Francofolies, Garorock, Fêtes de Bayonne... des outils marketing et économiques considérables (5/8)

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La 35e édition des Francofolies se tient en ce moment à La Rochelle
La 35e édition des Francofolies se tient en ce moment à La Rochelle (Crédits : François Bidaux)
Les villes de Bayonne, Dax, Marmande ou encore La Rochelle connaissent chaque année des semaines de forte fréquentation dû aux événements culturels qu'elles reçoivent chaque été. Ces fêtes et festivals attirent des milliers de touristes, contribuant à valoriser l'image et l'économie locale de ces zones rurales. Voici le 5e volet de notre dossier sur les mutations du tourisme en Nouvelle-Aquitaine.

Dans le cas des Francofolies, La Rochelle a accueilli en 2018 plus du double de sa population habituelle, 75.691 habitants, soit un total de 155.000 festivaliers. La 35e édition se tient en ce moment, jusqu'au 14 juillet. Ce pic touristique profite notamment au secteur de la restauration, aux bars et aux hébergements. Bien que le festival génère des bénéfices pour l'image et l'économie de La Rochelle, les autres activités touristiques du territoire lui permettent de ne pas dépendre uniquement de cet événement. Grâce à son emplacement géographique en bord d'océan, sa fréquentation touristique se suffit en fait à elle-même : "Même si Les Francofolies est un festival qui sait attirer son public, les hôtels sont déjà complets durant la période de juin à septembre", résume l'office du tourisme de la ville. "C'est toujours un moment important pour les artistes qu'y produisent notamment pour ceux qui font leurs 1ères Francofolies. Le festival sera une étape décisive dans leur carrière", assure Gérard Pont, son directeur qui ne dévoile toutefois pas le budget de l'événement. La Ville lui accorde pour sa part 700.000 euros d'aides directes et indirectes. "Un chiffre stable. On n'a pas l'intention de baisser", assure le maire Jean-François Fountaine. "C'est un élément d'image et d'attractivité supplémentaire pour notre territoire qui vit déjà du tourisme."

A Bayonne, la fréquentation explose lors des fêtes du même nom, passant de 53.528 habitants à près d'un million de personnes. C'est l'un des évènements drainant le plus d'affluence en France et il s'avère très profitable économiquement, en particulier pour les secteurs de l'hébergement, de la restauration et même du prêt-à-porter. "Je suis convaincu que plus de 70 % des bars et des restaurants ont besoin des fêtes de Bayonne dans leurs bilans. Néanmoins tout est relatif. Les commerces plus traditionnels souffrent, certains se retrouvent même obligés de fermer temporairement" compte-tenu de l'afflux difficilement maîtrisable et des difficultés occasionnées, affirme Yves Ugalde, adjoint à la culture de la ville de Bayonne.

De manière général, ces événements culturels restent des aubaines pour les territoires concernés, sur le plan économique et en termes d'attractivité. Dans le cas des communes qui ne disposent pas d'atouts touristiques majeurs, la tenue d'événements culturels de grande ampleur permet de valoriser leur image, notamment auprès du jeune public. C'est notamment le cas du festival de musique Garorock à Marmande. La ville du Lot-et-Garonne compte 17.342 habitants en 2019 et attend chaque année "165.000 à 180.000 festivaliers, ça peut changer selon la météo" affirme le directeur du festival, Ludovic Larbodie. Événement musical attirant surtout un jeune public, il rehausse ainsi l'image de cette ville rurale : "En termes d'identité, Garorock c'est le top cadeau que la jeunesse pouvait nous faire", confirme le maire de Marmande, Daniel Benquet. Garorock a surtout des retombées économiques non négligeables pour la commune : "Chaque festivalier dépense en moyenne 30 à 60 € que l'on peut multiplier par les 180.000 visiteurs potentiels de cette année. Il s'agit d'un vrai levier de développement économique sur un secteur d'activité qui est en train de se développer" confie le maire de la commune. Ici, le festival musical détient une place centrale dans la vie économique et touristique de Marmande qui a choisi de développer une partie de ses activités autour de lui. La dernière édition, il y a quelques semaine, a réuni 160.000 festivaliers.

Cet article est le 5e volet de notre enquête sur les mutations du tourisme parue en kiosques dans l'Edition Bordeaux de l'hebdomadaire La Tribune. Vous pouvez vous abonner ici. A lire aussi :

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