.

HeliDax intervient aussi en Norvège ou en Italie

Liée par contrat et pour une durée de 22 ans avec le ministère de la Défense, la société HeliDax est toutefois autorisée à travailler pour des tiers. C'est ainsi que cette PME très atypique intervient sur la maintenance des moteurs de Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca, à Bordes en Pyrénées-Atlantiques - NDLR). Mais elle a également customisé des appareils pour des clients situés en Norvège, Suisse et Italie.

"Nous avons expertisés ces hélicoptères sur place, en conseillant les clients sur la marche à suivre, avant de les customiser pour permettre à ces clients de lancer à leur tour des formations de futurs pilotes. Ce ne sont pas des concurrents puisque nous ne nous occupons que de la maintenance. Je précise en outre qu'une partie des revenus dégagés par cette activité est reversée à l'Etat" éclaire le patron opérationnel d'HeliDax.

Installée sur une niche pleine d'avenir, la société landaise, dont l'effectif est passé de 58 à 72 salariés entre 2014 et 2018, connaît un fort développement qui devrait continuer à s'intensifier.

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