Girondins de Bordeaux : vers un 3e repreneur associant entrepreneurs et supporters

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Porté par Elie Semon, ce 3e projet de reprise des Gironds de Bordeaux veut s'appuyer sur la participation financière de 30.000 à 50.000 supporters.
Porté par Elie Semon, ce 3e projet de reprise des Gironds de Bordeaux veut s'appuyer sur la participation financière de 30.000 à 50.000 supporters. (Crédits : Agence APPA)
Un groupe d'entrepreneurs "locaux" va présenter un plan "démocratique" de reprise des Girondins de Bordeaux en proposant également aux supporteurs et fans de devenir actionnaires du club à travers une plateforme de finance numérique, a indiqué à l'AFP le porteur du projet.

Il s'agit d'une troisième piste dans le dossier de reprise des Girondins de Bordeaux alors que vendredi la mairie de Bordeaux a annoncé être en contact avec deux entrepreneurs, Pascal Rigo et Bruno Fievet, originaires ou avec des attaches girondines.

Le projet est porté par Elie Simon, à la tête d'un groupe de FinTech, secteur qui utilise la technologie pour améliorer les services bancaires et financiers. Agé de 61 ans, c'est un natif de Pau, qui a fait ses études à Bordeaux.

Pour commencer, l'entrepreneur basé à Genève, en Suisse, veut mobiliser autour de lui une "dizaine" d'investisseurs "privés", des "entreprises locales" pour "assurer l'ancrage du projet". "Nous sommes des gens de la tech, des passionnés de foot", a-t-il résumé, sans plus de détails sur les noms des candidats. Mais dans un deuxième temps, l'entrepreneur entend aussi impliquer la communauté de "supporteurs" et de "citoyens-fans", "tous les gens qui aiment les Girondins", dans l'actionnariat.

Concrètement, cette communauté identifiée de "30.000 à 50.000 personnes" selon lui souscriraient des actions numériques, des "tokens" (jetons), émis sur une plateforme d'actionnariat participatif numérique, Equisafe, basée à Paris. A terme, l'actionnariat serait élargi avec une "opération de cotation publique sur l'Europe", à destination de particuliers ou sociétés "intéressés par la tech, le foot".

Elie Simon assure soutenir un "projet démocratique".

"La gouvernance sera décidée par l'actionnariat. Le modèle actuel du football est archaïque et féodal. Notre but est de proposer une nouvelle force de frappe, en intégrant Bordeaux dans cette nouvelle dynamique de démocratisation de la finance", a-t-il déclaré.

Bordeaux (16e de L1), qui doit accueillir Rennes dimanche, a annoncé jeudi que son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement américain King Street, ne souhaitait plus soutenir et financer le club. Placé sous la protection du tribunal de commerce de Bordeaux, le club est désormais assisté par un mandataire ad hoc dans sa recherche d'une solution durable. Ce projet lui sera présenté "dans la semaine", selon Elie Simon.

Lire aussi : Girondins de Bordeaux : pourquoi le club a choisi le mandat ad hoc

L'homme d'affaires François Pinault, propriétaire du Château Latour, avait appelé lundi ses "collègues propriétaires de grands crus bordelais" à se rassembler pour un projet de reprise des Girondins, une initiative accueillie fraichement par l'Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB).

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