Bordeaux Métropole développe une nouvelle centrale solaire sur une ancienne décharge

Bordeaux Métropole continue à recycler de vastes espaces rendus impropres à toute activité généralement pour cause de pollution des sols. C'est ainsi que des centrales solaires continuent à pousser dans la Métropole, celle portée par JPEE à Pessac est la troisième mise en chantier par le groupe normand.
Le chantier de la centrale solaire du Bourgailh, à Pessac
Le chantier de la centrale solaire du Bourgailh, à Pessac (Crédits : JPEE)

Producteur indépendant d'énergie renouvelable, le groupe JP Energie Environnement (JPEE), à Caen (Normandie), qui emploie 120 salariés, a mis en chantier sa troisième centrale solaire à Bordeaux Métropole, dans la ville de Pessac et plus précisément sur l'ancienne décharge du Bourgailh. En mai dernier, JPEE a inauguré la plus vaste centrale solaire urbaine d'Europe, qui s'étend sur 60 hectares sur l'ancienne décharge de Labarde, au nord de Bordeaux, où des moutons ont été mis à paître.

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"La décharge du Bourgailh couvre 26 hectares. La centrale solaire ne va occuper que les six hectares de la partie sommitale du dôme de ce site, qui est entouré de petites collines. Le chantier a démarré au printemps et le coulage des fondations, qui sont les mêmes que celles du site de Labarde, a eu lieu en juillet dernier. Nous sommes actuellement en train de monter les structures pour déployer les modules. La centrale solaire sera achevée fin janvier ou début février 2023", éclaire pour La Tribune Théo Bon, chez de projet à JPEE.

Valoriser de sites urbains impropres à toute actvité

Cette nouvelle installation située à l'ouest de la Métropole va déployer 10.000 panneaux photovoltaïques qui produiront annuellement 6.250 MWh d'électricité, permettant d'économiser 240 tonnes de dioxyde de carbone. Tout en assurant l'alimentation en électricité verte de près de 2.500 foyers.

"Notre spécificité aujourd'hui est de transformer et valoriser des sites fermés et jugés impropres à toute activité pour réaliser des projets qui s'inscrivent pleinement dans les objectifs de la transition énergétique", précise Xavier Nass, directeur général de JPEE.

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L'ancienne décharge du Bourgailh, exploitée par Bordeaux Métropole de 1980 à 1991, est classée ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) et de ce fait considérée comme non constructible. La centrale solaire de Pessac, qui sera exploitée par JPEE pendant 30 ans, devrait générer annuellement 19.000 euros de retombées financières pour les collectivités.

Un projet plusieurs fois retardé

"Cette centrale solaire représente un investissement de l'ordre de quatre millions d'euros, qui est porté par la société de projet Soleia 36, dont JPEE détient 51 % du capital et la Banque des Territoires, qui nous accompagne, les 49 % restant. La société de projet finance ainsi 20 % de l'opération, le solde, soit les 80 % restants, étant amené par les banques" détaille Théo Bon.

Ce dernier souligne que ce projet du Bourgailh a été lancé avant celui de la centrale de Labarde mais qu'il a été retardé à cause de la modification du PLU (plan local d'urbanisme) nécessaire à sa construction, puis de l'annulation à deux reprises de l'enquête d'utilité publique : une première fois à cause de la crise du Covid-19 et une deuxième pour cause d'élections... JPEE a également une autre centrale solaire en cours de développement à Bordeaux Métropole sur le territoire de la ville de Blanquefort, sur une ancienne gravière.

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Commentaire 1
à écrit le 01/12/2022 à 10:10
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Une bonne idée permettant de protéger des sols meurtris. IL faudrait également localiser els fermes témoins agro-industrielles qui ont tué leurs terres et bien souvents leurs gariculteurs faisant que rien ne peut y pousser depusi des décennies mainte...

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