Aerocampus Aquitaine et l'Institut aéronautique et spatial veulent fusionner

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L'Aérocampus forme essentiellement des techniciens. La reprise de l'IAS pourrait lui permettre d'étendre sa palette de formations
L'Aérocampus forme essentiellement des techniciens. La reprise de l'IAS pourrait lui permettre d'étendre sa palette de formations (Crédits : Aérocampus Aquitaine -DR)
Les deux structures, respectivement basées près de Bordeaux et à Toulouse, annoncent "une étude détaillée de rapprochement". Aerocampus Aquitaine et l'Institut aéronautique et spatial fusionneraient et donneraient naissance à un acteur encore plus complet dans la formation des personnels de la filière industrielle aéronautique et spatiale.

Proposer "une offre étendue de formation spécifique à l'international, au bénéfice de l'ensemble de l'industrie aéronautique et spatiale française" : tel est l'objectif d'Aerocampus Aquitaine et de l'Institut aéronautique et spatial. Le premier (90 emplois pour un chiffre d'affaires dépassant les 10 millions d'euros), installé à Latresne près de Bordeaux, propose aujourd'hui des formations tous niveaux et tous publics avec de la formation initiale, du bac pro au BTS, par voie scolaire ou apprentissage, ainsi que de la formation continue en maintenance aéronautique. Son installation sur 26 hectares lui permet également d'accueillir des colloques, séminaires, événements professionnels... grâce à ses capacités réceptives.

De son côté, l'Institut aéronautique et spatial est basé à Toulouse. Créée en janvier 1980, il se définit comme "l'agence de formation continue à l'international de la filière aéronautique et spatiale française" via de la formation continue "en direction de professionnels étrangers du secteur, identifiés comme les partenaires, clients, prospects ou encore fournisseurs des industriels français". Dit autrement, on pourrait parler d'un outil de "soft power" pour la filière hexagonale qui forme ainsi des salariés d'entreprises étrangères sensibles à ses méthodes et à ses sensibilités.

Les deux parties ont annoncé ce lundi matin dans un communiqué commun qu'elles venaient de décider « d'entrer dans une étude détaillée de rapprochement ». L'adossement de l'IAS permettant "aux deux associations d'élargir leur offre de formation". A terme, les deux entités fusionneraient.

"L'Institut aéronautique et spatial est une émanation du Gifas", le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, explique Jérôme Verschave, directeur général d'Aerocampus Aquitaine. "Cette école forme des salariés à des niveaux master via des programmes sur-mesure, à la carte. Leur équipe de 13 personnes fait donc essentiellement de l'ingénierie de parcours de formation. Un adossement nous permettrait de proposer une offre plus complète alors que pour notre part, nous formons essentiellement des techniciens. Un rapprochement des deux associations nous permettrait aussi de nous installer à Toulouse. Les besoins y sont importants et tout le monde ne peut pas venir jusqu'à Bordeaux. L'idée d'un rapprochement est venue assez naturellement puisqu'Aerocampus est la seule école membre du Gifas."

La prochaine assemblée générale d'Aerocampus Aquitaine aura lieu en juin 2019. D'ici là, les travaux préparatoires auront bien avancés. La reprise de l'IAS pourrait intervenir début 2020.

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