A Bordeaux l’hydrolienne H3 fait mieux que prévu

Mise au point par la société bordelaise Hydrotube, l’hydrolienne H3 a passé l’été et les tests dans l’eau de la Garonne. Ces premières performances en conditions réelles sont meilleures que sur le papier et donc porteuses d’espoirs.
L'hydrolienne H3 d'Hydrotube Energie lors des tests réalisés sur la Garonne, près du pont d'Aquitaine à Bordeaux
L'hydrolienne H3 d'Hydrotube Energie lors des tests réalisés sur la Garonne, près du pont d'Aquitaine à Bordeaux (Crédits : Hydrotube Energie)

Les ingénieurs de société Hydrotube Energie ne sont pas peu fiers. Après deux mois de mise au point dans les conditions réelles de fonctionnement de leur hydrolienne H3, ces derniers doivent se rendre à l'évidence : les performances réelles de ce prototype sont meilleures que celles qui étaient prévues par le bureau d'études.

"La courbe de production théorique est légèrement en-dessous de la courbe de production constatée depuis l'immersion de H3", assure Samuel Lauret, d'Hydrotube Energie.

La société et ses partenaires que sont CNB (Construction navale Bordeaux, filiale de Beneteau) et Balineau, filiale du groupe Vinci, attendaient une puissance de production située entre 5 et 20 kW. La première hydrolienne installée dans la Garonne a fait mieux puisqu'elle atteint cette puissance maximale avec un courant de 2 mètres par seconde. Désormais, Hydrotube Energie peut donc espérer produire entre 60 et 80 kW sur les fleuves puissants situés un peu partout dans le monde.

En attendant Seenoeh et la version beta

Et ce n'est qu'un début.

"Nous attendons toujours l'ouverture du site d'essai bordelais Seeneoh, explique Samuel Lauret. Nous pensons que cela sera fait au premier semestre 2016. Ce site d'essai devrait nous permettre d'affiner les performances de notre modèle d'hydrolienne. On sait après plusieurs mois d'immersion qu'elle est très résistante, peu bruyante puisqu'on ne l'entend pas à 20 m en étant sous le vent. Maintenant nous souhaitons voir comment les poissons passent au travers et surtout, dans le site d'essai Seeneoh, nous allons pouvoir la raccorder au réseau d'ErDF et profiter de ce site pour mettre à l'eau et tester une version beta d'une nouvelle turbine, pour laquelle nous sommes en plein dépôt de brevet. C'est à partir de cette version-là que nous pourrons envisager la production en présérie puis l'industrialisation, en Aquitaine, de nos hydroliennes."

Certains pays africains très intéressés

 Autant dire que l'ouverture du centre d'essais Seeneoh, projet qui nécessite 2 M€ financés en grande partie (65%) par l'Etat, fait partie des moments attendus par Hydrotube Energie. Pour cette société, qui est soutenue financièrement par le Conseil régional d'Aquitaine depuis sa création en 2009, le temps presse. En effet, les demandes d'installations de sa turbine hydraulique affluent, principalement d'Afrique, ou le débit de certains grands fleuves et les matériaux simples de la technologie Hydrotube peuvent laisser espérer une production d'énergie à un prix ultra compétitif. Le Congo et la Côte d'Ivoire seraient dans les starting-blocks.

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Commentaires 2
à écrit le 21/10/2015 à 22:19
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Les pros nucléaire vont serrer les fesses 😊

le 22/10/2015 à 11:39
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Tu compares une centrale a un système qui produit entre 60 et 80 KW Tu peux aussi démanteler les centrales et prendre des piles à la place

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