Nouvelle-Aquitaine : les dossiers de rentrée d'Alain Rousset

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Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine (Crédits : Objectif Aquitaine / Mikaël Lozano)
Le président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a fait le point hier sur les dossiers en cours. Harmonisation de la nouvelle région, enseignement supérieur, attractivité... Revue de détail des principaux dossiers en cours.

Le nom de la nouvelle région

Cela reste à confirmer mais selon Alain Rousset, le Conseil d'Etat aurait validé le nom de Nouvelle-Aquitaine choisi à l'issue de la fusion régionale de l'Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes. Un bon pas de franchi vers l'adoption définitive de cette appellation. Dans l'immédiat, sera lancé prochainement un appel à proposition sur lequel pourront plancher les agences de communication mais aussi les élèves des Beaux-Arts afin de concevoir le logo et le blason de la nouvelle entité territoriale.

La fusion régionale et le retour de la Datar

"Tout n'est pas harmonisé mais la fusion avance et la machine roule", affirme le président socialiste. Le territoire devrait être découpé en pays, entre 30 et 40. "L'objectif est de redonner à chaque territoire une attractivité et une espérance", poursuit Alain Rousset, qui va recréer l'équivalent d'une Datar régionale, l'ex-direction de l'aménagement du territoire et de l'attractivité. Estimant que "les métropoles ne diffusent pas, elles attirent", Alain Rousset craint que l'émergence de ces dernières ne siphonnent les forces vives de zones plus enclavées : "C'est important de trouver des leviers pour le Bergeracois, la Creuse, le Fumélois... pour qu'ils soient attractifs autour d'atouts spécifiques."
Cette néo-Datar sera structurée autour de deux pôles, intelligence territoriale et ingénierie, et travaillera notamment en lien étroit avec le monde universitaire, souvent tenu à l'écart de ce type de travaux. On devrait en savoir plus "d'ici quelques semaines" sur cette structure munie d'un conseil d'orientation.

Un bonus pour le CPER

Le Contrat de plan Etat-Région se voit doté d'une enveloppe budgétaire supplémentaire de crédits d'Etat de 27 M€, abondée à hauteur de 12 M€ par la Nouvelle-Aquitaine. Cet apport permettra d'avancer sur plusieurs sujets dont l'aménagement de la RN 141 reliant Angoulême à Limoges, ainsi que la modernisation de la ligne ferroviaire Nantes - Bordeaux. Cette dernière en a bien besoin, l'objectif étant de passer de 5 à 4 heures de temps de trajet entre les deux capitales régionales.

Des tiraillements universitaires

Ce n'est pas un secret, le nouveau découpage régional n'est pas cohérent avec le périmètre des Communautés d'universités (Comue). Comme l'indiquait cet été le président de la Comue d'Aquitaine Vincent Hoffman-Martinot, les universités de La Rochelle, Limoges et Poitiers font pour l'heure partie de la Comue Léonard de Vinci, avec Orléans et Tours. Pour l'instant seule La Rochelle prépare activement son ralliement à la Comue d'Aquitaine. "Sur le plan universitaire, il y a des tiraillements, acquiesce Alain Rousset. Il ne s'agit pas de remettre en cause les choix mais, petit un, il nous faut une conférence universitaire à l'échelle de la grande région, et petit deux, il nous faut élaborer ensemble la stratégie de recherche sur ce même périmètre. La convergence démarre maintenant avec des appels à projet et manifestations d'intérêt communs."

Pour une agriculture innovante

"Passer d'une agriculture de compensation à une agriculture d'innovation, durable et qui gagne de l'argent." Le message est clair : Alain Rousset veut capitaliser sur les atouts de la Nouvelle-Aquitaine, plus grande région agricole de France, et pousser plus loin en matière d'innovation. Sa feuille de route : "Aller vers une qualité encore meilleure. Les IGP et AOC sont déjà nombreuses mais on n'en a jamais assez. Il faut aussi maîtriser les cycles de production." Le président du Conseil régional fait ici référence à la crise Lactalis, dont le patron est "un capitaliste pur et dur".

Pour des TER fiables

Alain Rousset n'a pas manqué de mettre un coup de pression à la SNCF, coupable de laisser la qualité de service des TER "dans une situation très critique depuis plusieurs mois". La direction régionale de l'opération a présenté cet été un plan de relance TER destiné à redresser la barre. Il faudra qu'il soit suivi d'effets sans quoi le président du Conseil régional promet qu'il considèrera tous les dossiers qui lui parviendront dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire.

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