Bordeaux Métropole : le fonds d'urgence pour 9.000 TPE accessible dès le 11 mai

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La CCI Bordeaux Gironde, la Chambre de métiers et d'artisanat et la Chambre d'agriculture instruiront les demandes d'aides déposées par les entreprises.
La CCI Bordeaux Gironde, la Chambre de métiers et d'artisanat et la Chambre d'agriculture instruiront les demandes d'aides déposées par les entreprises. (Crédits : Thibaud Moritz / Agence APPA)
Le fonds d'urgence de 15,2 M€ prévu par Bordeaux Métropole sera accessible aux entreprises de un à cinq salariés le jour du déconfinement, lundi 11 mai. En lien avec les chambres consulaires départementales, le traitement des dossiers est annoncé comme souple et rapide avec des contrôles a posteriori. Objectif : verser les aides de 1.500 à 2.500 € dès le 20 mai. Environ 9.000 TPE du territoire devraient être éligibles.

Annoncé le 16 avril dernier puis voté dans la foulée, le fonds d'urgence pour les petites entreprises et les associations de Bordeaux Métropole entre dans sa phase opérationnelle. Doté de 15,2 M€ pour les TPE et de 500.000 € pour les associations, il sera accessible à partir du lundi 11 mai. Les demandes d'aides seront instruites par les services de la CCI Bordeaux Gironde, de la Chambre de métiers et de l'artisanat et la Chambre d'agriculture avant d'être transmises à la Métropole.

Un délai de huit à dix jours

"Dès lundi matin, nous aurons déjà des dossiers pré-remplis prêt à instruire. Ce sont des dossiers simples à remplir, principalement sur la base de déclarations sur l'honneur, que nous vérifions avant de transmettre la liste des entreprises éligibles à la métropole qui procèdera au versement des aides", précise Patrick Seguin, le président de la CCI départementale, qui ajoute : "il faut aller vite parce qu'il y a une forte attente et un réel besoin de ces aides pour les TPE pour qui 1.500 € c'est une somme importante dans la situation actuelle."

Même détermination à avancer rapidement du côté de la Métropole : "Je souhaite, et je le dis de manière très appuyée, que les fonds soient versés aux entreprises entre huit et dix jours après la validation en privilégiant plutôt des contrôles a posteriori par sondage que des contrôles a priori. Huit à dix jours, c'est un engagement que nous prenons !", assure ainsi Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole.

Concrètement, le fonds de 15,2 M€ est constitué de deux enveloppes distinctes mais cumulatives :

  • 11 M€ pour une subvention forfaitaire à toute entreprise justifiant d'une interdiction d'accueil du public liée au coronavirus et/ou d'une perte de chiffre d'affaires de 40 % en mars 2020 par rapport à mars 2018 (année de référence pertinente pour l'activité des commerces avant le mouvement des gilets jaunes). Si la création a lieu après mars 2018, la référence se fera sur le chiffre d'affaires du 1er décembre 2019 au 29 février 2020. Une déclaration sur l'honneur du dirigeant d'entreprise suffira.
  • 4,2 M€ pour un "bonus emploi" jusqu'à 1.000 € complémentaire à l'aide forfaitaire pour les entreprises d'au moins trois équivalents temps plein (ETP) dont le dirigeant.

Les détails des critères sont consultables ici.

Lire aussi : Bordeaux Métropole : les aides aux entreprises et associations en un coup d'oeil

9.000 TPE concernées

Le nombre d'entreprises concernées par ces critères est estimé par Bordeaux Métropole à environ 9.000, dont une centaine d'exploitations agricoles. "On dénombre un peu plus de 15.000 entreprises de un à cinq salariés sur le territoire métropolitain. On estime que 75 % d'entre elles pourraient faire une demande, peut-être davantage, et que 75 % des demandes devraient être éligibles. Ce qui aboutit à environ 9.000 entreprises concernées par le dispositif", détaille Nicolas Florian. Mais pour le maire de Bordeaux et vice-président de la Métropole, ces montants ne sont pas figés : "On corrigera le fonds à la hausse si cela s'avère nécessaire au regard du nombre d'entreprises éligibles et, à l'inverse, on redéploiera, sous la forme d'une aide renforcée, le reliquat du fonds d'urgence s'il y en a un."

A moyen terme, Nicolas Florian confirme que la Métropole et les instances consulaires travaillent à un "plan de relance de l'activité économique sur notre territoire, notamment par un effort pour localiser ou relocaliser les marchés publics et par des soutiens spécifiques aux principales filières du territoire." Il s'agit notamment du tourisme et de l'hébergement-restauration, de la filière vin et du secteur aéronautique, que ce soit sur la maintenance ou la construction. Le vice-président de la Métropole qui assure qu'il sera "le chantre de la relocalisation", évoque également le développement sur l'emprise de l'ancienne usine Ford, à Blanquefort, "d'un pôle d'activités vertueuses en matière de transition énergétique et écologique".

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