"Et c'est reparti (mais vraiment ? ) "

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(Crédits : ArianeGroup)
THE SHOW MUST GO ON ! Après avoir chroniqué quotidiennement les deux mois de confinement dans nos colonnes, vous retrouverez, chaque jeudi dans La Tribune, le point de vue de l’entrepreneur bordelais Guillaume-Olivier Doré sur cette délicate phase de déconfinement et de redémarrage progressif de l'économie.

5.000 points ! Le premier indicateur de la reprise, l'indice phare de la Bourse parisienne, le CAC 40, vient de remonter en flèche en quelques jours. Un incroyable scénario que personne n'osait espérer dans ce fameux nouveau monde que nous appelions de nos vœux.

La France étant ce qu'elle est, il aura finalement suffi d'ouvrir les lieux de sociabilisation, bars et restaurants, pour que l'optimisme regagne les cœurs des forces vives de la Nation. La perspective de pouvoir profiter aussi de congés qui permettront à chacun de s'aérer, et même de continuer à travailler à distance, donne une perspective positive aux salariés confinés depuis plus de deux mois.

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Les messages positifs se poursuivent avec des initiatives en place pour intensifier la relance. D'abord la création par notre fonds souverain national, la Bpifrance, de la première génération de "Lac d'Argent" (mais qui donc a trouvé ce nom ?) : 10 milliards d'euros (tout de même) destinés à soutenir les fleurons industriels français, cotés en Bourse ou non. A ce stade plus personne ne doute désormais du fait que l'ex Fonds stratégique d'investissement (FSI) a désormais sa place dans la liste des fonds souverains internationaux.

De l'autre côté de la chaîne, les banques se voient confier des allocations de micro-crédit de soutien au commerce et aux secteurs sinistrés : le redynamisation de l'économie de proximité, celle qui nous a tous permis de vivre en vase clos, est devenue indispensable.

Enfin, les grands institutionnels, assureurs et banques, ont bien compris que c'est leur tour de contribuer. A l'exemple d'Axa, qui confie 500 millions d'euros à l'investisseur européen Capza pour soutenir les ETI du territoire. Les projets se multiplient : comme celui de la banque BNP Paribas, soutenu par la Fédération bancaire française, de créer un fonds de 15 à 20 milliards d'euros pour renforcer les fonds propres de toutes les TPE, PME et ETI française en Prêt participatif avec support de l'État (des fonds propres pas cher en quelque sorte). Ou celui de France Invest de créer un fonds de 4 milliards d'euros avec la contribution des assureurs pour irriguer localement ETI et PME des grandes régions françaises.

Ajoutons à cela les messages politiques positifs et on se met à espérer que la reprise va suivre la courbe de croissance exponentielle des plus belle startups de l'ancien monde !

En tout état de cause, les effort fournis sont immenses et les moyens déployés envoient des ondes positives aux entreprises. Et c'est ce qui importe : la confiance est le facteur clef : confiance dans la mise à disposition de ressources financières, confiance dans les équipes, confiance dans la capacité de rebond. N'oublions pas au passage d'irriguer aussi notre système de santé et ses travailleurs, qui l'auront bien mérité.

"On est jamais à l'abri du succès", dit l'adage. Faisons le pari que les 12 points de PIB perdus en 10 semaines (seulement !) peuvent se regagner, avec les entrepreneurs, en quelques mois. J'en connais pas mal (dont moi) qui ont envie d'y croire. Et vous ?

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Commentaires
a écrit le 04/06/2020 à 17:16 :
Oula... 12 points de PIB perdu qui seraient retrouvés comme par magie avec probablement 5 à 10% d'entreprises en moins .et une part de chomeurs sous consommant forcemment, ..ca voudrait dire une courbe de reprise en "J" c'est à dire qu'on explose les anciens niveaux de PIB à la hausse...yahoo
Vous avez raison, "faut y croire ", mais surtout ne pas avoir de notion d'économie, comme le font les traders qui continuent à surtout anticiper les aides plus que les résultats réels de l'économie. Et comment remboursera t on nos dettes ...No lo sé.

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